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Petit texte à plusieurs pour le Sarkophage 5 5 9

    Petit texte à plusieurs pour le Sarkophage

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    miguel...

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    Re: Petit texte à plusieurs pour le Sarkophage

    Message  miguel... le Dim 19 Fév - 6:49

    fredboutet a écrit:Nouvelle tentative.
    Y'a que moi qui arrive à écrire on dirait !
    L'accroche de Paul Aries, c'est "utopiser".
    Moi je sais pas trop faire en dehors de mes propres rêves.
    Mais on peut à plusieurs essayer une synthèse des utopies.
    Que chacun puisse au moins y d'une part y accrocher la sienne et d'autre part avoir conscience des différences avec les autres.
    Y'a toujours pas de titre. 8600 signes.
    fred



    Je l'ai mis là :
    https://etherpad.mozilla.org/FQoker3IIP

    fredboutet

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    Nouvelle version

    Message  fredboutet le Dim 19 Fév - 13:18

    Nouvel essai intégrant les modifications de Miguel et Caleb Iri. Il n'y a toujours pas de titre et cela fait 8535 signes.

    -------------

    Le nouveau Président de la République va-t-il tenir quatre mois ? La nouvelle assemblée 2012 va-t-elle pouvoir travailler seulement un an ? La crise ne s'arrête pas aux élections. Un effondrement monétaire pourrait générer une colère monumentale de la rue, les nouveaux élus écopant alors pour les précédents. Cette colère serait légitime mais dangereuse car l'histoire montre que la rue est manipulée si elle ne sait pas ce qu'elle veut. C'est pourquoi elle doit être précédée d'une réflexion sur ce que nous voulons mettre en place collectivement, pour changer les règles, et comment.

    La Constitution, c'est le socle sur lequel ont été produites les lois actuelles. C'est la base de ce qui nous unit tous. Notre Constitution d'aujourd'hui contient en préambule la déclaration universelle des droits de l'homme. Puis un ensemble de principes sont énumérés.

    Il n'y a pas que « la rue ». Le 9 février 2012, Dominique Rousseau auteur de l'ouvrage : "Le Consulat Sarkozy" éd. Odile Jacob, professeur de droit constitutionnel répond aux questions de Guillaume Erner sur France Inter :
    G.E. : « La séparation des pouvoirs, elle est assurée en France aujourd'hui Dominique Rousseau ? »
    D.R. : « Non. »
    G.E. : « Donc on n'a pas de constitution ? »
    D.R. : « Donc on n'a pas de constitution. Donc il faut en faire une autre... »

    Les principaux problèmes de la constitution actuelle

    Tous nos problèmes viennent du fait que nous ne décidons de rien. Nous sommes dépossédés de notre avenir, lequel s'assombrit parce que les cent compagnies qui dirigent le monde ont des intérêts diamétralement opposés à l'intérêt général. Le mensonge institutionnel est perpétué à l'école : si nous ne sommes pas en dictature, alors nous serions en démocratie ? Pourtant « demos » le peuple, « cratie » le pouvoir. Avant tout, rédiger une nouvelle constitution, c'est arrêter de se mentir, de mentir aux autres, de mentir aux enfants.

    Aristote disait qu'à l'origine de la démocratie, il y a le débat en public non délibératoire. On discute, en public, on ne prend aucune décision. C'est la base de tout. Aujourd'hui, seuls les massmédias organisent des débats. Ils sont biaisés, parce qu'arrangés. La nouvelle constitution doit permettre et encourager, voire instaurer le débat public.

    La représentation - un député pour 20000-50000 habitants - est un leurre : comment une seule personne pourrait avoir la force et la sagesse d'une telle masse d'opinions ? A l'inverse, dans une assemblée générale, plus les avis sont divers, et plus la conscience collective – et peut-être la décision – tiendra compte de la complexité du monde, et évitera ainsi les extrêmismes, comme ceux que nous subissons aujourd'hui et qui nous menacent demain. Aussi, il va falloir introduire plus de diversité dans les mécanismes décisionnels de la République, et moins de représentation.

