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    [Alerte] Nuage radioactif

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    Alter Egaux

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    Re: [Alerte] Nuage radioactif

    Message  Alter Egaux le Jeu 23 Juin - 7:52

    Voici une courbe alors que l'on annonce la prolongation à 40 ans de Fessenheim, du démantèlement dû au vieillissement des centrales nucléaires françaises.
    Les deux premiers réacteurs à arrêter serait donc effectivement Fessenheim en 2017, mais c'est 2020 et 2021 qui font mal avec pas moins de 15 réacteurs atteignant leurs 40 ans.
    Le dernier des réacteurs actuels à fermer au bout de 40 ans seraient en théorie Civaux-2 en 2039.
    Bien entendu, en considérant que le Peak Oil sera sur sa pente descendante (déplétion), et que nous n'auront pas eu d'accident "significatif".
    La France vit à crédit son énergie.



    Dernière édition par Alter Egaux le Jeu 23 Juin - 13:22, édité 1 fois
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    Ninon74

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    Re: [Alerte] Nuage radioactif

    Message  Ninon74 le Jeu 23 Juin - 10:41

    Merci Alter Egaux. Wink

    Fessenheim, contamination totale du Rhin en cas de problème

    La centrale nucléaire de Fessenheim devrait être prolongée de dix ans

    LEMONDE.FR avec Reuters et AFP | 23.06.11 | 08h12

    L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) devrait autoriser EDF à poursuivre l'exploitation, pour une durée de dix ans, du réacteur 1 de la centrale nucléaire de Fessenheim, en Alsace, le plus ancien du pays, rapporte jeudi 23 juin Le Figaro.

    Selon le journal, à l'issue de l'examen de passage des trente ans, qui s'est déroulé du 17 octobre 2009 au 24 mars 2010, un rapport d'experts a approuvé la prolongation pour dix ans du fonctionnement de ce réacteur mais a assorti cette autorisation d'un certain nombre de prescriptions techniques.

    Le Figaro ajoute que l'ASN n'a pas formellement statué le rapport. L'autorité devrait se prononcer d'ici à la fin du mois. Mais "chez EDF, on estime que Fessenheim présente les mêmes garanties — les générateurs de vapeur par exemple ont été changés — que Tricastin 1 qui a reçu l'autorisation d'opérer jusqu'à ses 40 ans", écrit le quotidien.

    RISQUE DE CONTAMINATION DU RHIN

    Le quotidien ajoute que la réévaluation de la sûreté de la centrale face à un événement grave vient de démarrer. Ses conclusions sont attendues pour novembre. Or poursuit le Figaro, "la cuve du réacteur no 1 de la centrale a été construite sur une dalle de béton, le radier, qui est, de l'aveu d'EDF, la plus mince du parc nucléaire. Et, à Fessenheim, le radier d'environ 1 mètre d'épaisseur contre 3 à 4 mètres à Fukushima, est situé juste au-dessus de la nappe phréatique du Rhin. En cas d'accident grave avec fusion même partielle du cœur radioactif, la dalle de béton pourrait être percée" et alors "le Rhin serait contaminé, jusqu'à Rotterdam", prévient une source gouvernementale. En cas de défaillance lors de ces tests de résistance, un scénario de fermeture de la centrale n'est pas exclu, poursuit cette personne.

    Début juin, l'ASN avait estimé que la centrale alsacienne avait connu en 2010 un fonctionnement "satisfaisant", dans "la moyenne du parc nucléaire français", lors d'une conférence de presse sur "l'état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en Alsace et en Lorraine en 2010". Mais des associations dénoncent la vétusté du complexe nucléaire, entré en service en 1977. Stop Fessenheim a ainsi lancé une pétition "Arrêter Fessenheim", signée par quelque 400 élus.

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/06/23/la-centrale-nucleaire-de-fessenheim-prolongee-de-dix-ans_1539565_3244.html#xtor=AL-32280308


    Russie : apparemment ils attendent que les centrales s'effondrent d'elles-mêmes

    Situation alarmante dans les centrales nucléaires russes

    Depuis l'accident de Fukushima, les rapports sur des complications survenues dans des centrales nucléaires se multiplient partout dans le monde. Le dernier en date, et non des moins alarmants, est une étude confidentielle sur l'état du parc nucléaire russe, présentée en secret au président Dmitri Medvedev par Rosatom, l'agence russe du nucléaire, le 9 juin, et divulguée par l'ONG norvégienne Bellona. Dans ce document de conclusion des stress tests effectués suite au tsunami japonais, l'agence nucléaire recense 31 failles sérieuses en termes de sécurité, du fait de déficiences de contrôle, d'entretien et de réparation, prouvant l'extrême vulnérabilité des onze centrales du pays en cas de catastrophe naturelle.



    Premier défaut majeur : les risques sismiques n'ont pas été pris en compte lors du choix des sites des centrales, souvent construites à l'époque soviétique. Et la plupart des réacteurs - sur les 32 opérationnels - ne sont pas prévus pour s'arrêter automatiquement en cas de séisme. Mais en réalité, les centrales russes pourraient ne pas avoir besoin de l'aide de Mère nature pour s'effondrer : du fait de leur âge avancé, les bâtiments abritant des réacteurs montrent "des signes d'affaissement et d'inclinaison progressifs", selon le rapport.

    Du côté des systèmes de refroidissement, équipements-clés des centrales nucléaires, la situation n'est guère plus rassurante. Ces mécanismes, ceux fonctionnant en circuit fermé comme ceux d'urgence, sont qualifiés de "déficients", du fait de délabrement des matériaux et de défauts de soudure. Les systèmes de contrôle des quantités d'hydrogène ne sont pas plus conformes aux réglementations internationales, indiquant que les réacteurs russes pourraient être sujets à des explosions similaires à celles qui ont ravagé les bâtiments des trois premiers réacteurs à Fukushima-Daiichi.

    Enfin, le rapport pointe un cruel manque de préparation du personnel de ces sites à différents scénarios d'accidents, comme des inondations, incendies, tempêtes ou séismes. Sans compter que Rosatom ne conserve pas de traces des anciens incidents et accidents, rendant ainsi impossible toute tentative d'amélioration de la sécurité et de prévision de nouveaux problèmes.

    Les centrales les plus préoccupantes sont celles de Leningrad et Kola, respectivement aux frontières finlandaises et norvégiennes. La première possède quatre réacteurs RMBK, de 1000 MW de puissance, les mêmes que celui de la centrale de Tchernobyl avant son explosion en 1986. Des réacteurs dont le rapport qualifie la conception de "gravement défaillante" et pouvant conduire à des accidents graves - en particulier, des problèmes avec les grappes de commande, nécessaires pour maintenir la réaction nucléaire sous contrôle. La seconde centrale, elle, fonctionne avec des réacteurs VVER, moins puissants (440 MW) mais plus âgés - deux d'entre eux ont ainsi vu leur durée de vie prolongée, il y a huit ans déjà.

    Dans ces centrales, le risque d'accident dû à des catastrophes naturelles n'est pas seulement théorique. Ainsi, déjà, en 1990, une importante tempête avait stoppé les systèmes électriques primaire et de secours de la centrale de Kola, forçant la Norvège à intervenir pour fournir d'énormes générateurs électriques et assurer ainsi le refroidissement des réacteurs. En 2006, une autre panne de courant avait mis en péril le refroidissement du combustible cette fois dans le complexe nucléaire Maïak.

    "Le rapport révèle des carences qui n'ont jamais été mentionnées publiquement, ni signalées internationalement", a estimé Ole Reistad, ingénieur à l'Institut norvégien de technologie et de l'énergie. Pour les scientifiques norvégiens, ce rapport pourrait ainsi signifier une amorce de changement dans l'attitude de la Russie, jusqu'alors plus encline à se livrer à la propagande en ce qui concerne la soi-disant "sécurité" de son parc nucléaire.


    http://ecologie.blog.lemonde.fr/2011/06/22/situation-alarmante-dans-les-centrales-nucleaires-russes/

    Plutôt inquiétant, ils jouent avec le feu. Suspect
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    Alter Egaux

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    Re: [Alerte] Nuage radioactif

    Message  Alter Egaux le Lun 27 Juin - 14:51

    Une carte des 2 centrales en alerte aux USA, suite aux inondations :


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    Ninon74

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    Re: [Alerte] Nuage radioactif

    Message  Ninon74 le Mer 29 Juin - 0:17

    Il semblerait que les médias français boycotte cette information Alter Egaux, qu'ils ne viennent pas dire qu'ils n'étaient pas au courant.

    USA: Une centrale nucléaire menacée par les crues du Missouri

    mardi 21 juin 2011 à 19h42

    Une centrale nucléaire américaine, celle de Fort Calhoun, située au nord de la ville d'Omaha est menacée par les eaux du fleuve Missouri, touché par une crue sans précédent depuis le 6 juin dernier.
    La centrale de Fort Calhoun.

    La centrale de Fort Calhoun. © http://www.oppd.com/AboutUs/22_002696

    C’est un scénario catastrophe qui fait revenir à l’esprit les heures sombres de Fukushima, la centrale nucléaire japonnaise touchée par le tsunami en mars dernier. Une centrale nucléaire américaine, celle de Fort Calhoun, située au nord de la ville d'Omaha dans le Nebraska est menacée par les eaux du fleuve Missouri, touché par une crue sans précédent depuis le 6 juin dernier.

    Selon Libération, le 7 juin, un incendie a détérioré un système électrique du dispositif de refroidissement de la piscine où se trouvent les combustibles. L'incendie a été éteint par les moyens automatiques de lutte contre le feu et les pompes ont été remises en service 90 minutes après l'incendie. La centrale s'est donc mise en alerte et a, comme elle en a l'obligation, déclaré cet accident à l'autorité de sûreté nucléaire américaine (la NRC, Nuclear Regulatory Commission).

    Les autorités et l'exploitant de la centrale tentent de rassurer la population en déclarant qu’il n’y a pas d'eau dans la centrale. Le porte-parole de la Commission de régulation nucléaire a déclaré dimanche que la rivière en crue "avait certainement affecté le site, mais que le réacteur était toujours au sec", selon le site de la RTBF. Par précaution, un monticule de terre a toutefois été construit autour de la centrale pour la protéger de la montée éventuelle des eaux.

    La centrale de 478 mégawatts avait été mise à l’arrêt le 9 avril dernier pour recharger du combustible, mais est restée fermée depuis en raison des inondations, selon le porte-parole d’Omaha Public Power District, l’exploitant de la centrale. Il ignore quand le réacteur pourra être remis en service.

    La région du Montana et du Missouri doit faire face depuis quelques semaines à des inondations suite à la fonte des neiges, à de fortes pluies ainsi qu’à la rupture d’un barrage qui ont fait gonfler le fleuve.

