Forum du groupe de travail pour une Constituante


    L'Europe de la paix et des droits de l'homme : mon oeil !

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    Ninon74

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    Re: L'Europe de la paix et des droits de l'homme : mon oeil !

    Message  Ninon74 le Lun 26 Sep - 17:04

    Voici la thèse (216 pages) d'un jeune médecin, Louis-Adrien DELARUE, de l'Université de Poitiers, concernant les conflits d'intérêts dans la maladie d'Alzheimer, dans le diabète, les Coxibs et guides «Polyarthrite rhumatoïde» et "Spondylarthrites"

    http://www.apima.org/img_bronner/THESE-DELARUE.pdf

    Médecin et thèse soutenu par des médecins ayant signé la Charte du Formindep :

    http://docteurdu16.blogspot.com/2011/08/louis-adrien-delarue-denonce-les.html?showComment=1316931742594#comment-c4868642580468685525

    Je vous invite donc à signer la Charte du Formindep, pour une médecine indépendante de l'industrie pharmaceutique :

    http://www.formindep.org/La-Charte-du-Formindep,61.html

    Charte signée également par des médecins étrangers :

    http://www.formindep.org/-La-Charte-du-Formindep-.html

    Car, non seulement des vies sont gâchées alors que les portefeuilles se gonflent, aucun recours n'a jamais abouti en France (il y a des morts au USA mais pas en France), mais en plus on nous culpabilise pour un "trou" de la Sécurité Sociale, bref à tous les niveaux ce sont les citoyens qui portent le poids de tout ce système.

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    Ninon74

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    Re: L'Europe de la paix et des droits de l'homme : mon oeil !

    Message  Ninon74 le Lun 26 Sep - 17:13

    Sarkozy à Mustafa Abdul Jalil : "L'Algérie dans un an, l'Iran dans trois"

    Par Le Matin DZ | 10/09/2011 13:25:00 | 45588 lecture(s)


    Dans un article publié sur plusieurs sites internationaux en arabe-anglais et français intitulé "Sarkozy à Mustafa Abdul Jalil: l'Algérie dans un an, l'Iran dans trois", le journaliste libanais Nidal Hamadé, journaliste, correspondant en Europe d'Al-Intikad évoque les rôles respectifs des deux principaux alliés-acteurs des USA dans les événements au PO, à savoir la France et le Qatar !

    Selon des sources françaises, citées par Nidal Hamadé sur une conversation qui a eu lieu entre le président français Nicolas Sarkozy et le président du Conseil de transition de la Libye, Mustafa Abdul Jalil, et ce, à l'occasion de la visite de ce dernier en France, Sarkozy a affirmé à son hôte, qui se plaignait de l’Algérie : "Patientez et vous verrez ce qui va se passer en Algérie dans un an et l'Iran dans trois ans".

    Des propos qui signifieraient bien que ce qui se passe au Proche-Orient actuellement, surtout après la révolte des jeunes de l’Egypte, c'est-à-dite la chute du régime de Moubarak, est soumis à un agenda étranger à travers lesquelles les puissances occidentales "colonisatrices" veulent redessiner un Proche-Orient à leur taille ! En effet, selon Nidal Hamadé, le timing des menaces françaises contre l’Iran et celui de la campagne virulente du Qatar contre la Syrie ne sont pas innocents !

    Au contraire, non seulement, ils révèlent "l’alliance secrète qui lie la France et le Qatar, dans le monde arabe sous le parrainage des Etats-Unis", mais en plus ils interviennent après "l'échec de la visite de l'Emir du Qatar (Hamad Bin Khalifa Al-Thani) à Téhéran, et dont le rôle de simple courtier pour le compte de Washington était de faire parvenir à Téhéran une demande américaine de couvrir le l’occupation américaine en Irak en acceptant sa prolongation pendant encore deux an", en échange les USA promettent d'ouvir des négociations sur tous les dossiers chauds de la région, y compris "le dossier nucléaire", souligne Nidal Hamadé.

    Or selon ce dernier, "la réponse de l'Iran à l'émir du Qatar est la même que celle donnée aux Saoudiens à savoir que l'Iran ne couvrira pas la présence des forces américaines sur le territoire irakien , au contraire elle va défendre la position de ses alliés irakiens, en particulier le Premier ministre Nouri al-Maliki, qui exigent un retrait des forces américaines selon le délai fixé par la Convention américano-irakienne c’est-à-dire l’année prochaine".

    Et donc, poursuit Nidal Hamadé : "Ce rejet de l'Iran a poussé la France et le Qatar, alliés immédiats des Etats-Unis dans les crises du monde arabe, à commencer par la guerre déclenchée contre la Libye et les provocations contre la Syrie, à se départager les tâches : d’un côté l’émir du Qatar a lancé une virulente campagne contre la Syrie immédiatement après sa rencontre avec les responsables iraniens en concordance avec une campagne sans précédent menée par Al-Jazira qui a diffusé de fausses informations sur de prétendues manifestations monstres à Damas ! Informations démenties par la télévision syrienne qui pendant cinq heures a retransmis en direct des images des places de la capitale syrienne au même moment où al-Jazira et une autre chaîne satellitaire diffusaient leurs informations erronées !"
    Mais le Qatar ne s’est pas arrêté là..