    La tentation nationaliste

    Nous savons tous après quels événements dramatiques ont été rédigés les principes de notre constitution : la guerre 39-45, la guerre d'Algérie. C'est l'histoire d'une souveraineté, d'une langue, d'une culture. Nous parlons français des Pyrénées à Strasbourg mais c'est une réalité que de dire que le peuple ne l'a pas décidé. Ce sont les rois, les seigneurs, les banquiers italiens puis anglais, les puissants qui ont frappé de la monnaie pour lever des armées et parcouru l'Europe pour "unifier" des territoires. Ce sont les cités qui ont abandonné leur souveraineté à l'Etat. Nous sommes dépossédés de notre destin dès lors que la cité où nous habitons délaisse sa souveraineté à une entité dominatrice.

    Donc, avoir une identité nationale ne fait pas de nous des va-t-en guerre pour "la patrie". Ce sont les riches, les capitalistes, qui veulent que nous partions en guerre pour la patrie. Mais nous, le peuple, nous n'en voulons rien. La question est posée à ceux qui pencheraient vers la dangereuse tentation nationaliste : vous voulez la guerre pour la patrie qui n'aboutit qu'à la victoire du capitalisme ?

    Avec d'autres pays, nous partageons l'expérience de la « démocratie représentative », qui n'est pas une démocratie mais une sorte d'oligarchie, dixit Hervé Kempf. Leur système est également en crise aussi. Notre identité nationale est liée à la leur. Il faut veiller à ce que ce sentiment naturellement anti-système ne dégénère en mouvements guerriers entre nations capitalistes, prenant pour prétexte des menaces religieuses.

    Le processus constituant

    La manière dont s'organise le processus constituant a une importance stratégique. Si la fabrication de l'assemblée constituante consiste en une juste répartition des postes aux grandes familles philosophiques, alors une élection à la proportionnelle s'impose, le maintien d'une compétition entre partis est inévitable et leur affrontement risque de passer à côté de l'essentiel. Si la fabrication de l'assemblée constituante consiste en un tirage au sort dans la population, alors le filtre des partis et les affrontements idéologiques cristallisés seront plus facilement dépassés. Enfin, si la constitution s'écrit à partir d'assemblées locales coordonnées, alors la participation de tous à la refondation des règles de la cité est garantie.

    Exemple, en Islande, suite au refus citoyen de payer la dette à la place des  dirigeants de banques, il y a eu un processus d'assemblée constituante, dans le silence le plus complet des massmédias français. En novembre 2010, vingt-cinq personnes ont été élues parmi un ensemble de candidats qui ne devaient pas être des élus de la République en exercice. Fin juillet 2011, l'assemblée constituante a rendu au Président une première version du nouveau texte, qui a été élaboré en concertation avec la population par les moyens électroniques modernes.

    Sans surprise, puisque l'assemblée constituante islandaise avait été élue au suffrage universel, l'article un de la nouvelle constitution déclare que l'Islande est une « démocratie parlementaire ». Autrement dit : c'est notre système actuel, avec des améliorations : éducation, liberté des médias, etc. Rien ne change. Le processus de désignation des constituants a donc une importance cruciale sur la nature des institutions à venir. Reste pour les Islandais à savoir ce que leurs « autorités » voudront prendre et vont jeter de ce nouveau texte. Et reste aux français à trouver leur propre manière de se constituer en peuple libre.

    Ce qui doit se passer, nos rêves

    Nous devons écrire notre histoire. Nous ne devons plus la subir sans la comprendre. Nous devons faire preuve de pédagogie envers nos enfants, envers ceux qui n'ont pas eu le loisir de réfléchir, bernés et emportés par les massmédias et toutes les drogues qui vont avec. Nous ne devons pas accepter une constituante qui serait totalement à l'opposé de nos convictions. A chacun de se prendre en main, cesser de réclamer frénétiquement toujours plus de solidarité.

    Nous devons être des citoyen(ne)s qui arrivent à penser par eux-mêmes. Nous devons être des citoyen(ne)s qui brisent les chaînes des ECM (Eléments de Conditionnement Mental) qui les entourent. Nous devons être ces gens qui se délivrent des carcans des massmédias, et osent proposer des idées originales, des idées qui leurs sont propres. Nous devons former nos jeunes à cela. Il faut leur montrer cette libération. Il faut oser sa personnalité à la face de ceux qui revendiquent d'oeuvrer pour les autres, dans le cadre de la loi, avec les moyens mis à leurs dispositions. « Un bon voisin est un voisin qui trie ses déchets et qui me dénonce si je ne le fait pas », ironise Iegor Gran. C'est cette énergie qui doit se déverser sur la société, c'est cette énergie qui va enclencher le processus d'une constituante ; de proche en proche, probablement sans les massmédias.