    LeVif.be


    http://levif.rnews.be/fr/news/actualite/international/usa-une-centrale-nucleaire-menacee-par-les-crues-du-missouri/article-1195041327037.htm

    http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2011/06/une-centrale-nucl%C3%A9aire-us-touch%C3%A9e-par-la-crue-du-missouri.html

    http://sciences.blog.lemonde.fr/2011/06/21/inondation-autour-une-centrale-nucleaire-americaine/

    http://www.actuplus.net/new/?Une-centrale-nucleaire-americaine

    http://www.bloc.com/article/societe/sujets-d-actualite/centrale-nucleaire-fort-calhoun-2011-06-17.html

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    Ninon74

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    Re: [Alerte] Nuage radioactif

    Message  Ninon74 le Mer 29 Juin - 0:33

    Quelle énergie pour l'avenir ?
    Entretien
    Bernard Laponche : “Il y a une forte probabilité d'un accident nucléaire majeur en Europe”

    Le 19 juin 2011 à 18h00 - Mis à jour le 27 juin 2011

    LE MONDE BOUGE - Physicien nucléaire, polytechnicien, Bernard Laponche est formel : la France est dans l'erreur. Avec le nucléaire, elle s'obstine à privilégier une énergie non seulement dangereuse mais obsolète. Alors que d'autres solutions existent, grâce auxquelles les Allemands ont déjà commencé leur transition énergétique.

    Il est des leurs. Enfin, il était des leurs. Polytechnicien, physicien nucléaire, Bernard Laponche a participé, dans les années 1960, au sein du Commissariat à l'énergie atomique, à l'élaboration des premières centrales françaises. La découverte des conditions de travail des salariés de la Hague sera pour lui un choc : il prend conscience du danger de l'atome, qu'il juge moralement inacceptable. Dès les années 1980, Bernard Laponche, désormais militant au sein de la CFDT, prône la maîtrise de la consommation énergétique et le développement des énergies renouvelables. Les décennies suivantes lui ont donné raison. Mais la France, seul pays au monde à avoir choisi l'option du tout-nucléaire, s'obstine dans l'erreur, déplore-t-il, et s'aveugle : énergie du passé, sans innovation possible, le nucléaire ne représente pas seulement une menace terrifiante, pour nous et pour les générations qui suivront ; il condamne notre pays à rater le train de l'indispensable révolution énergétique.

    On présente toujours l'énergie nucléaire comme une technologie très sophistiquée. Vous dites qu'il s'agit juste du « moyen le plus dangereux de faire bouillir de l'eau chaude » (1) . C'est provocateur, non ?
    Pas vraiment... Un réacteur nucléaire n'est qu'une chaudière : il produit de la chaleur. Mais au lieu que la chaleur, comme dans les centrales thermiques, provienne de la combustion du charbon ou du gaz, elle est le résultat de la fission de l'uranium. Cette chaleur, sous forme de vapeur d'eau, entraîne une turbine qui produit de l'électricité. L'énergie nucléaire n'est donc pas ce truc miraculeux qui verrait l'électricité « sortir » du réacteur, comme s'il y avait une production presque spontanée...

    Pourquoi cette image s'est-elle imposée ?
    Les promoteurs du nucléaire ne tiennent pas à mettre en avant la matière première, l'uranium. C'est lié au fait qu'à l'origine le nucléaire était militaire, donc stratégique. Et puis en laissant penser que l'électricité est produite directement, ils lui donnent un côté magique, ainsi qu'une puissance trois fois plus élevée, car c'est la chaleur produite que l'on évalue, pas l'électricité. Or les deux tiers de la chaleur sont perdus, ils réchauffent l'eau des fleuves ou de la mer qui sert à refroidir les réacteurs.

    Parlons donc du combustible...
    Ce sont des crayons d'uranium, de l'uranium légèrement enrichi en isotope 235, pour les réacteurs français. La fission est une découverte récente (1938) : un neutron tape un noyau d'uranium qui explose, produit des fragments, donc de l'énergie, et des neutrons, qui vont taper d'autres noyaux – c'est la réaction en chaîne. La multiplication des fissions produit de la chaleur. Or les fragments de la fission sont de nouveaux produits radioactifs, qui émettent des rayons alpha, bêta, gamma... A l'intérieur des réacteurs, vous produisez donc de la chaleur, c'est le côté positif, mais aussi des produits radioactifs, notamment du plutonium, le corps le plus dangereux qu'on puisse imaginer, qui n'existe qu'à l'état de trace dans la nature. On aurait dû s'interroger dès l'origine : ce moyen de produire de l'eau chaude est-il acceptable ?

    Cette réaction en chaîne, on peut tout de même l'arrêter à chaque instant, non ?
    Dans un fonctionnement normal, on abaisse les barres de contrôle dans le cœur du réacteur : elles sont constituées de matériaux qui absorbent les neutrons, ce qui arrête la réaction en chaîne. Mais il faut continuer de refroidir les réacteurs une fois arrêtés, car les produits radioactifs continuent de produire de la chaleur. La nature même de la technique est donc source de risques multiples : s'il y a une panne dans les barres de contrôle, il y a un emballement de la réaction en chaîne, ce qui peut provoquer une explosion nucléaire ; s'il y a une fissure dans le circuit d'eau, il y a perte de refroidissement, la chaleur extrême détruit les gaines du combustible, certains produits radioactifs s'échappent, on assiste à la formation d'hydrogène, cet hydrogène entraîne des matières radioactives et peut exploser.

    “Puisque le point de départ, c'est la création
    de produits radioactifs en grande quantité, la catastrophe
    est intrinsèque à la technique. Le réacteur fabrique
    les moyens de sa propre destruction.”

    Mais on multiplie les systèmes de protection...
    Vous avez beau les multiplier, il y a toujours des situations dans lesquelles ces protections ne tiennent pas. A Tchernobyl, on a invoqué, à juste titre, un défaut du réacteur et une erreur d'expérimentation ; à Fukushima, l'inondation causée par le tsunami. Au Blayais, en Gironde, où la centrale a été inondée et où on a frôlé un accident majeur, on n'avait pas prévu la tempête de 1999. Mais on a vu des accidents sans tsunami ni inondation, comme à Three Mile Island, aux Etats-Unis, en 1979. On peut aussi imaginer, dans de nombreux pays, un conflit armé, un sabotage... Puisque le point de départ, c'est la création de produits radioactifs en grande quantité, la catastrophe est intrinsèque à la technique. Le réacteur fabrique les moyens de sa propre destruction.

    Y a-t-il eu des innovations en matière nucléaire ?
    Aucun progrès technologique majeur dans le nucléaire depuis sa naissance, dans les années 1940 et 1950. Les réacteurs actuels en France sont les moteurs des sous-marins atomiques américains des années 1950. En plus gros. Les réacteurs, l'enrichissement de l'uranium et le retraitement, sont des technologies héritées de la Seconde Guerre mondiale. On a juste augmenté la puissance et ajouté des protections. Mais parce que le système est de plus en plus compliqué, on s'aperçoit que ces protections ne renforcent pas toujours la sûreté.

    On a du mal à croire qu'il n'y ait eu aucune innovation majeure...
    Si, le surgénérateur ! Avec Superphénix, on changeait de modèle de réacteur. Et heureusement qu'on l'a arrêté en 1998, car il était basé sur l'utilisation du plutonium. Le plutonium est un million de fois plus radioactif que l'uranium. Comment a-t-on pu imaginer faire d'un matériau aussi dangereux le combustible d'une filière de réacteurs exportable dans le monde entier ?

    Nicolas Sarkozy affirme que si l'on refuse le nucléaire, on doit accepter de s'éclairer à la bougie. Qu'en pensez-vous ?
    Il est lassant d'entendre des dirigeants qui n'y connaissent rien continuer à dire n'importe quoi. Nicolas Sarkozy ne croit pas si bien dire ; un jour, et pourquoi pas dès cet été, les Français s'éclaireront à la bougie : comme nous sommes le seul pays au monde à avoir choisi de produire 80 % de notre électricité avec une seule source, le nucléaire, et une seule technique, le réacteur à eau pressurisée, si nous sommes contraints d'arrêter nos réacteurs, nous retournerons à la bougie ! Pas besoin d'une catastrophe, juste un gros pépin générique, ou une sécheresse et une canicule exceptionnelles. Car on ne peut pas faire bouillir l'eau des rivières. En revanche, si l'on décidait de sortir du nucléaire en vingt ans, on pourrait démultiplier notre inventivité énergétique pour justement éviter la bougie.

    Les défenseurs du nucléaire disent qu'en France, avec notre nouveau réacteur, l'EPR, que l'on construit à Flamanville, on arrive à un risque quasi nul...
    Chaque pays assure que ses réacteurs sont mieux que les autres. Avant Fukushima, le discours des Japonais était le même que celui des Français. On en est déjà à cinq réacteurs détruits (Three Mile Island, Tchernobyl, et trois réacteurs à Fukushima) sur quatre cent cinquante réacteurs dans le monde, des centaines de kilomètres carrés inhabitables. La probabilité théorique, selon les experts de la sûreté nucléaire, devait être de un pour cent mille « années-réacteur » [une année-réacteur, c'est un réacteur fonctionnant pendant un an, NDLR], voire un million d'années-réacteur pour un accident majeur, type Tchernobyl ! La réalité de ce qui a été constaté est trois cents fois supérieure à ces savants calculs. Il y a donc une forte probabilité d'un accident nucléaire majeur en Europe.

    Une innovation majeure pourrait-elle vous conduire à revoir votre jugement ?
    Je ne vois pas de solution dans l'état actuel, non pas de l'ingénierie, mais de la connaissance scientifique. Je ne dis pas qu'un jour un savant ne trouvera pas un moyen d'utiliser l'énergie de liaison des noyaux de façon astucieuse, qui ne crée pas ces montagnes de produits radioactifs. Mais pour le moment, il n'y a pas !

    Pourquoi vous opposez-vous à Iter, expérience sur la fusion menée à Cadarache, sous l'égide de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) ?
    La fusion, c'est l'inverse de la fission. On soude deux petits noyaux, deux isotopes de l'hydrogène, le deutérium (un proton et un neutron) et le tritium (un proton et deux neutrons), et cette soudure dégage de l'énergie. Mais il faut arriver à les souder, ces noyaux ! Dans le Soleil, ils se soudent du fait de la gravitation. Sur Terre, on peut utiliser une bombe atomique, ça marche très bien. L'explosion provoque la fusion des deux noyaux, qui provoque une seconde explosion beaucoup plus forte : c'est la bombe à hydrogène, la bombe H. Pour une fusion sans bombe, il faut créer des champs magnétiques colossaux afin d'atteindre des températures de cent millions de degrés. Iter, à l'origine un projet soviétique, est une expérience de laboratoire à une échelle pharaonique, des neutrons extrêmement puissants bombardent les parois en acier du réacteur, ces matériaux deviennent radioactifs et doivent d'ailleurs être remplacés très souvent. Je ne suis pas spécialiste de la fusion, mais je me souviens que nos deux derniers Prix Nobel français de physique, Pierre-Gilles de Gennes et Georges Charpak, avaient dit qu'Iter n'était pas une bonne idée. Ils prônaient les recherches fondamentales avant de construire cet énorme bazar. Personne n'a tenu compte de leur avis, et nos politiques se sont précipités, sur des arguments de pure communication – on refait l'énergie du Soleil – pour qu'Iter se fasse en France.