    "Sa campagne contre la Syrie s’est poursuivie au sein de la réunion de la Ligue arabe tenue au niveau des ministres des Affaires étrangères pour discuter le dossier syrien, et où le ministre des Affaires étrangères du Qatar (Hamad Bin Jassim)a exprimé des positions trop rigides contre la Syrie", selon Nidal Hamadé.

    Pour ce qui est de la France, "le président Sarkozy s'est attaqué à l’Iran, au point de menacer la République islamique d’Iran de frappes contre ses sites nucléaires pacifiques", ajoute le journaliste ! A la lumière de ce qui a été dit, "il semble que la campagne ciblant seule Syrie risque fort de s'élargir pour inclure l'Iran et .. l’Algérie : la première à cause de son programme nucléaire et sa position sur la présence américaine en Irak sans oublier son soutien aux mouvements de résistance dans les mondes arabe et islamique ; et la deuxième pour sa position envers la Libye en y provoquant de l'instabilité pour renverser l’actuel régime et assurer le retour de la France dans un pays riche en pétrole, en gaz et en uranium", souligne Nidal Hamadé !

    "Sachant qu’il n’est pas possible à quiconque de lancer une guerre préventive contre l’Iran ou la Syrie, ce qui laisse l’Algérie exposée à toutes les éventualités", conclut le journaliste !

    A.M.


    http://www.lematindz.net/news/5338-sarkozy-a-mustafa-abdul-jalil-lalgerie-dans-un-an-liran-dans-trois.html

    http://oumma.com/Sarkozy-a-Mustafa-Abdul-Jalil-L

    http://www.lepost.fr/article/2011/09/09/2586646_sarkozy-a-mustafa-abdul-jalil-l-algerie-dans-un-an-l-iran-dans-trois.html

    Je n'ai aucune idée de la fiabilité de ces journaux, et le billet du Post affiche "non vérifié par la rédaction".
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    Ninon74

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    Re: L'Europe de la paix et des droits de l'homme : mon oeil !

    Message  Ninon74 le Lun 26 Sep - 17:32

    L’agonie de l’Euro

    La crise de l’Euro est désormais entrée dans sa phase terminale, comme cela a été prévu à la fin de 2010. La crise actuelle est appelée à s’aggraver, rythmée par le défaut de la Grèce (octobre ou novembre), le déclenchement de la crise Espagnole et une crise bancaire généralisée dans les pays de la Zone Euro. Le temps de la crise s’impose désormais aux politiques. Les conditions de gouvernance de la zone Euro sont clairement inadaptées, mais les conditions de réformes de cette dernière sont incompatibles avec la temporalité de la crise. Nous sommes donc face à l’agonie de l’Euro.


    L’agonie de l’Euro
    par Jacques Sapir

    I - La crise de la zone Euro connaît depuis ces dernières semaines une accélération dramatique.

    Celle-ci apporte le démenti le plus cinglant aux attitudes de déni de réalité dans lesquelles les responsables français, de la majorité comme de l’opposition, se sont pour la plupart enfermés. Désormais nous sommes en présence de la situation suivante :