    Il va falloir s'organiser pour rédiger ces règles. Nous ne pourrons jamais être d'accord sur tout. Nous ne pourrons jamais vivre une entente totale, mais nous devrons savoir mettre en scène et dépasser nos désaccords. Parce qu'il est une chose sur laquelle nous pouvons accorder nos perceptions : l'Autre aussi recherche l'égalité, la liberté. L'Autre est aussi là pour faire cesser les arrangements en coulisses entre « puissants ». L'Autre qui a des idées différentes, est d'accord pour étaler les problèmes sur la place publique. L'Autre, qui veut mettre ses idées en avant, est d'accord pour écouter les miennes à son tour. Nous sommes les 99%. L'Autre est également prêt à faire confiance aux 99%. Nous devons rédiger une constitution pour 100% en oubliant toutes nos rancoeurs passées. Ce n'est pas simple mais c'est faisable.

    miguel...

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    Re: Petit texte à plusieurs pour le Sarkophage

    Message  miguel... le Dim 19 Fév - 15:48

    fredboutet a écrit:
    Il n'y a pas que « la rue ».

    C'est ce qu'on appelle un sacré racourci, mais pour provoquer une constituante, je crois que si, ou alors voter Poutou, mais il reste du monde à convaincre.

    fredboutet a écrit:
    Le 9 février 2012, Dominique Rousseau auteur de l'ouvrage : "Le
    Consulat Sarkozy" éd. Odile Jacob, professeur de droit constitutionnel
    répond aux questions de Guillaume Erner sur France Inter :
    G.E. : « La séparation des pouvoirs, elle est assurée en France aujourd'hui Dominique Rousseau ? »
    D.R. : « Non. »
    G.E. : « Donc on n'a pas de constitution ? »
    D.R. : « Donc on n'a pas de constitution. Donc il faut en faire une autre... »

    cet argument ne m'emballe pas plus que ça, Sarko et sa bande s'assoient dessus allègrement.

    fredboutet a écrit: Nous devons rédiger une constitution pour 100%
    en oubliant toutes nos rancoeurs passées.

    Si on parle le même langage, disons une constitution pour avantager les 99% sera déjà vachement bien. Les 1% restant devront s'en accommoder.

    PS : Je fais une allergie au terme "identité nationale".

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    Re: Petit texte à plusieurs pour le Sarkophage

    Message  fredboutet le Dim 19 Fév - 16:26

    Salut,

    Je suis d'accord "il n'y a pas que "la rue"", c'est une phrase de trop. Il faut la virer.

    Par contre, il est important de considérer que dans toute nouvelle constitution, la séparation des pouvoirs soit assurée. Ce témoignage récent d'un professeur de droit constitutionnel renforce notre légitimité à refaire une constitution. Que Sarkozy s'en foute, on s'en fout.

    Sur l'histoire des 100% ou 99%, je crois qu'il faut rester avec des valeurs humanistes et oeuvrer pour la totalité de la population. La séparation des pouvoirs permettra à la justice de juger coupables ceux qui le méritent, contrairement à ce qu'il se passe aujourd'hui où l'impunité est garantie du moment que le Président le veut.

    Enfin, sur l'identité nationale, je sais c'est rébarbatif. Mais il faut bien se dire que dès lors que nous laissons le sentiment anti-système être récupéré par le mouvement nationaliste, nous perdons du terrain avec nos propositions de démocratie. Il ne faut pas leur laisser le terrain libre.

    fredboutet

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    Re: Petit texte à plusieurs pour le Sarkophage

    Message  fredboutet le Dim 19 Fév - 17:13

    J'ai déménagé le passage sur la séparation des pouvoirs dans les problèmes. C'est plus clair. Ca lui donne moins d'importance.
    8587 signes.
    Je propose un titre en forme de pastiche.