    Pourquoi ?
    Parce que les Français veulent être les champions du nucléaire dans le monde. Les Japonais voulaient Iter, mais leur Prix Nobel de physique Masatoshi Koshiba a dit « pas question », à cause du risque sismique. Je pense que ce projet va s'arrêter parce que son prix augmente de façon exponentielle. Et personne ne s'est posé la question : si jamais ça marchait ? Que serait un réacteur à fusion ? Comme disent les gens de l'association négaWatt, pourquoi vouloir recréer sur Terre l'énergie du Soleil puisqu'elle nous arrive en grande quantité ?

    Que répondez-vous à ceux qui pensent que l'impératif du réchauffement climatique, donc la nécessaire réduction des émissions de CO2, nous impose d'en passer par le nucléaire ?
    Tout d'abord, on ne peut pas faire des émissions de CO2 le seul critère de choix entre les techniques de production d'électricité. Faut-il accepter qu'au nom du climat, tous les cinq ou dix ans, un accident de type Fukushima se produise quelque part dans le monde ? Ensuite, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a montré que si l'on voulait tenir nos objectifs de réduction des émissions de CO2, la moitié de l'effort devait porter sur les économies d'énergie. Pour l'autre moitié, le recours aux énergies renouvelables est essentiel, la part du nucléaire n'en représentant que 6 %. Il faut donc relativiser l'avantage du nucléaire.

    “Comme on a fait trop de centrales, il y a eu
    pression pour la consommation d'électricité,
    en particulier pour son usage le plus imbécile, le
    chauffage, pour lequel la France est championne.”


    Vous avez commencé votre carrière au CEA et avez été un artisan de cette énergie. Que s'est-il passé ?
    J'ai même fait une thèse sur le plutonium, et je ne me posais aucune question. Tout est très compartimenté au CEA, je faisais mes calculs sur la centrale EDF 3 de Chinon, n'avais aucune idée des risques d'accident ni du problème des déchets. Je travaillais avec des gens brillants. Et puis j'ai commencé à militer à la CFDT, après 68, et on s'est intéressé aux conditions de travail des travailleurs de la Hague. Je me suis aperçu que, moi, ingénieur dans mon bureau, je ne connaissais rien de leurs conditions de travail, et que les gens de la Hague ne savaient pas ce qu'était un réacteur nucléaire. On a donc écrit, en 1975, un bouquin collectif qui a été un best-seller, L'Electronucléaire en France. Le patron du CEA de l'époque a d'ailleurs reconnu la qualité de ce travail. Pour cela, j'ai travaillé pendant six mois à partir de documents américains, parce qu'en France il n'y avait rien. La CFDT a alors pris position contre le programme nucléaire. J'ai commencé à travailler sur les alternatives au nucléaire et, en 1982, je suis entré à l'Agence française pour la maîtrise de l'énergie.

    Cela fait trente ans... Que prôniez-vous à l'époque ?
    Mais la même chose qu'aujourd'hui : économies d'énergie et énergies renouvelables ! Les principes de l'électricité photovoltaïque, donc des panneaux solaires, étaient déjà connus. Aujourd'hui, on ne parle que de l'électricité, mais ce qu'il faudrait d'abord installer partout, c'est des chauffe-eau solaires ! Rien de plus simple : un fluide caloporteur circule dans un tube sous un panneau vitré, et permet d'obtenir de l'eau à 60 degrés. L'Allemagne, pays moins ensoleillé que la France, a dix fois plus de chauffe-eau solaires. Dans le Midi, il n'y en a pas, ou si peu !

    Cela ne demande pas beaucoup d'innovation...
    L'innovation permet avant tout de réduire les coûts. L'éolien, sa compétitivité face au nucléaire est acquise. En ce qui concerne le photovoltaïque, les Allemands anticipent des coûts en baisse de 5 % chaque année. Il y a beaucoup de recherches à faire sur les énergies marines, les courants, l'énergie des vagues, la chaleur de la terre avec la géothermie. Les énergies renouvelables, sous un mot collectif, sont très différentes, et peuvent couvrir à peu près tous les besoins énergétiques. Les Allemands estiment qu'elles couvriront 80 % des leurs d'ici à 2050. C'est plus que crédible, à condition de toujours rechercher les économies d'énergie.

    Le fait qu'on ait produit de l'électricité à partir du nucléaire à un coût modique, ne prenant pas en compte les coûts du démantèlement et de la gestion à long terme des déchets radioactifs, a-t-il pénalisé les énergies renouvelables ?
    Oui, et comme on a fait trop de centrales nucléaires, il y a toujours eu pression pour la consommation d'électricité, et en particulier pour son usage le plus imbécile, le chauffage électrique, pour lequel la France est championne d'Europe. On construit des logements médiocres, l'installation de convecteurs ne coûte rien, cela crée du coup un problème de puissance électrique globale : en Europe, la différence entre la consommation moyenne et la pointe hivernale est due pour moitié à la France ! Résultat, l'hiver, nous devons acheter de l'électricité à l'Allemagne, qui produit cette électricité avec du charbon… Hors chauffage, les Français consomment encore 25 % de plus d'électricité par habitant que les Allemands. Qui n'ont pas seulement des maisons mieux isolées, mais aussi des appareils électroménagers plus efficaces, et qui font plus attention, car l'électricité est un peu plus chère chez eux.

    “Les Allemands étudient des réseaux
    qui combinent biomasse, hydraulique, éolien,
    photovoltaïque. Ils réussissent la transition
    énergétique. Parce qu'ils l'ont décidée.”

    Quelles sont les grandes innovations à venir en matière d'énergie ?
    Les « smart grids », les réseaux intelligents ! Grâce à l'informatique, on peut optimiser la production et la distribution d'électricité. A l'échelle d'un village, d'une ville ou d'un département, vous pilotez la consommation, vous pouvez faire en sorte, par exemple, que tous les réfrigérateurs ne démarrent pas en même temps. Les défenseurs du nucléaire mettent toujours en avant le fait que les énergies renouvelables sont fluctuantes – le vent ne souffle pas toujours, il n'y a pas toujours du soleil – pour asséner que si l'on supprime le nucléaire, il faudra tant de millions d'éoliennes... Mais tout change si l'on raisonne en termes de combinaisons ! Les Allemands étudient des réseaux qui combinent biomasse, hydraulique, éolien, photovoltaïque. Et ils travaillent sur la demande : la demande la nuit est plus faible, donc avec l'éolien, la nuit, on pompe l'eau qui va réalimenter un barrage qui fonctionnera pour la pointe de jour... C'est cela, la grande innovation de la transition énergétique, et elle est totalement opposée à un gros système centralisé comme le nucléaire. Le système du futur ? Un territoire, avec des compteurs intelligents, qui font la jonction parfaite entre consommation et production locale. Small is beautiful. Les Allemands réussissent en ce moment cette transition énergétique. Parce qu'ils l'ont décidée. C'est cela, le principal : il faut prendre la décision. Cela suppose une vraie prise de conscience.

    Comment expliquez-vous l'inconscience française ?
    Par l'arrogance du Corps des ingénieurs des Mines, d'une part, et la servilité des politiques, de l'autre. Une petite caste techno-bureaucratique a gouverné les questions énergétiques depuis toujours, puisque ce sont eux qui tenaient les Charbonnages, puis le pétrole, et ensuite le nucléaire. Ils ont toujours poussé jusqu'à l'extrême, et imposé aux politiques, la manie mono-énergétique.

    Cela vient de notre pouvoir centralisé ?
    Complètement ! Dans les années 1970, un chercheur suédois a écrit une étude sur le fait que le nucléaire marche dans certains pays et pas dans d'autres. Et il en a conclu qu'une structure politico-administrative autoritaire et centralisée avait permis qu'il se développe dans deux pays : l'URSS et la France. Pour de fausses raisons – indépendance énergétique, puissance de la France –, on maintient le lien entre le nucléaire civil et militaire – le CEA a une branche applications militaires, Areva fournit du plutonium à l'armée. Ce complexe militaro-étatico-industriel fait qu'ici on considère madame Merkel comme une folle. Au lieu de se dire que si les Allemands font autrement, on pourrait peut-être regarder… Non, on décide que les Allemands sont des cons. Nos responsables claironnent qu'on a les réacteurs les plus sûrs, que le nucléaire c'est l'avenir, et qu'on va en vendre partout. C'est l'argument qu'on utilise depuis toujours, et on a vendu péniblement neuf réacteurs en cinquante ans, plus les deux qui sont en construction en Chine. Ce n'est pas ce qui était prévu… En dix ans, les Allemands, eux, ont créé près de 400 000 emplois dans les énergies renouvelables.

    En dehors des écologistes, personne, y compris à gauche, ne remet en cause le nucléaire...
    Les choses évoluent vite. Fukushima ébranle les pro-nucléaire honnêtes. Je pense que la décision allemande aura une influence, pas sur nos dirigeants actuels, mais sur nos industriels et aussi sur les financiers. Ils doivent se dire : vais-je continuer à mettre mes billes dans un truc comme ça ? Il y avait jadis l'alliance Areva-Siemens pour proposer des réacteurs EPR, mais Siemens en est sorti depuis des années. On peut toujours se rassurer en pensant que les Allemands se trompent, mais on peut difficilement soutenir qu'ils aient fait ces dernières décennies de mauvais choix et que leur industrie soit faiblarde...

    Les écologistes peuvent-ils peser sur les socialistes ?
    Bien sûr. Déjà, en 2000, tout était prêt pour l'EPR, mais Dominique Voynet, ministre de l'Environnement, a dit à Lionel Jospin : « Si tu fais l'EPR, je démissionne. » C'est la seule fois où elle a mis sa démission dans la balance et l'EPR ne s'est pas fait à l'époque. Je travaillais auprès d'elle comme conseiller sur ces questions, j'ai pondu trois cent cinquante notes. Il y avait une bagarre quotidienne entre le ministère de l'Environnement et le ministère de l'Industrie, qui se moquait complètement de la sécurité. Malheureusement, l'EPR est reparti avec Chirac en 2002. Et il va nous coûter très cher. En un demi-siècle, on a gaspillé l'énergie, on a fait n'importe quoi. Il est urgent de choisir une civilisation énergétique qui ne menace pas la vie.

    Propos recueillis par Vincent Remy
    Télérama n° 3205

    http://www.telerama.fr/monde/bernard-laponche-il-y-a-une-forte-probabilite-d-un-accident-nucleaire-majeur-en-europe,70165.php
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    Re: [Alerte] Nuage radioactif

    Message  Ninon74 le Mer 29 Juin - 0:36

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    Re: [Alerte] Nuage radioactif

    Message  Ninon74 le Mer 29 Juin - 0:42

    Sarkozy annonce le déblocage d'un milliard d'euros pour le «nucléaire du futur»


    Par LIBÉRATION.FR avec AFP

    Nicolas Sarkozy lors de sa conférence de presse sur les «investissements d'avenir», le 27 juin.