    La crise grecque a pris une tournure clairement incontrôlable.Un défaut de ce dernier pays ne peut plus être évité. Il peut seulement être retardé. Il peut survenir à partir du mois d’octobre 2011, même s’il est encore probable qu’il se produira entre novembre et décembre 2011. Ce défaut ne fait sens que si la Grèce sort de la zone Euro, ce qui pourrait survenir soit immédiatement soit dans un délai de 6 à 8 semaines après le défaut. Les conséquences sont alors les suivantes :
    La crise Grecque impose de fournir de 2012 à 2019 de 340 à 380 milliards d’Euros à ce pays, et ceci sans tenir compte d’une possible aggravation de son déficit et des besoins d’autres pays qui sont estimés à plus de 1000 milliards.
    Ce défaut est déjà clairement anticipé par les principales banques européennes. Mais le processus de transmission des « mauvaises dettes » à la BCE est loin d’être achevé.
    L’Allemagne a d’une certaine manière déjà « acté » de la sortie de l’Euro par la Grèce comme le montre le plan de soutien pour ses propres banques.
    Il est clair désormais que dans un certain nombre d’établissements bancaires européens on se prépare à la fin de la zone Euro. Les positions qui seront prises dans les jours qui suivent pourraient avoir des effets cumulatifs.
    Avec le défaut et avant la sortie de la Grèce de la zone Euro, la spéculation se déchaînera contre le Portugal, l’Irlande, l’Espagne et l’Italie (et peut-être la Belgique). Elle se combinera avec une crise sociale grave en Espagne liée à l’interruption des allocations chômage pour une partie des chômeurs arrivant en fin de droit. Cette crise obligera l’Espagne à demander l’aide du Fond Européen de Stabilisation Financière (FESF) pour des montants excédant largement ce qui est pour l’instant prévu.
    Hors la Grèce, les besoins à court terme (2014) peuvent être estimés à 90 milliards pour le Portugal, 50 milliards pour l’Irlande, de 250 à 300 milliards pour l’Espagne. C’est donc un total de 390 à 440 milliards d’Euros qu’il faudra fournir pour les pays déjà en difficulté.
    Ce calcul laisse dans l’ombre le fait qu’avec l’aggravation de la spéculation, l’Italie et la Belgique devraient dès le début de 2012 demander une aide supplémentaire.
    Par ailleurs le rythme de la crise en Espagne est aujourd’hui imprévisible. Si une accélération se produit, les sommes nécessaires augmenteront en conséquences.
    La combinaison de (1) et (2) a déjà été partiellement anticipée par les marchés depuis début août et a entraîné une chute dramatique et spectaculaire de la capitalisation des banques européennes. La chute de la capitalisation des banques européennes aura des conséquences importantes à court terme :
    La nécessité d’une recapitalisation de ces banques va se faire jour à très court terme. Elle sera massivement impopulaire dans tous les pays en raison du précédent de 2008.
    La crise mettra en évidence le caractère largement factice des « stress-tests » conduits au printemps dernier et qui excluait tout défaut sur la dette souveraine d’un État membre. Les sommes nécessaires, en dépit des dénégations des ministres, pourraient bien être supérieures à 200 milliards d’Euros.
    En France, il faut s’attendre à une dégradation de la note des banques qui précèdera celle de l’Etat.
    Le risque d’un run bancaire ne peut plus être totalement écarté. Il pourrait nécessiter une nationalisation de l’ensemble du secteur bancaire.
    On assiste désormais à un phénomène de fatigue de l’Euro, qui se caractérise par :
    Une incapacité des gouvernements à trouver des solutions qui soient à la fois communes et efficaces.
    Un sentiment qui gagne l’opinion et les gouvernants, en dépit du déni de réalité qui prévaut encore, comme quoi la bataille est perdue.
    Une opposition croissante entre les pays de la zone Euro sur les solutions tant présentes que futures.



    II - Cette situation va conduire à un enchaînement rapide dans les mois qui viennent, enchaînement qui va rendre obsolète un bon nombre de positions politiques.

    Le véritable défi qui est posé à la classe politique consiste à être capable d’anticiper les événements et de réagir en conséquence.


    L’Euro, dans sa forme actuelle est condamnée. Les moyens évoqués pour stabiliser puis résorber les déséquilibres tant conjoncturels (comme la hausse rapide du poids des dettes souveraines) que structurels (le déficit de croissance avec le reste du monde développé, le phénomène d’euro-divergence entre les pays) sont aujourd’hui soit insuffisants soit politiquement impossibles.
    Les Eurobonds.Cette idée est désormais dépassée. L’émission de titres de dettes englobant les pays à risques et les pays réputés « sains » aurait un taux d’intérêt prohibitif.
    La monétisation des dettes.Une monétisation des dettes pourrait être faite par la BCE directement en faveur des États et non comme aujourd’hui en rachetant aux banques des titres publics. Mais un certain nombre de pays de la zone Euro s’y opposent.
    Une stabilisation volontariste de la dette.Outre qu’elle semble largement impossible dans de nombreux pays, si cette politique était appliquée, elle plongerait la zone Euro dans une profonde dépression que recréerait de la dette par disparition des ressources fiscales.
    La poursuite de la politique actuelle tentant de sauver l’Euro va provoquer d’ici quelques mois une grave crise dans les relations franco-allemandes. L’opposition entre les deux pays est désormais systématique. La Chancelière, Mme Merkel, est aujourd’hui politiquement affaiblie et ne peut, sans se suicider électoralement, faire accepter à l’Allemagne l’ampleur de la contribution nécessaire. Cette dernière est estimée à 2% du PIB par an pendant 7 ans en transferts fiscaux et 4% du PIB par an et sur la même période en charge d’emprunts supplémentaires. Il faut donc décider aujourd’hui ce qui est le principal, la « survie » de l’Euro au prix d’un affrontement permanent entre les deux pays, qui risque in fine de compromettre son objectif, ou de bonnes relations entre les deux pays.
    Les conséquences sur la France de cette politique risquent d’être dramatiques.Non seulement la contribution que notre pays devra verser, directement ou indirectement, sera lourde, mais les conséquences combinées sur la croissance d’une politique d’austérité draconienne et d’un taux de change surévalué nous condamneront à une longue période de récession et à une accélération du processus de désindustrialisation que nous connaissons déjà.
    L’Euro importe moins que le principe de coordination monétaire.Plus que l’Euro, c’est le principe d’une coordination des politiques monétaires qu’il faut sauver. Si des dévaluations sont inévitables, il faut les accepter mais faire en sorte qu’elles ne sortent pas d’un cadre pré-établi. Pour cela, il importe de limiter les espaces de spéculations en contrôlant les mouvements de capitaux et en interdisant un certain nombre d’opérations sur les marchés. Ces mesures auraient du être prises dès le début de la crise en 2008. Il faut tirer les leçons de pourquoi il n’en fut rien et comprendre qu’une gouvernance active n’est pas possible avec un grand nombre de pays. C’est pourquoi il faut accepter de passer du principe de coopération (dont le meilleur exemple est la monnaie unique) au principe de coordination et à terme soit faire évoluer l’Euro, soit le recréer comme une monnaie commune.