    --------------------------------------

    Un processus constituant pour tous, tous pour lui ! (D'artagnan)


    Le nouveau Président de la République va-t-il tenir quatre mois ? La nouvelle assemblée 2012 va-t-elle pouvoir travailler seulement un an ? La crise ne s'arrête pas aux élections. Un effondrement monétaire pourrait générer une colère monumentale de la rue, les nouveaux élus écopant alors pour les précédents. Cette colère serait légitime mais dangereuse car l'histoire montre que la rue est manipulée si elle ne sait pas ce qu'elle veut. C'est pourquoi elle doit être précédée d'une réflexion sur ce que nous voulons mettre en place collectivement, pour changer les règles, et comment.

    La Constitution, c'est le socle sur lequel ont été produites les lois actuelles. C'est la base de ce qui nous unit tous. Notre Constitution d'aujourd'hui contient en préambule la déclaration universelle des droits de l'homme. Puis un ensemble de principes sont énumérés.

    Les principaux problèmes de la constitution actuelle

    Tous nos problèmes viennent du fait que nous ne décidons de rien. Nous sommes dépossédés de notre avenir, lequel s'assombrit parce que les cent compagnies qui dirigent le monde ont des intérêts diamétralement opposés à l'intérêt général. Le mensonge institutionnel est perpétué à l'école : si nous ne sommes pas en dictature, alors nous serions en démocratie ? Pourtant « demos » le peuple, « cratie » le pouvoir. Avant tout, rédiger une nouvelle constitution, c'est arrêter de se mentir, de mentir aux autres, de mentir aux enfants.

    Aristote disait qu'à l'origine de la démocratie, il y a le débat en public non délibératoire. On discute, en public, on ne prend aucune décision. C'est la base de tout. Aujourd'hui, seuls les massmédias organisent des débats. Ils sont biaisés, parce qu'arrangés. La nouvelle constitution doit permettre et encourager, voire instaurer le débat public.

    La représentation - un député pour 20000-50000 habitants - est un leurre : comment une seule personne pourrait avoir la force et la sagesse d'une telle masse d'opinions ? A l'inverse, dans une assemblée générale, plus les avis sont divers, et plus la conscience collective – et peut-être la décision – tiendra compte de la complexité du monde, et évitera ainsi les extrêmismes, comme ceux que nous subissons aujourd'hui et qui nous menacent demain. Aussi, il va falloir introduire plus de diversité dans les mécanismes décisionnels, et moins de représentation.

    Sur la séparation des pouvoirs, absolument nécessaire pour que la justice puisse juger coupables ceux qui le méritent, nous relayons cette anectode. Le 9 février 2012, Dominique Rousseau auteur de l'ouvrage : "Le Consulat Sarkozy" éd. Odile Jacob, professeur de droit constitutionnel, répond aux questions de Guillaume Erner sur France Inter :
    G.E. : « La séparation des pouvoirs, elle est assurée en France aujourd'hui Dominique Rousseau ? »
    D.R. : « Non. »
    G.E. : « Donc on n'a pas de constitution ? »
    D.R. : « Donc on n'a pas de constitution. Donc il faut en faire une autre... »

    Détourner le sentiment anti-système de la tentation nationaliste

    La Justice ainsi menottée par le pouvoir, le sentiment anti-système gagne naturellement du terrain. Mais nous ne devons pas laisser ce sentiment être récupéré par les mouvements nationalistes.

    Nous savons tous après quels événements dramatiques ont été rédigés les principes de notre constitution : la guerre 39-45, la guerre d'Algérie. C'est la souveraineté, c'est la langue. Nous parlons français des Pyrénées à Strasbourg mais rappelons que ce n'est pas le peuple qui l'a décidé. Ce sont les rois, les seigneurs, les banquiers, les puissants qui ont frappé de la monnaie pour lever des armées et parcouru l'Europe pour "unifier" des territoires. Ce sont les cités qui ont abandonné leur souveraineté à l'Etat.

    Avoir une identité nationale ne fait pas de nous des va-t-en guerre « pour la patrie ». Ce sont les capitalistes qui ont intérêt à ce que nous partions en guerre au lieu de nous organiser en consituante. La question est posée à ceux qui pencheraient vers la dangereuse tentation nationaliste : vous voulez la guerre pour la patrie alors qu'elle n'aboutit qu'à la victoire du capitalisme ?