    Nucléaire. Un milliard d'euros pour le «nucléaire du futur». Lors de sa conférence de presse sur les investissements d'avenir», Nicolas Sarkozy a annoncé le déblocage de fonds, notamment pour «renforcer la recherche dans le domaine de la sûreté nucléaire» et pour développer le nucléaire de 4e génération.

    «La France a une avance considérable» dans le domaine de la sûreté. C'est d'ailleurs pour ça qu'elle a «perdu des appels d'offres» à l'étranger, selon le chef de l'Etat. «Nos centrales sont plus chères car plus sûres», a-t-il vendu. Shocked

    «Il n'y a pas d'alternatives au nucléaire aujourd'hui, a tranché le président. Il faut donc développer le nucléaire et les énergies renouvelables» pour «être au rendez-vous de 2020: 23% d'énergies renouvelables»

    «La France n'a pas besoin de faire l'impasse sur des secteurs, elle développe l'ensemble des secteurs», a-t-il encore défendu.

    1,3 milliard d'euros seront consacrés aux énergies renouvelables, a-t-il ainsi rappelé. De plus, «douze milliards ont été investis pour les éoliennes offshore», c'est-à-dire «les éoliennes dans l'océan», a-t-il jugé bon de préciser. [En fait, c'est plutôt dix milliards, relire ici]

    Mais, a-t-il estimé, «l'une des énergies les plus prometteuses pour l'avenir, c'est l'économie d'énergie».

    .........
    .....


    http://www.liberation.fr/economie/01012345706-sarkozy-annonce-le-deblocage-d-un-milliard-d-euros-pour-le-programme-nucleaire-du-futur
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    Re: [Alerte] Nuage radioactif

    Message  Ninon74 le Mer 29 Juin - 21:29

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    Re: [Alerte] Nuage radioactif

    Message  Ninon74 le Mer 29 Juin - 22:06

    USA : Un feu menace le centre nucléaire de Los Alamos

    29/06/2011 | Mise à jour : 13:51 Réactions (21)

    Les autorités tentent de maîtriser le feu qui s'approche du centre de recherche nucléaire de Los Alamos au Nouveau-Mexique.

    Les habitants ont reçu l'ordre d'évacuer la ville où se trouve le centre de conception de la première bombe atomique.

    Quatre jours après le déclenchement d'un feu de broussailles, les évacuations ont commencé à Los Alamos. Source de toutes les inquiétudes: le centre de recherche nucléaire situé dans cette petite ville du Nouveau-Mexique. C'est ici que la première bombe atomique a été conçue pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Sur le site de 93 km², environ 20.000 barils de 200 litres contiennent les résidus des expériences, selon l'expert Glenn Walp, interrogé par les médias américains. Le porte-parole du centre a confirmé que «du matériel faiblement radiocatif était régulièrement mis dans des bidons et retiré du labo». «Malheureusement, je ne peux pas dire si ce matériel est bien protégé», a-t-il ajouté.
    Los Alamos évacué

    Les 12.000 habitants de Los Alamos, une ville située à 55 kilomètres au nord de la capitale de l'État Santa Fe, ont reçu l'ordre d'évacuation mercredi. Seul le personnel indispensable au centre a le droit de rester sur place. Le feu, qui a déjà dévoré 200 km² de broussailles et de forêt, s'approche actuellement des bordures du site. «Nous jetons dessus tout ce que nous pouvons», ont expliqué les autorités.

    La crainte est désormais que les bidons rejettent sous l'effet de la chaleur leur contenu dans l'atmosphère. Des mesures de radioactivité de l'air ont débuté alors que plusieurs feux se propagent actuellement au Nouveau-Mexique.

    http://www.lefigaro.fr/international/2011/06/29/01003-20110629ARTFIG00451-usa-un-feu-menace-le-centre-nucleaire-de-los-alamos.php

    Aucun bâtiment du Laboratoire, qui a pour mission d'assurer la sécurité et la fiabilité de l'arsenal nucléaire militaire américain, n'a été touché par les flammes, déclarent les autorités. Celles-ci assurent que les zones sensibles du complexe ne sont guère menacées.

    Le site de plutonium est ainsi situé dans la partie nord-est du complexe, alors que le feu semble se déplacer vers le sud et l'est, a déclaré un porte-parole du Laboratoire, Kevin Roark.

    «L'installation est très bien protégée contre tout type de menace relative aux feux de forêt», a déclaré Roark.

    Il a rappelé que le Laboratoire a survécu à un incendie en mai 2000 qui a touché plusieurs bâtiments et provoqué plus d'un milliard de dollars de dégâts.

    Les matériaux explosifs sont ainsi entreposés dans des bunkers souterrains de béton et d'acier, a précisé Kevin Roark.

    http://www.20minutes.fr/ledirect/748857/etats-unis-incendie-menace-centrale-nucleaire-los-alamos

    2 journaux 2 informations différentes ; y a t-il seulement un journaliste français qui est allé sur place ? J'en doute.

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    Re: [Alerte] Nuage radioactif

    Message  Ninon74 le Jeu 30 Juin - 18:24

    Fukushima : La CRIIRAD y était

    Fukushima : la Criirad dénonce des "carences graves" dans la gestion

    LEMONDE.FR avec AFP | 29.06.11 | 19h18 • Mis à jour le 29.06.11 | 19h54


    La Criirad (Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité) a dénoncé, mercredi, à Lyon, au retour d'une mission sur place "les carences graves" des autorités japonaises dans la gestion de la catastrophe nucléaire de Fukushima le 11 mars.

    "Comment la gestion peut-elle être aussi déplorable, vingt-cinq ans après Tchernobyl ?" s'est interrogé lors d'une conférence de presse Bruno Chareyron, ingénieur en physique nucléaire et membre de la Commission, qui a mené une campagne de mesures et de prélèvements au Japon courant mai.

    D'après lui, "la population n'a pas été évacuée sur un périmètre suffisant", il n'a pas été distribué de pastilles d'iode rapidement "alors qu'il faut les ingérer trois heures avant l'exposition" et aucun plan de distribution n'existe à ce jour en cas de nouveaux rejets massifs, enfin, on laisse les habitants consommer des aliments contaminés, a-t-il assuré.

    "ON FAIT AU JAPON CE QU'ON A FAIT À TCHERNOBYL"

    "Bien au-delà de la zone interdite de 20 km autour de la centrale, il y a des doses de radioactivité qui induisent des risques de cancer inacceptables", a-t-il poursuivi, et "on tolère sur place un taux de risque de cancer vingt fois supérieur à celui communément admis".

    "On constate sur le terrain que les autorités comme les industriels sont dépassés", a renchéri le scientifique. Selon lui, il faudrait "évacuer ou décontaminer les terrains" sur un périmètre de plusieurs dizaines de kilomètres autour de la centrale.

    Roland Desbordes, président de l'organisation, s'inquiète lui "qu'on relève les taux" des radiations admissibles après chaque accident : "Pour des raisons économiques, on fait au Japon ce qu'on a fait à Tchernobyl, on n'évacue pas" des populations" qui vivent dans des zones très contaminées" car leur indemnisation coûterait trop cher.

    http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2011/06/29/la-criirad-denonce-des-carences-graves-dans-la-gestion-de-la-catastrophe-nucleaire-au-japon_1542705_3216.html

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    Re: [Alerte] Nuage radioactif

    Message  Ninon74 le Jeu 30 Juin - 18:45

    Etat des centrales nucléaires françaises (elles sont en excellent état, ma voisine me l'a dit, son fils est ingénieur nucléaire chez EDF !)

    Photos :
    http://www.mediapart.fr/article/offert/3094d8dc99262781bbd6ad567e33b5a6

    Centrale de Paluel :
    http://www.mediapart.fr/article/offert/3a9f5b2bed1b2463f2dd0189c440e3aa
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    Re: [Alerte] Nuage radioactif

    Message  Ninon74 le Sam 2 Juil - 16:19

    Révélations : Le Gouvernement Britannique avait mis en place une action pour minimiser l'impact de Fukushima sur l'opinion publique.

    - Le Guardian révèle les échanges internes d'e-mails entre les autorités gouvernementales et les industriels (EDF Energy, Areva, Westinghouse, ...) sur la campagne de communication lancée pour protéger le développement et la construction des nouvelles centrales nucléaires
    britanniques suite à la catastrophe de Fukushima.

    http://www.next-up.org/pdf/Guardian_Revelations_Le_Gouvernement_Britannique_avait_mis_en_place_une_action_pour_minimiser_l_impact_de_Fukushima_sur_l_opinion_publique_30_06_2011.pdf
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    Re: [Alerte] Nuage radioactif

    Message  Ninon74 le Dim 3 Juil - 14:30

    Tricastin : un incendie qui tombe mal ! Je dirais plutôt que nous l'avons échappé belle.

    Tricastin : un incendie qui tombe mal

    Par F.L., le 03 juillet 2011 à 12h12 , mis à jour le 03 juillet 2011 à 12h15

    Alors que l'Autorité de sûreté nucléaire a dévoilé de nouvelles exigences de sécurité pour cette centrale, exploitée depuis une trentaine d'années, un incendie a provoqué un dégagement spectaculaire de fumée samedi. EDF a tenu à rassurer les riverains : aucune conséquence sur l'environnement.


    Officiellement, le sinistre n'a eu aucune conséquence sur l'environnement, selon EDF. Il a néanmoins été spectaculaire. L'incendie, qui s'est déclenché pour une raison inconnue, samedi vers 15 heures, au niveau du transformateur d'une unité à l'arrêt de la centrale nucléaire du Tricastin, dans la Drôme, a laissé s'échapper de gros panaches noirs de fumée, suscitant l'inquiétude des riverains qui ont été nombreux à appeler les pompiers. Les flammes ont été rapidement maîtrisées et il n'y a pas eu de blessés ; dans son communiqué, EDF a souligné que le sinistre "s'est déroulé dans la partie non nucléaire des installations et n'a aucune conséquence radiologique sur l'environnement et la population".

    Mais la centrale du Tricastin est une centrale ancienne : elle fonctionne depuis une trentaine d'années. L'Autorité de sûreté nucléaire avait approuvé la prolongation de son exploitation en décembre dernier pour "dix années supplémentaires" en échange d'aménagements pour qu'elle corresponde aux exigences de sécurité appliquées aux centrales les plus récentes. Et après la catastrophe de Fukushima, elle a annoncé jeudi dernier avoir imposé 32 nouvelles exigences de sécurité à EDF pour la poursuite de cette exploitation, tirant ainsi directement les leçons de la catastrophe japonaise.