    L’agonie de l’Euro peut durer de six à dix-huit mois.
    Ses conséquences politiques peuvent être dramatiques tant à l’intérieur de chaque pays (et des élections sont prévues dans de nombreux de ces derniers en 2012 et 2013) qu’au sein de l’Europe.
    Dans la situation actuelle, la meilleure des solutions consisterait en une dissolution de la zone qui permettrait de mettre en avant immédiatement les institutions nécessaires à une transition ordonnée. À défaut d’une telle solution, il convient de se prémunir contre les effets les plus néfastes de cette agonie en prenant les mesures unilatérales de sauvegarde qui ont été détaillées dans des documents ultérieurs et, le cas échéant, en sortant de l’Euro.


    Lundi 12 Septembre 2011

    http://www.observatoiredeleurope.com/L-agonie-de-l-Euro_a1537.html

    Pour Sapir, nous sommes près de la fin de l'Euro (1)
    http://www.marianne2.fr/Pour-Sapir-nous-sommes-pres-de-la-fin-de-l-Euro-1_a210557.html

    Pour Sapir, nous sommes près de la fin de l'Euro (2)
    http://www.marianne2.fr/Pour-Sapir-nous-sommes-pres-de-la-fin-de-l-Euro-2_a210579.html

    Pour Sapir, nous sommes près de la fin de l'Euro (4)
    http://www.marianne2.fr/Pour-Sapir-nous-sommes-pres-de-la-fin-de-l-Euro-4_a210582.html
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    Ninon74

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    Re: L'Europe de la paix et des droits de l'homme : mon oeil !

    Message  Ninon74 le Jeu 29 Sep - 0:29

    La comptable des Bettencourt rompt le silence

    LEMONDE.FR | 28.09.11 | 08h28 • Mis à jour le 28.09.11 | 08h59


    C'est un nouveau rebondissement dans l'affaire Bettencourt. Après plus d'un an de silence – elle avait livré le même témoignage en juillet 2010, avant d'être l'objet de multiples attaques – l'ancienne comptable des Bettencourt, confirme, mercredi 28 septembre, la valse des espèces destinées au financement politique chez ses ex-patrons.

    Après avoir été entendue par un juge d'instruction à Bordeaux mi-septembre, c'est dans Libération que Claire Thibout se livre, révélant la visite fréquente, au domicile de ses employeurs, de "personnalités politiques de droite" comme Nicolas Sarkozy et son ex-épouse Cécilia, mais aussi Eric Woerth, l'ancien ministre et trésorier de l'UMP, ou encore Pierre Messmer, François Léotard et Renaud Donnedieu de Vabres. "Je ne dis pas que tous venaient pour ça [l'argent], mais il est clair que certains venaient aussi pour ça", raconte-t-elle.

    LE CAS ÉRIC WOERTH

    La comptable, qui préparait les enveloppes de liquide bien fournies, n'assistait pas aux remises d'argent. Sauf une, de manière indirecte : "Celle de 50 000 euros que Mme Bettencourt a remis à M. de Maistre suite à la demande qu'il m'avait faite pour Eric Woerth."

    Cet épisode est même décrit dans le détail : en janvier 2007, quelques mois avant la présidentielle, c'est au départ 150 000 euros que lui demande le gestionnaire de fortune de Mme Bettencourt, Patrice de Maistre. Ce dernier précise que "cet argent est destiné à Eric Woerth". La comptable refuse d'aller chercher une telle somme, et finit par remettre 50 000 euros à Mme Bettencourt pour qu'elle les donne à M. de Maistre : "Il voulait que l'enveloppe transite par elle pour ne pas avoir à signer de reçu."

    Devant la comptable, il aurait alors expliqué "brièvement" à l'héritière de L'Oréal que l'argent était pour M. Woerth, mais "Madame n'allait pas bien, elle n'a donc pas compris". Claire Thibout assure que l'argent a été remis le lendemain à Eric Woerth, mais ne prétend pas avoir assisté à cette scène.

    A la suite de cet épisode, l'épouse d'Eric Woerth, Florence, est embauchée dans la société Clymène, chargée de valoriser la fortune de Mme Bettencourt. Une embauche que Claire Thibout estime avoir été faite "derrière son dos" par M. de Maistre, car M. Bettencourt "n'aurait sans doute pas été d'accord, il aurait dit : 'On ne mélange pas tout'".

    Puis, début 2008, M. de Maistre reçoit la Légion d'honneur (lien payant) des mains d'Eric Woerth. "Ce n'est que plus tard que je me suis rendue compte de l'enchaînement des événements", explique la comptable : remise d'espèces, embauche, Légion d'honneur.