    Avec d'autres pays, nous partageons l'expérience de la « démocratie représentative », qui n'est pas une démocratie mais une sorte d'oligarchie, dixit Hervé Kempf. Il faut veiller à ce que ce sentiment anti-système ne dégénère en mouvements guerriers entre nations capitalistes, prenant pour prétexte des menaces religieuses.

    Le processus constituant

    La manière dont s'organise le processus constituant a une importance stratégique. Si la fabrication de l'assemblée constituante consiste en une juste répartition des postes aux grandes familles philosophiques, alors une élection à la proportionnelle s'impose, le maintien d'une compétition entre partis est inévitable et leur affrontement risque de passer à côté de l'essentiel. Si la fabrication de l'assemblée constituante consiste en un tirage au sort dans la population, alors le filtre des partis et les affrontements idéologiques cristallisés seront plus facilement dépassés. Enfin, si la constitution s'écrit à partir d'assemblées locales coordonnées, alors la participation de tous à la refondation des règles de la cité est garantie.

    Exemple, en Islande, suite au refus citoyen de payer la dette à la place des dirigeants de banques, il y a eu un processus d'assemblée constituante, dans le silence le plus complet des massmédias français. En novembre 2010, vingt-cinq personnes ont été élues parmi un ensemble de candidats qui ne devaient pas être des élus de la République en exercice. Fin juillet 2011, l'assemblée constituante a rendu au Président une première version du nouveau texte, qui a été élaboré en concertation avec la population par les moyens électroniques modernes.

    Sans surprise, puisque l'assemblée constituante islandaise avait été élue au suffrage universel, l'article un de la nouvelle constitution déclare que l'Islande est une « démocratie parlementaire ». Autrement dit : c'est notre système actuel, avec des améliorations : éducation, liberté des médias, etc. Rien ne change. Le processus de désignation des constituants a donc une importance cruciale sur la nature des institutions à venir. Reste pour les Islandais à savoir ce que leurs « autorités » voudront prendre et vont jeter de ce nouveau texte. Et reste aux français à trouver leur propre manière de se constituer en peuple libre.

    Ce qui doit se passer, nos rêves

    Nous devons écrire notre histoire. Nous ne devons plus la subir sans la comprendre. Nous devons faire preuve de pédagogie envers nos enfants, envers ceux qui n'ont pas eu le loisir de réfléchir, bernés et emportés par les massmédias et toutes les drogues qui vont avec. Nous ne devons pas accepter une constituante qui serait totalement à l'opposé de nos convictions. A chacun de se prendre en main, au lieu de réclamer frénétiquement toujours plus de solidarité.

    Nous devons être des citoyen(ne)s qui arrivent à penser par eux-mêmes. Nous devons être des citoyen(ne)s qui brisent les chaînes des ECM (Eléments de Conditionnement Mental) qui les entourent. Nous devons être ces gens qui se délivrent des carcans des massmédias, et osent proposer des idées originales, des idées qui leurs sont propres. Nous devons former nos jeunes à cela. Il faut leur montrer cette libération. Il faut oser sa personnalité à la face de ceux qui revendiquent d'oeuvrer pour les autres, dans le cadre de la loi, avec les moyens mis à leurs dispositions. « Un bon voisin est un voisin qui trie ses déchets et qui me dénonce si je ne le fait pas », ironise Iegor Gran. C'est cette énergie qui doit se déverser sur la société, c'est cette énergie qui va enclencher le processus d'une constituante ; de proche en proche, probablement sans les massmédias.

    Il va falloir s'organiser pour rédiger ces règles. Nous ne pourrons jamais être d'accord sur tout. Nous ne pourrons jamais vivre une entente totale, mais nous devrons savoir mettre en scène et dépasser nos désaccords. Parce qu'il est une chose sur laquelle nous pouvons accorder nos perceptions : l'Autre aussi recherche l'égalité, la liberté. L'Autre est aussi là pour faire cesser les arrangements en coulisses entre « puissants ». L'Autre qui a des idées différentes, est d'accord pour parler des problèmes sur la place publique. L'Autre, qui veut mettre ses idées en avant, est d'accord pour écouter les miennes à son tour. Nous sommes les 99%. L'Autre est également prêt à faire confiance aux 99%. Nous devons rédiger une constitution pour 100%. Ce n'est pas simple mais c'est faisable.