    Les leçons de Fukushima

    Les prescriptions dévoilées jeudi "couvrent la totalité des opérations d'exploitation et renforcent notamment le niveau d'exigence applicable en matière de protection du site vis-à-vis des risques d'agressions externes d'origine naturelle (inondation, séisme, incendie)", souligne le communiqué. Ainsi, l'Autorité demande à l'opérateur EDF d'effectuer d'ici fin 2014 des travaux de protection du site contre des risques d'inondation, et cinq prescriptions concernent les risques sismiques.

    Mais l'ASN tire plus largement les leçons des incidents en série qui ont abouti à la fusion du coeur de plusieurs réacteurs de la centrale japonaise de Fukushima en mars dernier: prendre des mesures pour éviter une explosion d'hydrogène dans l'enceinte de confinement du réacteur et améliorer le système de refroidissement de la piscine où est entreposé le combustible usé du réacteur. Elle demande aussi de nouveaux contrôles de la zone de la cuve du réacteur n° 1 du Tricastin "dont les défauts sont connus et surveillés". Ces 32 prescriptions pourront encore être complétées d'autres une fois connus les résultats de l'audit de sûreté de toutes les installations nucléaires lancé par l'ASN après Fukushima, souligne le communiqué.

    La France compte au total 34 réacteurs de 900 MW ayant en moyenne environ 28 ans. En juillet 2009, l'ASN avait donné un feu vert de principe à une prolongation jusqu'à 40 ans de l'exploitation des réacteurs nucléaires de 900 mégawatts, sous réserve d'une évaluation au cas par cas. Le cas du réacteur 1 de la centrale de Fessenheim, la plus ancienne encore en activité avec 33 ans de fonctionnement, est en cours d'examen.


    http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/tricastin-un-incendie-qui-tombe-mal-6561580.html
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    Re: [Alerte] Nuage radioactif

    Message  Ninon74 le Jeu 7 Juil - 9:43

    Tricastin : Y a t-il eu pollution à la dioxine de la Vallée du Rhône ?

    http://www.next-up.org/pdf/EDF_Tricastin_Explosion_Incendie_Enquete_Question_Pollution_Dioxine_03_07_2011.pdf

    Il y avait déjà eu un problème en 2008, c'était passé sur France 2

    http://videos.next-up.org/France2/TricastinAsnFermetureSOCATRI/11072008.html

    Le Ven, 06/17/2011 (Toute la journée)

    La SOCATRI, filiale d'Areva, jugée en appel à Nîmes


    Une filiale d’Areva, la SOCATRI est rejugée devant la Cour d’appel de Nîmes aujourd’hui.

    L’entreprise est accusée de ne pas avoir signalé aux autorités la fuite de 74 kilos d’uranium à la suite du débordement d’une cuve sur le site nucléaire du Tricastin en 2008. Elle avait été condamnée à une amende de 40.000 euros en première instance. Mais elle avait été blanchie des accusations de pollution des eaux.

    http://www.rtsfm.com/pages/gard/la-socatri-filiale-dareva-jug-e-en-appel-n-mes-1308306180

    L'ASN impose 32 nouvelles exigences à EDF :

    http://www.asn.fr/index.php/S-informer/Actualites/2011/Reacteur-n-1-de-Tricastin-l-ASN-impose-de-nouvelles-exigences-a-EDF

    Toutes les infos concernant Tricastin :
    http://www.next-up.org/Newsoftheworld/Tricastin.php


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    Re: [Alerte] Nuage radioactif

    Message  Ninon74 le Mar 19 Juil - 18:37

    Fukushima :

    Plus de 300 kg de bœuf contaminé ont été commercialisés dans les magasins de Tokyo, aucun risque pour la santé dixit un responsable du ministère de l'agriculture japonaise.

    http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2011/07/17/de-la-viande-de-b-uf-contaminee-par-des-radiations-vendue-au-japon_1549773_3216.html#xtor=AL-32280308


    Plus de 400 têtes de bétail contaminé (650 becquerels par kilogramme) et toujours pas de système centralisé de contrôle de radioactivité de la nourriture.

    http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2011/07/18/b-uf-contamine-au-japon-7-nouvelles-fermes-411-betes-touchees_1550142_3216.html

    Espoir : le Japon sort de l'état de grise grave"

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/07/19/la-crise-de-fukushima-serait-en-voie-de-stabilisation_1550576_3244.html

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    Re: [Alerte] Nuage radioactif

    Message  Ninon74 le Jeu 21 Juil - 20:29

    Près de 850 bêtes sont soupçonnées d'avoir été nourries de paille de riz radioactive, portant à près de 1.500 têtes le nombre de bovins contaminés livrés dans tout le pays. La vente du boeuf est interdite mais la population est inquiète.
    Il y a de quoi pauvres gens.

    http://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/japon-les-boeufs-victimes-de-contamination-radioactive-via-la-paille-de-ri_1013764.html

    http://lci.tf1.fr/monde/asie/fukushima-la-contamination-s-etend-via-la-viande-de-boeuf-6592763.html
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    Re: [Alerte] Nuage radioactif

    Message  Ninon74 le Jeu 21 Juil - 20:35

    Le typhon Ma-On devait toucher le Japon mardi ; aucune nouvelle à ce sujet depuis.

    Le typhon Ma-On touche le Japon

    Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 19/07/2011 à 14:49


    Quatre mois après le pire accident depuis 26 ans pour le secteur nucléaire, le Premier ministre japonais a jugé mardi que la crise de Fukushima était en voie d'être maîtrisée... Mais sur place, le personnel s'active pour protéger les installations nucléaires sensibles avant le passage du typhon Ma-On, attendu ce mardi.

    Ce typhon, venant de l'Océan Pacifique au sud de l'archipel et se déplaçant à 20 km/h, a atteint la côte de l'île de Shikoku (sud-ouest) mardi soir (heure locale) et devrait se déplacer dans l'île principale de Honshu mercredi matin, selon l'agence de météorologie japonaise. Elle a précisé que des vents soufflant jusqu'à 200 km/h accompagnaient la perturbation.

    Quelque 80 centimètres de pluie pourraient tomber d'ici à mercredi midi sur Shikoku, d'après l'agence. De fortes précipitations sont aussi attendues d'ici à jeudi dans le nord-est de Honshu, dans la zone de la centrale accidentée Fukushima Daiichi (Fukushima N°1), même si le typhon lui-même ne passera pas forcément au dessus de cette région.

    Mesures spéciales à Fukushima

    L'opérateur de la centrale, Tokyo Electric Power (Tepco), a expliqué prendre des mesures pour protéger les réacteurs, notamment les N°1, 3 et 4 dont les bâtiments externes ont subi des dégâts lors des explosions d'hydrogène qui ont suivi l'arrêt des systèmes de refroidissement le 11 mars.

    "Le personnel a réduit la quantité d'eau injectée dans les circuits de refroidissement temporaire des réacteurs 1 et 2", Tepco craignant que la pluie ne fasse monter le niveau d'eau dans les installations, a déclaré une porte-parole de la compagnie d'électricité.

    "Nous nous préparons aussi à protéger le site des hautes vagues qui sont attendues" lors du passage du typhon, a-t-elle ajouté. L'accident de Fukushima avait été provoqué par un tsunami géant qui a inondé les installations.

    Tepco a prévu d'envelopper les réacteurs endommagés pour réduire les risques de nouvelle fuite radioactive et éviter que l'eau de pluie n'inonde davantage les installations. Le premier réacteur ne devrait toutefois pas être couvert avant le mois de septembre.


    http://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/le-typhon-ma-on-touche-le-japon_1013250.html

    J'admire le courage et la dignité de ce peuple, qui apparemment n'a pas d'autres choix que de subir, et d'attendre.
    Que restera t-il du Japon et de son peuple ? Je crains le pire. Suspect
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    Re: [Alerte] Nuage radioactif

    Message  Ninon74 le Jeu 21 Juil - 20:51

    La centrale de Cruas-Meysse est dans l'Ardèche
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Centrale_nucl%C3%A9aire_de_Cruas

    apparemment il y aurait des fissures, et ce ne serait pas le premier incident

    http://next-up.org/pdf/Centrale_nucleaire_EDF_Cruas_Meysse_Fissurations_enceinte_confinement_reacteur_nr1_20_07_2011.pdf

    En cliquant pour zoomer, on voit des personnes dans une nacelle, en train de travailler sur le béton de la centrale :

    http://www.cartoradiations.fr/Cruas-Meysse.php

    2004 : contamination de la nappe phréatique

    http://www.dissident-media.org/infonucleaire/conta_tritium.html

    2008 : Manque de conformité, mais pas de risque d'explosion d'après EDF
    http://www.liberation.fr/terre/0101266936-centrale-de-cruas-meysse-pas-de-risque-d-explosion-selon-edf

    2010 : La centrale est-elle sure


    Le vieillissement des unités de production et la sous-traitance mettent-ils en péril les conditions de sécurité et de sûreté de la centrale nucléaire de Cruas-Meysse ? Cette question a été sous-jacente pendant trois heures dans les différents points abordés lors de la commission locale d’information (CLI), réunie jeudi après-midi à Sauzet, dans la Drôme.

    http://www.ledauphine.com/ardeche/2010/12/10/la-centrale-de-cruas-meysse-est-elle-assez-sure

    Tous les arrêts pour maintenance et rechargement en combustible :
    http://www.asn.fr/index.php/Les-actions-de-l-ASN/Le-controle/Actualites-du-controle/Arret-de-reacteurs-de-centrales-nucleaires/Cruas-Meysse
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    Re: [Alerte] Nuage radioactif

    Message  Ninon74 le Jeu 28 Juil - 22:09

    Fukushima

    Je vous laisse ouvrir tous les liens qu'il y a dans ce billet (passez par le lien d'Agoravox), tous conduisent à de nombreuses informations et vidéos qui n'ont pas spécialement circulé sur le net.


    On a retrouvé le corium de Fukushima

    On le sait, depuis le premier jour de la catastrophe de Fukushima, les trois cœurs des réacteurs ont fondu, formant le corium, agglomérat de combustible nucléaire, et d’éléments d’assemblage.

    On sait qu’il atteint de très hautes températures ( 3000 °C) et peut faire fondre la plupart des matériaux. lien

    On sait aussi que les cuves des réacteurs sont devenues des passoires, et que le corium s’est déjà attaqué à l’épaisse dalle de béton de 8 mètres d’épaisseur.

    Logiquement cela ne devrait pas empêcher sa progression en direction du sol, une fois passé l’obstacle du béton, et le faire rencontrer à un moment à un autre, la nappe phréatique.

    A ce moment, il y aura une explosion chimique avec un important dégagement de matières radioactives dans l’atmosphère.

    Dans cette vidéo, on peut découvrir le processus de la formation du corium.

    Selon Hiroaki Koide de l’Université de Kyoto « la situation de la centrale de Fukushima est désespérée (…) il y a à peu près cent tonnes de corium. Les cuves de pressurisation et les métaux utilisés pour l’enceinte du bâtiment fondent à 1500 °. Il est donc probable que le corium soit tombé au fond des cuves, qu’une partie ait attaqué le sol et qu’une partie se soit mélangée avec l’eau contaminée, entraînant la fonte des murs ». lien

    Il pense qu’il aurait fallu depuis longtemps construire une enceinte souterraine autour de la centrale afin de protéger les nappes phréatiques du corium et des sols contaminés, mais c’est manifestement bien trop tard.