    UN TROMBONE TOUS LES 20 BILLETS DE 100

    Employée chez les Bettencourt pendant treize ans, Mme Thibout a confirmé, le 14 septembre au juge d'instruction Jean-Michel Gentil, la circulation des espèces à l'hôtel particulier de Neuilly, sans lésiner sur les détails : elle mettait un trombone tous les 20 billets de 100 euros "pour qu'il s'y retrouve" et notait sur l'enveloppe kraft la somme en euros et en francs, voire en centimes.

    Mme Thibout juge "plausible" que l'infirmière de Liliane Bettencourt ait pu assister à une remise d'enveloppe à M. Sarkozy, comme l'a indiqué la juge de Nanterre Isabelle Prévost-Desprez, dans un livre. "Tout était possible à la fin, quand Madame allait mal. Son infirmière était très présente à ses côtés, elle a donc pu assister à beaucoup de choses", lance-t-elle.

    "JE NE SUIS PAS LA COMPTABLE FOLLE, MENTEUSE"

    Si Claire Thibout parle de nouveau aujourd'hui, c'est "d'abord parce qu'[elle] veu[t] que l'on sache que les procédures qui [la] visaient ont été fermées". Accusée de vols de documents, subornation de témoin et dénonciation calomnieuse à l'encontre d'Eric Woerth, la comptable s'estime aujourd'hui "lavée de tout soupçon" : "Je ne suis pas la comptable folle, menteuse, comme certains ont voulu le faire croire."

    "Marquée au fer rouge par l'affaire", Claire Thibout, 53 ans, dit aujourd'hui sa vie de famille "dévastée". Depuis 2010, son mari et elle sont au chômage, ses enfants "très perturbés". Elle se souvient de ses douze interrogatoires, "sous pression", réalisés l'été dernier après son témoignage dans une interview à Mediapart, comme d'un "véritable calvaire" : "Témoin, j'ai été traitée comme une accusée. J'ai eu l'impression de devenir l'ennemi public numéro un…"

    De la manière dont on l'interrogeait, avec des policiers qui "ont tout fait pour [la] faire revenir sur [ses] propos", elle pense que "des gens très haut placés étaient à la manœuvre", explique celle qui a fait les comptes des Bettencourt de 1995 à 2008.

    Le Monde.fr avec AFP

    http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/09/28/la-comptable-des-bettencourt-rompt-le-silence_1578701_823448.html#xtor=AL-32280308

    Affaire Bettencourt : le procureur Courroye convoqué aux fins de mise en examen

    http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/09/28/affaire-bettencourt-le-procureur-courroye-convoque-aux-fins-de-mise-en-examen_1578750_3224.html#xtor=AL-32280308

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    Re: L'Europe de la paix et des droits de l'homme : mon oeil !

    Message  Ninon74 le Jeu 29 Sep - 0:35

    La chère campagne de Sarkozy en 2007

    Par Romain Rosso et Benjamin Sportouch, publié le 27/09/2011 à 14:48


    Nicolas Sarkozy devient le nouveau président de la République le 6 mai 2007 après une campagne, qui lui aura coûté 21 millions d'euros.

    REUTERS/Philippe Wojazer

    Comment le candidat Sarkozy a-t-il dépensé les quelque 21 millions d'euros inscrits dans ses comptes de campagne? Enquêtes, déplacements, meetings... L'Express dévoile les factures.

    L'Express a pu éplucher les comptes de la campagne de 2007 du candidat Nicolas Sarkozy, archivés à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP). Le candidat UMP a dépensé un peu plus de 21 millions d'euros -326 000 euros de plus que Ségolène Royal, sans dépasser le plafond autorisé. Tout ceci est donc parfaitement légal et la commission a validé ces factures. Toutefois, l'analyse de leur contenu est très intéressante: elle montre que Nicolas Sarkozy ne lésinait pas sur les moyens.

    Pourra-t-il toujours le faire en 2012, dans un contexte de crise économique, même si la limite imposée aux candidats est plus élevée?

    Des sondages ciblés

    Nicolas Sarkozy est friand de sondages, mais moins que Ségolène Royal. L'Association pour le financement de la campagne du candidat UMP, présidée par Eric Woerth, a dépensé 527 800 euros, contre 836 807 euros pour sa rivale socialiste. L'UMP en a payé la plus grande part (383 796 euros).

    Surprise: Publifact, la société de l'ancien journaliste de Minute Patrick Buisson, devenu conseiller officieux de Sarkozy, a mené 14 enquêtes, pour un montant de 125 580 euros. Publifact a notamment réalisé, à la fin de mars 2007, deux sondages sur des sujets constituant des marqueurs idéologiques de Nicolas Sarkozy: le premier sur les "candidats et l'identité nationale", dans les semaines suivant l'annonce de la création d'un ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale; le deuxième sur la "perception des événements de la gare du Nord". Après de graves échauffourées, Nicolas Sarkozy avait affiché sa fermeté: "Je ne veux pas laisser l'ordre à l'extrême droite."