    sitouayain

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    Re: Petit texte à plusieurs pour le Sarkophage

    Message  sitouayain le Dim 19 Fév - 19:07

    bon c'est pas mal,

    par contre « Un bon voisin est un voisin qui trie ses déchets et qui me dénonce si je ne le fait pas », ironise Iegor Gran, mwouais, une autre citation serait la bienvenue,sinon on ne saisit pas bien de quelle "énergie" tu parles après...je préfère que le voisin m'invite à l'apéro et me demande de lui prêter un truc plutôt que de me montrer combien sa voiture est plus belle que la mienne et comment sapoubelle est mieux triée pourlesprofits de Véolia...bref...trouves autre chose stp.




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    Re: Petit texte à plusieurs pour le Sarkophage

    Message  miguel... le Dim 19 Fév - 20:42

    Décidément, j'ai un mal fou à me faire comprendre aujourd'hui.
    Je vais essayer d'être plus clair.
    1) Pour moi, sans forcément parler de révolution, je crois que les mouvements sociaux d'ampleur sont les seuls à pouvoir apporter un changement radical de système.

    2) L'extrème droite, les identitaires, la droite populaire etc... sont à fond dans le système, bien sûr. Ils sont contre toutes les avancées sociales et sociétales.

    3) sur les 1% ou je ne sais combien, je ne veux pas parler de jugement, de sanctions ou de grands procès, simplement quand on décidera de partager les richesses, forcément certains feront la gueule mais ce seront les moins nombreux et comme ce sera la loi, ils s'y plieront.

    4) évidemment d'accord pour supprimer le passage que cite Sitouayain.

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    Re: Petit texte à plusieurs pour le Sarkophage

    Message  fredboutet le Dim 19 Fév - 23:01

    Salut Miguel,

    1) Un mouvement social comme celui de Madrid, qu'on baptise "celui des indignés" est très très différent d'un mouvement de colère généré par un effondrement monétaire comme celui de 1929. Si les indignés se rodent aux débats, aux AG, à la pratique de la démocratie, il n'en est rien d'une masse de gens assommés par leur emploi, leurs dettes, les massmédias qui tout d'un coup n'auraient même plus de quoi acheter une baguette de pain. Des gens qui, dans la rue, n'auraient pas les repères des "indignés", et qui justifieraient le recours à la force pour "rétablir l'ordre".

    Je met un bémol à conforter les lecteurs à se jeter dans le premier mouvement social de grande ampleur qui pourrait survenir et qui aurait pour objectif de faire tomber les politiques en place. Les "révolutions arabes" ont été "accompagnées" par les "services US", comme la débacle de l'URSS, pour le plus grand bénéfice des capitalistes de tous poils.

    Je pense qu'on nous demande un texte où il faut insuffler un élan de légitimité, d'envie, à notre réflexion sur la constitution. Il faut donner envie à cette réflexion, plus que de donner envie d'exprimer une colère dans la rue. Je sais je peux paraître timoré en écrivant cela, mais c'est juste mon intuition.

    Si ce n'est pas possible de d'accorder là-dessus, il faut trouver une formule où nous exprimons nos différences d'impressions.

    2) Le Front National a montré qu'il est dans le système, ils font pareil que les autres quand ils arrivent au pouvoir, on l'a vu avec les 4 villes qu'ils ont "gagnées", avec les euros-députés. Certes. Mais qui le dit ? Qui le sait ?

    Ce parti recueille les suffrages de gens qui sont écoeurés par l'impunité des puissants de la République. Il recueille de la sympathie simplement en se comportant autrement que les partis dominant. Exemple : vous lirez ici et là que Marine Le Pen serait appréciée des plateaux télé parce que ce serait la seule candidate à dire bonjour au petit personnel. Vous voyez à quoi tient notre destin !

    C'est organisé : le système actuel doit canaliser les mouvements sociaux dans des partis politiques et syndicaux pour pouvoir survivre. Il faut donc que le FN existe et que les gens votent pour lui. Le système va aider Marine Le Pen à obtenir 500 signatures de maires.