    Alors bien sur, le service de communication de Tepco affirme « les plans sont en cours d’élaboration. Tepco prévoit de construire une enceinte afin de protéger les nappes phréatiques des infiltrations contaminées », mais quelle crédibilité peut-on donner encore à Tepco, toujours dans la dissimulation ou la manipulation ?

    Si l’on observe cette vidéo, (à partir de 1’ 30 ‘’) prise le 19 juillet dernier, cette soudaine importante fumée qui se dégage de la centrale pourrait indiquer que le corium est bel et bien en contact avec l’eau souterraine.

    Un autre problème vient de surgir, celui de « pluies noires ».

    C’est l’expert nucléaire Arnie Gundersen, qui nous explique que celle-ci, radioactive et chaude, est responsable de l’importante pollution des sols et des cultures, bien au-delà de la zone d’exclusion, ce qui explique le problème que connaissent maintenant les bœufs japonais.

    Il y en a eu pour l’instant 130 de contaminés, et ça ne devrait s’arrêter là, car la paille de riz qui sert à nourrir les bovins est elle-aussi contaminée à 500 000 bq/k de césium radioactif, et qu’elle provient d’une zone se trouvant a 72 km de la centrale. lien

    Il y a donc bien contamination de la chaîne alimentaire.

    Il évoque le témoignage de quelques uns de ses amis biologistes, qui ayant travaillé sur le dossier Tchernobyl, se sont rendus au Japon pour y analyser la situation. « Ils ont bien vu que les choses allaient mal tourner (…) ils ont dit que la situation était très mauvaise. A vrai dire ce sont des scientifiques endurcis qui sont habitués à traiter avec la radioactivité et ils croient que les conditions sont bien pires que ce qu’ils avaient pensé ».

    Comme le dit Gundersen, au lieu de minimiser le tragique de la situation, le gouvernement japonais serait bien inspiré de minimiser plutôt leur exposition aux radiations.

    Comme on s’en doute, jour après jour depuis bientôt 5 mois, la centrale continue à rejeter des quantités considérables de radioactivité ainsi que le prouve ce lien.

    On sait maintenant que la pollution radioactive de Fukushima a largement dépassé la zone d’exclusion : à 88 km au sud de la centrale, près d’Hitachi, des retombées en césium ont été mesurées à plus de 50 000 Bq/m2 et à 160 km au sud-sud-ouest de la centrale, à Ishioka, les retombées en césium sont de plus de 48 000 Bq/m2. lien

    De nombreux citoyens alarmés par ces informations se sont dotés de compteurs afin de mesurer eux même la radioactivité.

    Sur ce lien, on peut suivre la déambulation de l’un d’eux dans une ville située à 220 km de Fukushima, le 7 juin dernier, au moment où il découvre sur le sol 5,58 µSv. lien

    A Tokyo, 32 millions de japonais vivent sans se douter pour certains que le taux de radioactivité en progression a été mesuré à 1,36 µSv/h. lien

    Au sujet de la « décontamination » de l’eau radioactive, il y a un décalage important avec les promesses et la réalité puisque le procédé « miraculeux » d’Areva semble ne fonctionner que sur la base de 35 h par semaine, et que le 24 juillet la machine a été totalement mise hors service pendant 7 h. lien

    Pour toutes ces raisons, le « projet 47 » est en train de se mettre en place : avec l’aide de la CRIIRAD, et de nombreuses associations locales, Wataru Iwata va pouvoir mesurer gratuitement la radioactivité dans les zones polluées. lien

    Rama C. Hoetzlein nous propose une animation étonnante montrant ponctuellement tous les points irradiés au Japon au mois mars 2011. lien

    Il n’y a plus que 17 réacteurs nucléaires sur 54 qui fonctionnent encore et les japonais, hostiles maintenant à 70% à cette énergie dangereuse réclament une zone d’exclusion élargie, et demandent des comptes. lien

    Dans cette vidéo, des citoyens japonais s’adressent à Akira Sato, directeur du département des urgences nucléaires locales, n’obtenant comme seule réaction qu’une magnifique « langue de bois ».

    Extraits :

    « Ne pensez vous pas que les gens de Fukushima, comme les autres gens, ont le droit de s’échapper pour ne pas être exposées à la radioactivité ? »

    Réponse :

    « Le gouvernement essaye de réduire le taux d’exposition autant que possible »

    -Vous ne répondez pas à la question !

    -Comme cela, vous dites qu’ils n’auraient pas ce droit ?

    -Ils ont bien ce droit, n’est-ce pas ? »

    Réponse :

    « Je ne sais pas s’ils ont ce droit » (…)

    -Alors vous aussi, vous-même, vous pensez que vous n’avez pas le droit de vivre une vie en bonne santé ?

    -Répondez-moi ! (…)

    -Vous voulez dire qu’il existe une différence de standard d’exposition à la radioactivité pour la préfecture de Fukushima, et pour les autres préfectures ? »

    Réponse

    « Ce que je dis c’est que le gouvernement a essayé de réduire autant que possible le taux d’exposition ».

    « Vous n’avez pas répondu à la question » Etc.

    Devant l’assaut de questions sans réponse, Akira Sato, finira par s’enfuir lâchement poursuivi par un citoyen qui lui demande en vain d’analyser un flacon d’urine.

    Alors maintenant le gouvernement Japonais vient de promulguer une loi qui censurera sur Internet les mauvaises nouvelles provenant de Fukushima. lien

    Mais supprimer le thermomètre n’empêchera pas la température de monter.

    Du côté de l’OMS, (organisation mondiale de la santé) c’est aussi la loi du silence.

    Comme l’explique Christophe Elain, membre du collectif « independentwho » sur l’antenne de TV5 monde : « l’OMS ne peut prendre aucune initiative concernant la santé et le nucléaire, et toutes les informations qui pourraient nuire au développement du nucléaire sont passées sous silence (…) toute sorte de décision qui pourraient être prise par l’OMS ou l’AIEA (agence internationale à l’énergie atomique) doivent être prises d’un commun accord (…) et l’AIEA a une possibilité de véto sur d’éventuelles déclarations de l’OMS ». lien

    En effet, l’Aiea s’occupe la promotion des activités nucléaires civiles et l’OMS qui est normalement en charge de la santé publique a signé avec l’Aiea, dès 1959 un accord qui dispose que les deux agences « agiront en coopération étroite et se consulteront régulièrement ». lien

    Et puis, comme chacun s'en doute, le Japon n’est pas le seul touché par la catastrophe : depuis Tchernobyl on sait qu’une frontière n’arrête pas la pollution.

    Dans la région de Princeton, au Canada, des taux importants ont été mesurés comme le prouve cette vidéo où on découvre des niveaux allant jusqu’à 0,79 mcSv/h.

    Le Physicien Chris Busby expert en nucléaire, affirme que les conséquences de la catastrophe de Fukushima ont été largement sous-évaluées, en terme de santé : il estime que dans les 50 prochaines années, il y aura 200 000 cas de cancer de plus au Japon, et que les retombées de l’accident dépasseront largement celles de Tchernobyl. lien

    Jeremy Rifkin l’a compris : le nucléaire est mort, il est urgent de tourner la page et il est essentiel d’écouter ses arguments imparables, parce qu’il fait vraiment le tour de la question (lien) et pourtant le gouvernement Japonais devrait rester insensible à la jolie chanson anti-nucléaire de ces collégiennes japonaises. lien

    Car comme dit souvent mon vieil ami africain : « si tu vis dans la peur, tu ne vis qu’à moitié »

    L’image illustrant l’article provient de forum-rpcirkus.com

    http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/on-a-retrouve-le-corium-de-98117

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    Re: [Alerte] Nuage radioactif

    Message  Ninon74 le Jeu 28 Juil - 22:29

    Japon: le maire qui veut sauver sa ville après Fukushima

    Par notre correspondant Philippe Mesmer, publié le 22/07/2011 à 14:08


    La centrale nucléaire de Fukushima quelque mois après la fuite des réacteurs.

    REUTERS
    Son appel à l'aide sur le Net lui a valu une renommée mondiale: maire d'une commune sinistrée proche de la centrale de Fukushima, Katsunobu Sakurai veut toujours croire en sa ville.

    C'est l'histoire d'un espoir un peu fou. Maire de Minami-Soma, une ville côtière nipponne de la préfecture de Fukushima, Katsunobu Sakurai s'est promis de redonner vie à sa cité meurtrie par la triple catastrophe qui a frappé le Japon le 11 mars - un séisme de magnitude 9, un tsunami de plusieurs mètres de hauteur et le plus grave accident nucléaire depuis Tchernobyl. Malgré les destins brisés, les rêves envolés et ses 700 administrés à jamais disparus, ce petit homme au visage rond et à la voix douce n'a jamais voulu renoncer.

    La vidéo qui a tout changé

    Une vidéo postée quelques jours après le drame sur YouTube et sous-titrée en anglais lui vaut d'emblée une notoriété planétaire. Il y apparaît assis dans un décor dépouillé, vêtu du blouson beige de travailleur qu'il ne quitte plus depuis le drame, tendu vers la caméra comme s'il implorait le spectateur. Il évoque les malheurs de sa ville, décrit le profond sentiment d'isolement d'une communauté meurtrie, inquiète du devenir de la centrale nucléaire de Fukushima, bâtie par la Compagnie d'électricité de Tokyo (Tepco) à une vingtaine de kilomètres plus au sud. Et fustige "le peu d'informations" alors fournies par le gouvernement de Tokyo et la société Tepco. "Nous nous sentons abandonnés !" déplore-t-il, soulignant notamment les difficultés d'approvisionnement des quelque 10 000 habitants - sur 71 000 - qui ont choisi de rester sur place malgré la menace nucléaire.

    Etaient-ce les mots, le ton ? Visionnée des centaines de milliers de fois, la vidéo a déclenché une véritable vague de solidarité pour Minami-Soma et suscité tant de réactions que le magazine américain Time a fait de son maire l'une des 100 personnalités les plus influentes de la planète.

    "L'idée était venue d'un habitant", précise aujourd'hui Katsunobu Sakurai. L'homme se soucie assez peu de cette "reconnaissance" en forme de buzz. Dans sa mairie, où il reçoit avec beaucoup de simplicité, couloirs et bureaux grouillent de déplacés en quête d'un peu d'aide, de sinistrés en attente d'éclaircissements sur les assurances auxquelles ils peuvent prétendre, de militaires engagés sur le front du nettoyage... Le tout dans un décor de dessins d'enfants déclinant en multicolore l'antienne en vogue depuis le drame : Gambare, Minami-Soma ! - courage, Minami-Soma !
    Japon: le maire qui veut sauver sa ville après Fukushima

    Katsunobu Sakurai se bat pour reconstruire sa ville.

