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    Le compte à rebours a commencé - Albert Jacquard

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    Ninon74

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    Le compte à rebours a commencé - Albert Jacquard

    Message  Ninon74 le Dim 10 Avr - 22:57

    La date de la conférence est malheureusement passée, mais l'important sont les paroles car l'homme connait les hommes........ !

    Albert Jacquard : “Le compte à rebours a commencé”


    Mercredi 6 avril 2011 à 19:25 par Briac Trébert

    Le professeur Albert Jacquard est polytechnicien, généticien des populations, humaniste et écrivain. Il sera en conférence ce jeudi 7 avril, à Caen, dans le cadre de l’Agenda 21, et présentera son ouvrage « Le compte à rebours a-t-il commencé ? ».


    Le compte à rebours a-t-il déjà commencé ?
    Il a déjà commencé puisque de toute façon, l’histoire n’a pas de début ni de fin, c’est une continuité. Il faut tenir compte dès maintenant des limites de la planète. Il faut que l’on révise tous nos raisonnements, réfléchir à un plan de développement compatible avec ce que la Terre nous propose.
    Quelles sont les solutions pour vivre en harmonie avec la Terre ?
    Le plus urgent est de sortir du nucléaire, car, sinon, on va tout droit à la catastrophe. Le Japon en est un exemple. Il faut savoir que naturellement, un mètre carré de la Terre reçoit 1 kilowatt et demi d’énergie (solaire), cela serait compatible avec un mode de vie plus raisonnable. Nous n’avons pas besoin du nucléaire. C’est un leurre total. Nous devons rentrer dans une phase de décroissance et arrêter de vivre dans une accélération permanente de la consommation, qui nous mène à la catastrophe. Nous devons tout repenser et changer de modèle économique.

    Vous venez faire une conférence dans le cadre de l’Agenda 21 caennais. Que pensez-vous de cette initiative ?

    Cette initiative prise en 1992 lors du sommet de la Terre à Rio de Janeiro est une excellente idée. Enfin un projet crédible qui peut réunir tous les États de la Terre. Maintenant, il ne reste plus qu’à le mettre en place !

    Pratique. Jeudi 7 avril, à partir de 17h30, Forum Agenda 21, au Mémorial de Caen, esplanade Général Eisenhower, à Caen. Tél : 02 31 06 06 44. Albert Jacquard rencontrera également des enfants de l’école HQE (Haute Qualité Environnementale) de la Haie Vigné, ce jeudi, de 15h à 16h.

    http://www.cotecaen.fr/2011/04/06/albert-jacquard-le-compte-a-rebours-a-commence/



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    Ninon74

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    Re: Le compte à rebours a commencé - Albert Jacquard

    Message  Ninon74 le Lun 19 Sep - 1:02

    Jared Diamond : Effondrement. Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie

    Effondrement? Evitons d'emblée les faux-sens. Ce n'est pas de civilisations dont nous parle ce livre, mais de sociétés. Car de nombreuses sociétés se sont effondrées au sens littéral du terme: le nombre de leurs membres est devenu infime, comme chez les Mayas ou dans l'île de Pâques, voire est devenu nul, comme chez les Vikings du Groenland. Pourquoi ces disparitions ou presque? Il n'existe pas d'explication unique, nous explique Jared Diamond, mais l'absence de maîtrise de la dégradation de l'environnement a toujours joué un rôle clé.

    La société pascuane, engagée dans une sorte de concurrence pour le prestige entre les chefs des clans qui se partageaient l'île de Pâques, a érigé un nombre croissant de ces statues gigantesques désormais célèbres. Mais il leur fallait pour cela beaucoup de troncs, pour faire glisser, puis dresser les pierres sculptées de plusieurs dizaines, voire centaines, de tonnes. Et beaucoup de cordes fabriquées également à partir des palmiers. Les rats, introduits involontairement depuis les bateaux des rares "visiteurs" étrangers, firent le reste. Sans bois, les habitants durent renoncer à fabriquer des pirogues, donc à pêcher; la surface agricole s'éroda, l'eau récupérable se fit encore plus rare. Et la société disparut quasiment, perdant plus de neuf dixièmes des siens.

    Chez les Vikings du Groenland, le schéma fut différent: ils voulurent élever des vaches et méprisèrent les Inuits, qui auraient pu leur apprendre les techniques de survie. Là encore, la déforestation joua un rôle décisif et les Vikings moururent de faim. Or, souligne Diamond, ce n'était pas fatal: les habitants de l'île de Tikopia, comparable à celle de Pâques, surent maîtriser la croissance de leur population et trouver des formes d'agriculture durable. Même leçon de l'expérience en Nouvelle-Guinée et au Japon, tous deux menacés par la déforestation: la gouvernance politique de ces deux îles sut inverser la tendance, et donc assurer l'avenir. La clé a été, dans tous ces cas, une économie sachant tenir compte des fragilités de l'environnement.

    Agir sans tarder

    C'est justement le défi auquel les sociétés contemporaines sont confrontées. Certes, la mondialisation limite en apparence les risques auxquels elles peuvent être exposées: même dans les pays les plus fragiles, comme Haïti ou le Rwanda, il est toujours envisageable de venir au secours des populations en détresse. Mais les secours n'arrivent pas toujours, et pas toujours à temps; les donataires peuvent aussi se lasser. Surtout, la mondialisation, en réduisant la contrainte apparente pour chaque société, supprime la prise de conscience et l'incitation au changement. C'est ainsi que l'Australie, en pratiquant une production minière, épuise ses terres et ses ressources; que la Chine, bien qu'ayant pris conscience du caractère insupportable de sa croissance démographique antérieure, gaspille et maltraite son capital naturel. "Les sociétés sont à ce point interconnectées que le risque auquel nous sommes confrontés est celui d'un déclin mondial."

    La faute en revient-elle aux entreprises et aux vues trop courtes d'un capitalisme assoiffé de profits? Diamond écarte cette analyse, insistant sur le rôle modérateur que les questions d'image, la pression de la société civile ou tout simplement la prise en compte des coûts futurs peuvent jouer: "Nettoyer est en général bien plus coûteux que prévenir." Le monde est un polder, écrit-il, reprenant l'image des Pays-Bas dont une partie du territoire est située en dessous de la mer: si les pompes ne marchent plus, c'est la population toute entière qui disparaît. Aucun des risques environnementaux actuels n'est (encore) irréversible. Les pompes fatiguent, certaines sont en panne, mais elles sont réparables. Il faut faire vite et ne plus prendre les indicateurs économiques comme seuls guides de l'action collective. Ce livre, impressionnant de savoir et d'information, fait en tout cas réfléchir, sans tomber dans le catastrophisme trop fréquent en ce domaine. Et, ce qui ne gâte rien, il se dévore tant il est facile à lire.

    http://www.alternatives-economiques.fr/effondrement-comment-les-societes-decident-de-leur-disparition-ou-de-leur-survie-par-jared-diamond_fr_art_201_23488.html

    4000 ans de Fukushima (partie I)

    http://www.fakirpresse.info/4000-ans-de-Fukushima-partie-I.html

    4000 ans de Fukushima (partie II)

    http://www.fakirpresse.info/4000-ans-de-Fukushima-partie-II.html

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