    Autre exemple, chez "Egalité et Réconciliation" (gauche du travail, droite des valeurs), des autoritaires purs et durs, on aime plutôt bien le discours d'Etienne Chouard, qui pourtant, jette aux orties le système de l'élection. Parce que Chouard a un discours violemment anti-système actuel.

    Je ne dis pas que les identitaires sont forcément anti-système. Je dis que des gens deviennent anti-système à force de constater que tout fout le camp et qu'ils peuvent être tentés par ce qui apparaît comme une solution anti-système : la tentation nationaliste. J'ajoute : à nous d'aller vers ces gens et de leur montrer la véritable face du mouvement nationaliste.

    3) Quand les anarchistes se sont rendus maîtres des choses en Espagne, ils ont réagi différemment selon les régions et les circonstances. En Andalousie, régions rurales, au début du sicèle, ils ont expropriés les riches terriens qui les exploitaient. A Barcelone en 1936, la propriété des immeubles n'a pas changé, les propriétaires devant simplement accepter que la gestion de leurs biens soient effectuée dans des conseils, afin de permettre une cohérence à des politiques plus globales comme celle de rendre autonome les habitants en alimentation urbaine.

    Aussi, question partage des richesses, nous savons bien ce que nous avons à faire mais ne présumons pas d'un comportement unique partout. Notre énergie et notre force doit surtout se concentrer sur le processus constituant, véritable pierre angulaire sur laquelle vacillent les contours de la future société.

    4) Je vais reposter en enlevant la citation de Iegor Gran, qui effectivement, n'est finalement pas bien placée.

    fredboutet

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    Re: Petit texte à plusieurs pour le Sarkophage

    Message  fredboutet le Dim 19 Fév - 23:21

    Même texte, sans la citation de Iegor Gran, avec un titre plus explicite. 8494 signes.

    Un processus constituant pour tous, tous pour lui ! (D'Artagnan, mousquetaire du peuple)


    Le nouveau Président de la République va-t-il tenir quatre mois ? La nouvelle assemblée 2012 va-t-elle pouvoir travailler seulement un an ? La crise ne s'arrête pas aux élections. Un effondrement monétaire pourrait générer une colère monumentale de la rue, les nouveaux élus écopant alors pour les précédents. Cette colère serait légitime mais dangereuse car l'histoire montre que la rue est manipulée si elle ne sait pas ce qu'elle veut. C'est pourquoi elle doit être précédée d'une réflexion sur ce que nous voulons mettre en place collectivement, pour changer les règles, et comment.

    La Constitution, c'est le socle sur lequel ont été produites les lois actuelles. C'est la base de ce qui nous unit tous. Notre Constitution d'aujourd'hui contient en préambule la déclaration universelle des droits de l'homme. Puis un ensemble de principes sont énumérés.

    Les principaux problèmes de la constitution actuelle

    Tous nos problèmes viennent du fait que nous ne décidons de rien. Nous sommes dépossédés de notre avenir, lequel s'assombrit parce que les cent compagnies qui dirigent le monde ont des intérêts diamétralement opposés à l'intérêt général. Le mensonge institutionnel est perpétué à l'école : si nous ne sommes pas en dictature, alors nous serions en démocratie ? Pourtant « demos » le peuple, « cratie » le pouvoir. Avant tout, rédiger une nouvelle constitution, c'est arrêter de se mentir, de mentir aux autres, de mentir aux enfants.

    Aristote disait qu'à l'origine de la démocratie, il y a le débat en public non délibératoire. On discute, en public, on ne prend aucune décision. C'est la base de tout. Aujourd'hui, seuls les massmédias organisent des débats. Ils sont biaisés, parce qu'arrangés. La nouvelle constitution doit permettre et encourager, voire instaurer le débat public.

    La représentation - un député pour 20000-50000 habitants - est un leurre : comment une seule personne pourrait avoir la force et la sagesse d'une telle masse d'opinions ? A l'inverse, dans une assemblée générale, plus les avis sont divers, et plus la conscience collective – et peut-être la décision – tiendra compte de la complexité du monde, et évitera ainsi les extrêmismes, comme ceux que nous subissons aujourd'hui et qui nous menacent demain. Aussi, il va falloir introduire plus de diversité dans les mécanismes décisionnels, et moins de représentation.