    REUTERS/Yuriko Nakao

    Offrir un avenir à une ville qui ne semble plus en avoir
    Ogura ne reviendra pas

    Dans son édition du 13 avril, L'Express présentait la famille Ogura. Originaires de Minami-Soma, Katsuya Ogura, sa mère et ses deux enfants, Aki et Daiki, avaient fui la ville pour se réfugier à Tokyo. Depuis la fin avril, ils logent dans un hôtel de la ville de Fukushima, à une cinquantaine de kilomètres de Minami-Soma, aux frais de la préfecture. Katsuya Ogura a trouvé un travail mais n'a pas l'intention de revenir là où il avait fait sa vie. "Ma maison se situait dans le quartier d'Odaka-ku, en plein dans la zone interdite des 20 kilomètres autour de la centrale."

    Katsunobu Sakurai parle avec nostalgie de cette ville où il a vu le jour en 1956, comme ses parents éleveurs de bovins et cultivateurs de riz, et comme tous les Sakurai du lieu depuis "15 à 20 générations, je pense". La bonté de son sourire invite à prolonger l'échange. Le maire a grandi là, entre les montagnes dominées par le mont Kunimi, à l'ouest, et l'immensité du Pacifique, à l'est. Il a fréquenté la plage locale, un "spot" pour "surfeurs", et arpenté le petit port à l'embouchure de la rivière Manogawa. Des lieux aujourd'hui rayés de la carte, balayés par le tsunami et qu'un ballet de grues et de camions s'emploie à nettoyer. C'est là également qu'il a étudié - "C'était une tête", se souvient un ancien camarade de classe, aujourd'hui boulanger - avant d'intégrer l'université d'agriculture Iwate, un peu plus au nord. "J'ai choisi cette université, confie-t-il, parce que je voulais suivre la voie de Kenji Miyazawa." Originaire de la préfecture d'Iwate, cet écrivain, poète et agronome, auteur de contes pour enfants, fut aussi un militant de la lutte contre la pauvreté paysanne. De quoi séduire Katsunobu Sakurai, grand admirateur des figures japonaises du militantisme social. Habitué du Mémorial de la paix d'Hiroshima, il est aussi un pacifiste convaincu.

    Un combat de longue date

    Membre depuis 2003 de l'assemblée municipale, il se souvient encore de sa première bataille, contre un projet d'incinérateur. C'était avant de devenir le premier magistrat de Minami-Soma, sans étiquette, même s'il admet une proximité avec le Parti démocrate du Japon, la formation de centre gauche au pouvoir à Tokyo. C'est un combat d'une tout autre dimension que livre aujourd'hui ce célibataire adepte de la course à pied : offrir un avenir à une ville qui ne semble plus en avoir. "Nous reconstruirons, affirme-t-il, plus vite qu'Hiroshima!"

    "Nous reconstruironsplus vite qu'Hiroshima!"

    Un tel volontarisme laisse sceptique tant la réalité paraît sombre. Une partie de l'agglomération, située dans le périmètre de sécurité autour de la centrale, est zone interdite. L'économie de la ville reposait sur l'agriculture, la sous-traitance automobile et le tourisme. Elle est aujourd'hui anéantie. Chaque année quelque 1,5 million de visiteurs venaient à Minami-Soma, dont 210 000 en juillet à l'occasion du Nomaoi, un festival équestre réputé. Comme un défi, Katsunobu Sakurai a tenu malgré tout à l'organiser cette année, parce que "c'est une tradition vieille de mille ans et qu'elle donne un sens à la reconstruction". Programmé du 23 au 25 juillet, il ne devrait attirer que 40 000 personnes.

    "Si les enfants ne reviennent pas, ce sera difficile"

    Comme dans la plupart des agglomérations sinistrées, la catastrophe a aussi accéléré le vieillissement de la population. Certains de ceux qui avaient fui au lendemain du tsunami sont revenus, mais la ville ne compte plus aujourd'hui que 40 000 habitants. Et très peu de jeunes. "Je vis seul ici", dit Junichi Okada, employé au bureau du tourisme. A cause de la centrale et de la radioactivité qui ne baisse pas, j'ai préféré éloigner ma femme et mes trois enfants. Beaucoup de gens ont fait de même."
    Une tradition de mille ans

    La ville de Minami-Soma est officiellement née le 1er janvier 2006, de la fusion de trois anciennes municipalités, Haramachi, Odaka et Kashima. Ce territoire faisait partie de l'ancienne province de Mutsu, qui couvrait le nord-est du Japon et qui appartenait au clan des Soma. Le fondateur de cette dynastie, Taira no Masakado, samouraï du xe siècle, est l'inspirateur du festival Nomaoi, la chasse au cheval sauvage, qui fait la notoriété de Minami-Soma.

    Le maire en convient:"Si les enfants ne reviennent pas, ça sera difficile." Un constat amer qui ne l'empêche pas de rester à son poste, disponible et souriant, malgré la pointe de tristesse qui voile son regard. Devant la mairie, un panneau indique en temps réel les niveaux de radiation dans l'air : 0,68 microsievert par heure. Bien plus que la norme légale.


    http://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/japon-le-maire-qui-veut-sauver-sa-ville-apres-fukushima_1014216.html

    http://ecocentric.blogs.time.com/2011/07/21/is-this-mike-on-another-youtube-sos-from-fukushima/#ixzz1SySAvQEy

    Appel d'habitants :

    http://fukushima.over-blog.fr/article-message-from-fukushima-78889187.html

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    Re: [Alerte] Nuage radioactif

    Message  Ninon74 le Jeu 28 Juil - 22:46


    Vivant à Tokyo, je dénonce ce gouvernement irresponsable

    Par Bigorneau | 26/07/2011 | 09H25


    L'expert du gouvernement quitte la réunion publique sous les insultes des habitants (vidéo YouTube).

    Plus de quatre mois après le séisme de magnitude 9 et l'accident de la centrale nucléaire de Fukushima, la situation n'est pas maîtrisée, et elle apparaît même bien pire que prévu (certains experts l'annoncent pire que Tchernobyl).

    Je vis à Tokyo, depuis près d'un an, et la gestion de la catastrophe par le gouvernement japonais me révolte. Mais, comme la majorité des Japonais que je connais, je ne dis rien, parce que ça fait trop peur de penser à ça tous les jours. C'est plus simple quand on ne sait pas.

    Cependant, un soir, j'ai vu cette vidéo. Je suis écœurée, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase :


    Il s'agit d'une réunion entre des habitants de Fukushima et un envoyé du gouvernement japonais, qui a eu lieu le 19 juillet. C'est en japonais, sous-titré (fidèlement) en anglais et en français : ce qu'il leur dit, en gros, c'est qu'il n'est pas de son ressort de savoir s'ils ont le droit de vivre dans une zone sûre. Le gouvernement n'évacuera pas davantage ceux qui le demandent. Lorsqu'on lui demande de prendre des échantillons d'urine des enfants de Fukushima pour faire des analyses, il part, sans dire un mot. Un mur.

    Pourquoi cette histoire d'urine ? Les écoles de Fukushima ont rouvert dès début avril, malgré des pétitions locales relayées par des associations internationales, et la démission du conseiller du Premier ministre, qui s'y opposait. Résultat, quand on a fait des analyses d'urines des enfants de la région, elles comportaient des matériaux radioactifs.
    « Pour que les gens se réveillent enfin »

    Et s'il fallait d'autres exemples pour montrer que la crise est gérée n'importe comment : les contrôles alimentaires sont faits par les maires et préfets sur des échantillons prélevés selon des protocoles arbitraires (ce que j'ai appris lors d'une réunion d'information de l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire [IRSN] à l'Ambassade de France). Résultat, on a découvert récemment que la viande de plus de 2 000 bœufs irradiés a été commercialisée dans des supermarchés dans tout le pays.

    Je n'ai pas de mots pour qualifier l'inhumanité et l'irresponsabilité des membres du gouvernement japonais. Les médias, ici, relayent très peu ce genre de vidéos. Dans mon entourage, pas grand monde n'est au courant. Alors, j'essaye simplement de la diffuser… En espérant que les gens, ici et ailleurs, vont finir par se réveiller davantage.

    ► Mis à jour le 26/07/2011 à 10h41. Remplacement de la vidéo par une version sous-titrée également en français.

    Photo : l'expert du gouvernement quitte la réunion publique sous les insultes des habitants (vidéo amateur, YouTube).

    http://www.rue89.com/2011/07/26/vivant-a-tokyo-je-denonce-lirresponsabilite-du-gouvernement-215631

    http://www.youtube.com/watch?v=m_Tzz61TbBk&feature=player_embedded


    Traduction française de la vidéo
    :

    Le 19 juillet 2011, la population de Fukushima rencontra des officiels du gouvernement de Tokyo, pour demander que le gouvernement évacue rapidement la population de Fukushima et leur fournisse une aide financière et logistique. Ils avaient aussi amené des échantillons d'urine de leurs enfants, car Le gouvernement avait promis de procéder à des analyses. L'homme qu'ils interpellent est Akira Sato, Directeur du Département des urgences nucléaires locales :

    "Ne pensez-vous pas que les gens de Fukushima, comme les autres gens, ont le droit de s'échapper pour ne pas être exposés à la radioactivité ?

    A.S. Le gouvernement essaye de réduire le taux d'exposition autant que possible.

    Vous ne répondez pas à sa question !
    Comme cela, vous dites qu'ils n'auraient pas ce droit ? Ils ont bien ce droit, n'est-ce pas ?

    A.S. Je ne sais pas si ils ont ce droit.

    Quoi? Alors vous aussi vous n'en avez pas le droit !!!
    Alors vous aussi, vous-même vous pensez que vous n'avez pas le droit de vivre une vie en bonne santé ???
    Réponds-moi!!!
    Vous pensez que les gens de Fukushima n'ont pas des Droits de l'Homme ???
    Vous voulez dire qu'il existe une différence de standard d'exposition à la radioactivité pour la préfecture de Fukushima et pour les autres préfectures ???

    A.S. Ce que je dis c'est que le gouvernement a essayé de réduire autant que possible le taux d'exposition.

    Vous n'avez pas répondu à sa question !!!
    Le gouvernement applique un standard différent pour les gens de Fukushima, c'est ça ???

    A.S. J'ai déjà dit tout ce que je peux dire.

    Quoi ?!
    Il y a des gens à Fukushima qui veulent évacuer. Prenez la responsabilité de les évacuer s'il vous plait.
    Veuillez nous donner une réponse, un commentaire de votre part.
    S'il vous plait répondez !!
    Assez de temps de réflexion, répondez-nous !

    A.S. Bien, vous êtes libres d'évacuer à vos propres risques.
    Si les gens vivent dans un endroit en toute sécurité, le gouvernement leur demande de
    rester.