    Dans les comptes, on trouve également deux factures de l'institut OpinionWay, qui a réalisé sept vagues d'études qualitatives, en janvier et février 2007, pour un montant de 31 395 euros. Ipsos -dont le directeur général de l'époque, Pierre Giacometti, a ensuite travaillé pour l'Elysée- a fourni 59 800 euros d'études sur le "suivi de l'actualité de la campagne". Toutefois ce montant n'a pas été accepté par la commission comme une dépense électorale.

    Paris-Rouen aller-retour: 25 847,50 euros

    Plus d'un demi-million d'euros. C'est la somme dépensée, pendant la campagne, par Nicolas Sarkozy en avions d'affaires. Pour ses déplacements et ses meetings, le candidat UMP a loué une trentaine de jets privés - et un hélicoptère - avec une nette préférence pour le confortable Falcon 900 de Dassault Aviation. Coût moyen de cet appareil: 17 407,50 euros. Peu importe la distance, comme en atteste cet aller-retour Paris Le Bourget- Rouen, du 24 avril 2007, facturé 25 847,50 euros (139 kilomètres par la route). Pour se rendre à Montpellier, aucun avion n'est trop grand pour le futur prési- dent. Le 3 mai 2007, il a affrété un Embraer 145 de 49 sièges. Montant: 38 822,16 euros.

    Le candidat tout confort

    Comme sa rock star préférée, Johnny Hallyday, Nicolas Sarkozy prépare son entrée en scène. En atteste le confort de sa loge à chacun de ses meetings. A celui de Lille, le 28 mars 2007, par exemple, il dispose d'un espace de 100 mètres carrés réalisé de toutes pièces pour plus de 3 000 euros, avec moquette au sol. Sans compter la location d'un canapé trois places et d'un fauteuil en cuir (525 euros). Une cloison en bois est prévue pour une maquilleuse, qui accompagne le candidat Sarkozy. La prestation est facturée 956,80 euros. En matière de restauration, Nicolas Sarkozy a aussi des exigences: des sandwichs "sans graisse", une machine à café expresso et une boîte de chocolats, son péché mignon.

    Les meetings les plus coûteux

    Les réunions publiques constituent le poste de dépenses le plus élevé, avec un total de plus de 12 millions d'euros, comprenant les locations de salles, les cars de militants, l'engagement d'agents de sécurité, les frais de retransmission et... le recours à deux interprètes traduisant en langue des signes pour les grands meetings.

    Les plus onéreux:

    Le Zénith de Paris, le 18 mars: 641 876 euros

    Paris-Bercy, le 29 avril: 478 844 euros

    Lyon, le 5 avril: 400 963 euros

    Marseille, le 19 avril: 333 538 euros

    Montpellier, le 3 mai: 328 341 euros

    Ces adhérents très choyés

    Pour financer sa campagne, Nicolas Sarkozy a créé le Cercle 2007, un club de sympathisants fortunés. Objectif: "rechercher des fonds" et "fidéliser". Au moins 42 000 euros y sont consacrés. Outre la création d'un logo, de cartes de membre, de bulletins d'information, les factures mentionnent la location de fichiers pour élargir le public visé: anciens élèves d'HEC et de l'Essec, les deux écoles de commerce les plus réputées, adhérents de l'Automobile Club de France ou membres du très sélect Tir au pigeon. Ces privilégiés ont droit à une lettre personnalisée pour assister aux meetings régionaux. Pour celui de l'entre-deux-tours à Paris-Bercy, 1500 badges estampillés "Cercle 2007" ont été édités, afin de faciliter l'accès de ces VIP aux premières loges.

    La Réunion à tout prix

    Pas de campagne sans déplacement sous les cocotiers et les palmiers. Lors de sa visite à la Réunion, le 15 février 2007, Nicolas Sarkozy a dépensé 81 276,27 euros en frais de déplacements -billets d'avions, hôtels et location de voitures-, dont 14 417, 55 euros à la société Prestige limousines. Côté couleur locale, un groupe de dix danseurs a été engagé. Coût: 1 200 euros pour quarante-cinq minutes de prestation. 98 autocars ont été nécessaires à l'acheminement des militants, venus des quatre coins de l'île (46 858,40 euros). La facture traiteur s'élève à 36 250,01 euros. Total de cette virée: 314 199 euros.


    http://www.lexpress.fr/actualite/politique/la-chere-campagne-de-sarkozy-en-2007_1034400.html?xtor=EPR-787

    Celle qui s'annonce achèvera de ruiner la France, sans compter tous les autres candidats. Crying or Very sad
    Ces gens ont perdu toute valeur de l'argent, mais ils se permettent de dire au peuple de se priver encore un peu plus.

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    Ninon74

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    Re: L'Europe de la paix et des droits de l'homme : mon oeil !

    Message  Ninon74 le Sam 1 Oct - 0:02

    Gel du prix du gaz: la Commission de régulation désavoue le gouvernement

    PARIS - La Commission de Régulation de l'Energie (CRE) a émis vendredi un avis défavorable au gel des tarifs du gaz pour les particuliers décidé par le gouvernement, opéré selon elle contrairement à ce qu'exige la loi.