    C'est maintenant un cas d'urgence, n'est-ce-pas ?
    La ville de fukushima est sans danger ?
    Même dans le bloc communiste le gouvernement russe a évacué rapidement la population de Belarus pendant l'accident de Tchernobyl !
    Pourquoi sur la terre, le Japon, une nation libre, ne peut-il pas faire la même chose pour nous ?
    Même l'Union Soviétique l'a fait pour leur peuple !
    L'Union Soviétique a évacué 240 000 enfants en deux semaines !!!
    Qu'est-que le gouvernement a foutu pendant les derniers quatre mois ???
    Vous devriez avoir honte !!!
    Qu'est-ce que vous venez en fait faire ici ?
    Vous voulons que vous fassiez examiner l'urine de nos enfants très rapidement !
    Et nous voudrions que vous nous informiez plus tard qui fera ces analyses et comment seront-elles exécutées.
    S'il vous plait emportez cette urine avec vous.

    Akira Sato et les autres officiels se lévent sortent précipitamment comme s'enfuyant...

    – Ils sont terrribles...
    C'est si absurde...
    Testez cette urine...
    Qu'est-ce que vous pensez que vous faites ?
    Testez cette urine!
    Pourquoi refusez-vous ?
    Qu'est-ce que vous pensez que vous êtes en train de faire ?
    S'il vous plait, ne vous enfuyez pas !
    S'il vous plait emportez cette urine avec vous !

    A.S. C'est pas notre travail.

    Nous voudrions que vous l'ameniez au gouvernement central!

    A.S. Ce n'est pas du tout notre travail.

    Qu'est-ce que vous voulez dire par cela ?
    Vous ne pensez pas que vous devriez emporter cette urine avec vous ?
    Ils l'ont apporté pour vous aujourd'hui comme ils l'avaient promis !
    Ils l'ont apporté pour vous aujourd'hui !
    Pourquoi ?
    Vous aviez dit auparavant que si ils vous apportaient les urines vous les feriez analyser! Vous n'avez pas dit cela ?
    S'il vous plait emportez ces urines avec vous !
    Stop!
    S'il vous plait ne vous enfuyez pas !
    Vous ne devriez pas vous enfuir ainsi !
    S'il vous plait communiquez avec nous ainsi que les gens peuvent le faire !
    Qu'est-ce que vous pensez que vous faites ?
    Vous pensez que les bureaucrates à Tokyo sont plus importants que les gens à Fukushima ?
    Je vous en supplie, s'il vous plait !

    A.S. Nous ne pouvons pas en décider.

    Pourquoi cela ?
    Vous n'avez pas d'enfants ?"

    http://www.appealforfukushima.com/en/nvsi/117-japanese-government-killing-its-own-people-in-fukushima.html

    Beaucoup d'informations dans ce lien également, dont ceci

    Une pétition réclamant l’interdiction de l’utilisation des boues d’épuration contaminées comme engrais a déjà reçu plus de 1,23 millions de signatures (http://www.shomei.tv/project-1785.html). Une plainte pénale a même été déposée par le célèbre journaliste Takashi Hirose et l’écrivain Shojiro Akashi, contre les dirigeants de Tepco et les principaux responsables politiques en charge de la catastrophe nucléaire.

    dans le paragraphe : "La réponse du peuple japonais : colère et courage, et rester debout…"

    http://www.bloc.com/article/societe/sujets-d-actualite/fukushima-gouvernement-jap-assassine-sa-population-2011-07-25.html

    Cette histoire de boue parait énorme.....





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    Re: [Alerte] Nuage radioactif

    Message  Ninon74 le Jeu 28 Juil - 23:30

    Le SOS d'un lorrain en partance du Japon, paru sur le Républicain lorrain (article daté peu de temps après la catastrophe, mais que je ne me souviens avoir vu).

    exclusif
    Evacuations du Japon : le SOS d’un Lorrain

    « La France et l’Europe doivent envoyer d’urgence des avions pour évacuer leurs ressortissants au Japon ». Un message en forme de SOS envoyé hier soir par l’entrepreneur lorrain Giulio Lilli depuis l’aéroport d’Osaka.

    La voix est posée, ferme. Le ton est déterminé. Depuis l’aéroport d’Osaka où il s’apprêtait à prendre un vol pour Singapour hier soir, l’entrepreneur lorrain Giulio Lilli, qui travaille pour Moselle Développement (lire le RL d’hier), a envoyé un message aussi tranchant qu’incrédule : « Je ne comprends pas que la France et l’Europe n’envoient pas d’urgence des avions pour évacuer leurs ressortissants au Japon ».
    LE FAIT DU JOUR

    Une colère froide, qui n’est pas le fruit de la panique. Non. Pour cet homme d’affaires installé au Japon depuis 16 ans, il s’agit tout simplement de prendre la mesure d’une « catastrophe nucléaire » dont il estime « qu’elle va prendre au piège tous les habitants de Tokyo » en général « et les ressortissants étrangers » en particulier.

    « Maintenant », lâchait-il au cours d’une conversation téléphonique dont chaque mot était soupesé, « il faut que les responsables politiques arrêtent de parler et viennent voir sur place ce qui menace. S’ils veulent nous aider c’est maintenant qu’il faut le faire ». Sur le même ton, il dénonce un attentisme qui confine au jeu de la patate chaude : « Lorsque l’on contacte l’ambassade de France, elle répond qu’il faut se conformer aux instructions du gouvernement japonais. Quant aux autorités locales, elles nous disent de nous débrouiller pour trouver un vol ». Une situation inextricable si « l’Europe ne se décide pas à envoyer d’urgence des avions pour évacuer massivement les étrangers du Japon. D’autant plus que certaines compagnies aériennes ont déjà renoncé à atterrir à Tokyo ».
    « Peut-être déjà irradié »

    Ce cri d’alarme, Gilio Lilli ne le pousse pas pour lui. « Je ne sais pas si j’ai déjà subi une irradiation, mais l’essentiel n’est pas là. J’ai décidé de partir, mais je laisse derrière moi ma compagne japonaise, employée dans un hôpital, que je n’ai pas réussi à convaincre de me suivre. » S’il prend la parole, c’est pour faire comprendre aux autorités européennes que demain il sera peut-être trop tard : « J’espère me tromper, mais je suis persuadé qu’une catastrophe nucléaire se prépare. Si j’ai surestimé les risques je l’assumerai mais j’ai le devoir de prévenir que la centrale de Fukushima est hors de contrôle et que les informations diffusées ici sont au mieux parcellaires, au pire minimisées pour éviter la panique ». « Beaucoup de Japonais », insiste-t-il, « n’ont pas conscience du danger qu’ils courent : l’Histoire jugera les autorités dans les prochaines semaines ».

    « Mais en tant qu’Européen », conclut-il avec solennité, « j’ai le devoir d’informer nos dirigeants qu’il faut agir vite. Car, comme beaucoup de ressortissants étrangers travaillant au Japon, j’ai le sentiment que nous sommes abandonnés ». Dans un coin de sa tête, Giulio Lilli ne peut sans doute s’empêcher de penser à l’un de ses collaborateurs dont il a eu des nouvelles hier au moment du passage du premier nuage radioactif. « Avec son épouse japonaise et leurs trois enfants, ils sont calfeutrés dans leur appartement de Tokyo où ils ont décidé de rester malgré la menace ». Pour lui comme pour des milliers d’autres, un terrible compte à rebours est en marche.

    François Fillon a déclaré hier que 280 Français jugés « prioritaires » allaient être rapatriés du Japon dans un avion de la sécurité civile. Le gouvernement avait demandé à Air France de mettre davantage d’avions à disposition entre les deux pays, selon le Premier ministre.

    Plusieurs médias français ont décidé de rapatrier la quasi-totalité de leurs envoyés spéciaux au Japon en raison des risques encourus, tandis que d’autres allègent leur dispositif. A Radio France, seul le correspondant habituel reste à Tokyo.

    Le témoignage audio sur www.republicain-lorrain.fr

    http://www.republicain-lorrain.fr/actualite/2011/03/16/evacuations-du-japon-le-sos-d-un-lorrain

    http://www.dailymotion.com/video/xhmc95_japon-l-appel-au-secours-d-un-francais_news#from=embed

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    Re: [Alerte] Nuage radioactif

    Message  Ninon74 le Mar 9 Aoû - 0:29

    Les Japonais n'ont pas été protégés de la contamination - conférence CRIIRAD

    http://www.youtube.com/watch?v=EDktcbrIMJY
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    Re: [Alerte] Nuage radioactif

    Message  Ninon74 le Mer 10 Aoû - 19:44

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    Re: [Alerte] Nuage radioactif

    Message  Ninon74 le Mar 23 Aoû - 1:04

    Certaines zones autour de Fukushima seront interdites pendant des décennies

    LEMONDE.FR avec AFP | 22.08.11 | 10h59

    Certaines zones proches de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, dans le nord-est du Japon, resteront probablement interdites pendant plusieurs décennies. Voilà ce qu'ont rapporté, lundi 22 août, les médias nippons, citant des sources officielles.

    Le journal Yomiuri, s'appuyant sur une source gouvernementale non identifiée, a indiqué que les zones se trouvant dans un rayon de trois kilomètres autour de la centrale seront probablement maintenues hors d'accès "pour une longue période, peut-être plusieurs décennies".

    Le gouvernement pourrait racheter certains terrains aux habitants afin d'y stocker temporairement les déchets radioactifs, y compris les boues et les débris contaminés de l'usine atomique, a ajouté le plus grand quotidien nippon.

    Le porte-parole du gouvernement, Yukio Edano, n'a pas démenti ces informations. "Je ne peux pas nier le fait qu'il puisse être difficile pour les résidents de certaines régions de revenir chez eux avant longtemps. Je m'en excuse profondément", a-t-il dit.

    RADIOACTIVITÉ CINQ FOIS SUPÉRIEURE À LA LIMITE

    Le premier ministre nippon, Naoto Kan, qui doit quitter le pouvoir à la fin du mois, devrait se rendre dans la région ce samedi pour présenter des excuses aux habitants évacués après le début de l'accident provoqué par un violent séisme et un tsunami géant le 11 mars.

    Après l'éclatement de la crise nucléaire la plus grave depuis celle de Tchernobyl, il y a vingt-cinq ans, les autorités japonaises ont décrété une zone d'évacuation obligatoire dans un rayon de 20 kilomètres autour de la centrale.

    Des analyses récentes effectuées par le ministère des sciences et de la technologie ont révélé des taux de radioactivité cinq fois supérieurs à la limite légale de 20 millisieverts par an dans 15 des 50 stations d'observation installées à l'intérieur de ce périmètre.

    Plus de 85 000 personnes vivent depuis plus de cinq mois dans des centres d'accueil ou des logements préfabriqués, sans aucune certitude de retrouver un jour leur habitation.

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/08/22/certaines-zones-autour-de-fukushima-seront-interdites-pendant-des-decennies_1561974_3244.html#xtor=AL-32280308

    Ca on s'y attendait et ce qui nous intéresse ce sont les japonais d'autant que les gamins vont à l'école avec un compteur Geiger au cou. Suspect


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    Re: [Alerte] Nuage radioactif

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