    Contrairement à ce qu'exige la loi, l'évolution des tarifs prévue par le projet d'arrêté est très insuffisante pour couvrir les coûts d'approvisionnement et hors approvisionnement de GDF Suez au 1er octobre 2011, estime l'autorité chargée du bon fonctionnement des marchés du gaz et de l'électricité.

    En conséquence, la CRE émet un avis défavorable au projet d'arrêté qui lui est soumis, ajoute-t-elle dans sa délibération. Les avis de la CRE sont seulement consultatifs.

    Le gouvernement a décidé la semaine dernière d'un nouveau gel des tarifs pour les particuliers (déjà appliqué le 1er juillet) et d'une hausse pour les entreprises limitées à 4,9%, sur fond de révision de la formule de calcul des prix critiquée notamment par des associations de consommateurs.

    En vertu de cette formule, la hausse aurait dû être de l'ordre de 10% pour les particuliers et de 8,8% pour les entreprises, selon la CRE

    Après la décision du gouvernement, GDF Suez a annoncé pour la première fois qu'il allait poursuivre l'Etat, son principal actionnaire, devant la justice administrative, en chiffrant son manque à gagner à 290 millions d'euros pour le second semestre.

    GDF SUEZ


    (©AFP / 30 septembre 2011 12h14)


    http://www.romandie.com/news/n/_Gel_du_prix_du_gaz_la_Commission_de_regulation_desavoue_le_gouvernement300920111209.asp


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    Ninon74

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    Re: L'Europe de la paix et des droits de l'homme : mon oeil !

    Message  Ninon74 le Sam 1 Oct - 0:31

    La dictature est en marche Suspect

    Italie: la lettre "secrète" de la BCE à Rome publiée

    AFP

    Mis en ligne le 29/09/2011
    L'annonce de l'existence de cette lettre en août avait suscité une vive polémique en Italie, l'opposition ayant accusé Silvio Berlusconi d'avoir placé le pays sous "tutelle".

    Le Corriere della Sera publie jeudi in extenso la lettre "secrète" envoyée début août par la Banque centrale européenne (BCE) à Rome, pour lui demander de prendre des mesures urgentes afin de rassurer les marchés, qui a suscité une vive polémique en Italie.

    Dans cette lettre datée du 5 août, le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, et le gouverneur de la Banque d'Italie, Mario Draghi, qui va lui succéder le 1er novembre, appellent Rome à "une action urgente", "essentielle pour restaurer la confiance des investisseurs" alors que les marchés étaient en panique face au risque de contagion de la crise de la dette à l'Italie. MM. Trichet et Draghi insistent notamment sur la nécessité pour l'Italie d'arriver à l'équilibre budgétaire dès 2013, soit un an plus tôt que l'objectif fixé par le plan d'austérité adopté mi-juillet.

    La BCE appelle aussi Rome à "intervenir davantage sur le système de retraites", notamment en alignant plus rapidement l'âge de départ en retraite des femmes sur celui des hommes dans le privé, à durcir les règles de remplacement des fonctionnaires partant à la retraite et à baisser "si nécessaire" les salaires dans la fonction publique. Enfin, l'institution de Francfort souligne l'urgence d'adopter des "mesures significatives pour renforcer le potentiel de croissance", en libéralisant les services et les professions, en réformant le marché du travail ou en privatisant des services public locaux.

    Contactée par l'AFP, la BCE s'est refusée jeudi à tout commentaire sur la publication de cette lettre. La plupart de ces recommandations avaient été suivies immédiatement par le gouvernement de Silvio Berlusconi, qui avait annoncé, dès le 5 août au soir, sa décision d'anticiper l'équilibre budgétaire à 2013 dans le cadre d'un nouveau plan de rigueur draconien, entériné par le Parlement le 14 septembre. Trois jours plus tard, la BCE rachetait des obligations italiennes sur le marché afin de calmer les tensions. M. Trichet a toutefois assuré début septembre qu'il n'y avait eu "aucune négociation" entre la BCE et Rome pour conditionner ces rachats à l'adoption de nouvelles mesures.

    L'annonce de l'existence de cette lettre en août avait suscité une vive polémique en Italie, l'opposition ayant accusé Silvio Berlusconi d'avoir placé le pays sous "tutelle".

    http://www.lalibre.be/economie/actualite/article/688497/italie-la-lettre-secrete-de-la-bce-a-rome-publiee.html

    http://www.corriere.it/economia/11_settembre_29/sensini_documento_bce_e68f29d6-ea58-11e0-ae06-4da866778017.shtml

    http://www.boursorama.com/monbourso/redaction-participative/article.phtml?id=95



    darna

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    Re: L'Europe de la paix et des droits de l'homme : mon oeil !

    Message  darna le Lun 3 Oct - 13:44

    Que leur cirque continue donc. La planète vous prouvera encore très prochainement, de quel bois Elle chauffe ! Elle ne compte plus sur des infos récupérées, pour s'exprimer ! Elle n'est pas stérile et ne se contente plus de discours stériles, Elle ! Non mais !
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    Vers un fascisme de la dette européen ?

    Message  logan2 le Mar 25 Oct - 15:21


    Imaginez une autorité nouvelle qui demande, quand elle le veut, aux Etats de payer dans les 7 jours des montants non plafonnés. Une autorité qui peut accuser sans être accusée. Une autorité dont les dirigeants et employés bénéficient de l'immunité. Une autorité qui ne peut pas être attaquée par les tribunaux. Des gouvernements qui ne peuvent plus revenir sur les engagements pris par leurs prédécesseurs auprès de cette autorité. Une autorité non élue qui détiendrait dans une seule main les caisses des Etats européens. Et bien cette autorité est en cours de création. Elle s'appelle le MES, le Mécanisme Européen de Stabilité qui devrait entrer en vigueur en 2013. Vous n'en avez jamais entendu parlé ? HaOui s'est procuré la version anglaise de ce traité en cours de ratification et vous propose en exclusivité sa traduction, car opacité oblige, sa version française n'est pas diffusée...

    Extraits du projet de traité en cours de ratification

    Article 3
    Objet
    L’objet du MES est de mobiliser des fonds et fournir une assistance financière, sous stricte conditionnalité de politique économique, au profit des Membres du MES qui connaissent ou sont menacées par des problèmes de financement grave, si cela s’avère indispensable pour sauvegarder la stabilité financière de la zone euro dans son ensemble. A cet effet, le MES est en droit de lever des fonds par émission d'instruments financiers ou en concluant des accords financiers ou autres arrangements avec les Membres du MES, les institutions financières ou d'autres tiers.

    Article 8
    Capital social
    1. Le capital social s'élève à 700 milliards d’euros (EUR 700 000 000 000).

    Article 9
    Appels du capital
    [...] Les Membres du MES, irrévocablement et inconditionnellement, s'engagent à payer sur demande l’appel de capital effectué par le Directeur Général conformément au présent paragraphe, cet appel devant être payé dans les sept (7) jours suivant la réception de ladite demande.

    Article 10
    Les changements dans le capital social
    1. Le Conseil des Gouverneurs [...] peut décider du changement du capital social et de la modification de l'article 8 et l'annexe 2 en conséquence.

    Article 27
    Le statut juridique du MES, les immunités et privilèges

    2. Le MES a la pleine personnalité juridique, il doit avoir la pleine capacité juridique:

    (A) pour acquérir et aliéner des biens immobiliers et mobiliers;

    (B) pour contracter;

    (C) pour ester en justice et

    (D) pour entrer dans un accord cadre et / ou des protocoles nécessaires pour s’assurer que ses statuts, privilèges et immunités sont reconnus et mis en vigueur.

    3. Le MES, ses biens, fonds et avoirs, où qu'ils se trouvent et quel qu'en soit le détenteur, jouissent de l'immunité de toute forme de procédure judiciaire, sauf dans la mesure où le MES renonce expressément à son immunité dans le but de toute procédure ou par les conditions de tout contrat, y compris la documentation sur les instruments financiers.

    4. La propriété, le financement et les actifs du MES, où qu'ils se trouvent et quel qu'en soit le lieu, sont exempts de perquisition, réquisition, confiscation, expropriation ou de toute autre forme de saisie, de prise ou forclusion par action de l'exécutif, judiciaire, administrative ou législative.

    Article 30
    Immunités des personnes

    1. Gouverneurs, Gouverneurs suppléants, Directeurs, Directeurs suppléants, le Directeur Général et membres du personnel doivent être à l'abri de poursuites à l'égard des actes accomplis par eux dans leur qualité officielle et jouissent de l'inviolabilité à l'égard de leurs papiers officiels et documents, sauf lorsque le Conseil des Gouverneurs renonce expressément à cette immunité.



    Ces quelques articles, d'apparence anodine, ne le sont plus du tout si on arrive à mesurer l'étendue des prérogatives qu'ils octroient. Les attributions sont énormes mais surtout les montants sont colossaux. On parle de centaines de milliards d'euros et cela ne fait que commencer...


    http://www.haoui.net/newsletter/2011/octobre18/exclusivite/MES.pdf
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    marc

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    Re: L'Europe de la paix et des droits de l'homme : mon oeil !

    Message  marc le Jeu 27 Oct - 14:54

    Gratiné !
    Vous n'en aviez jamais entendu parlé ? Chez Ah oui ? Non ?
    Ben si, Ninon avait pointé le MES il y a un bail, via un lien vers cet article ...
    On y remarquait que le lien vers freiwelt.net (mondelibre .net) était rompu ... 3 mois pour le mettre en accès libre ! Ben, faut qu'il reste des privilégiés pour recevoir l'info avant les autres ! Sinon qui taxer ? mdr ! Razz
    Bon, merci quand même de l'avoir ressorti !
    A propos, merci aussi à Alter Egaux pour la synthèse Lordon et la découverte de Michéa.
    (Bien que pour fermer la bourse (8/3/10), je pinaillerai en fournissant celui-là (idem m2) (15/8/11) ou l'original (Diplo 2/10-Blog 12/3/10)

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    Re: L'Europe de la paix et des droits de l'homme : mon oeil !

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