    Sur la séparation des pouvoirs, absolument nécessaire pour que la justice puisse juger coupables ceux qui le méritent, nous relayons cette anectode. Le 9 février 2012, Dominique Rousseau auteur de l'ouvrage : "Le Consulat Sarkozy" éd. Odile Jacob, professeur de droit constitutionnel, répond aux questions de Guillaume Erner sur France Inter :
    G.E. : « La séparation des pouvoirs, elle est assurée en France aujourd'hui Dominique Rousseau ? »
    D.R. : « Non. »
    G.E. : « Donc on n'a pas de constitution ? »
    D.R. : « Donc on n'a pas de constitution. Donc il faut en faire une autre... »

    Détourner le sentiment anti-système de la tentation nationaliste

    La Justice ainsi menottée par le pouvoir, le sentiment anti-système gagne naturellement du terrain. Mais nous ne devons pas laisser ce sentiment être récupéré par les mouvements nationalistes.

    Nous savons tous après quels événements dramatiques ont été rédigés les principes de notre constitution : la guerre 39-45, la guerre d'Algérie. C'est la souveraineté, c'est la langue. Nous parlons français des Pyrénées à Strasbourg mais rappelons que ce n'est pas le peuple qui l'a décidé. Ce sont les rois, les seigneurs, les banquiers, les puissants qui ont frappé de la monnaie pour lever des armées et parcouru l'Europe pour "unifier" des territoires. Ce sont les cités qui ont abandonné leur souveraineté à l'Etat.

    Avoir une identité nationale ne fait pas de nous des va-t-en guerre « pour la patrie ». Ce sont les capitalistes qui ont intérêt à ce que nous partions en guerre au lieu de nous organiser en consituante. La question est posée à ceux qui pencheraient vers la dangereuse tentation nationaliste : vous voulez la guerre pour la patrie alors qu'elle n'aboutit qu'à la victoire du capitalisme ?

    Avec d'autres pays, nous partageons l'expérience de la « démocratie représentative », qui n'est pas une démocratie mais une sorte d'oligarchie, dixit Hervé Kempf. Il faut veiller à ce que ce sentiment anti-système ne dégénère en mouvements guerriers entre nations capitalistes, prenant pour prétexte des menaces religieuses.

    Le processus constituant

    La manière dont s'organise le processus constituant a une importance stratégique. Si la fabrication de l'assemblée constituante consiste en une juste répartition des postes aux grandes familles philosophiques, alors une élection à la proportionnelle s'impose, le maintien d'une compétition entre partis est inévitable et leur affrontement risque de passer à côté de l'essentiel. Si la fabrication de l'assemblée constituante consiste en un tirage au sort dans la population, alors le filtre des partis et les affrontements idéologiques cristallisés seront plus facilement dépassés. Enfin, si la constitution s'écrit à partir d'assemblées locales coordonnées, alors la participation de tous à la refondation des règles de la cité est garantie.

    Exemple, en Islande, suite au refus citoyen de payer la dette à la place des dirigeants de banques, il y a eu un processus d'assemblée constituante, dans le silence le plus complet des massmédias français. En novembre 2010, vingt-cinq personnes ont été élues parmi un ensemble de candidats qui ne devaient pas être des élus de la République en exercice. Fin juillet 2011, l'assemblée constituante a rendu au Président une première version du nouveau texte, qui a été élaboré en concertation avec la population par les moyens électroniques modernes.

    Sans surprise, puisque l'assemblée constituante islandaise avait été élue au suffrage universel, l'article un de la nouvelle constitution déclare que l'Islande est une « démocratie parlementaire ». Autrement dit : c'est notre système actuel, avec des améliorations : éducation, liberté des médias, etc. Rien ne change. Le processus de désignation des constituants a donc une importance cruciale sur la nature des institutions à venir. Reste pour les Islandais à savoir ce que leurs « autorités » voudront prendre et vont jeter de ce nouveau texte. Et reste aux français à trouver leur propre manière de se constituer en peuple libre.

    Ce qui doit se passer, nos rêves

    Nous devons écrire notre histoire. Nous ne devons plus la subir sans la comprendre. Nous devons faire preuve de pédagogie envers nos enfants, envers ceux qui n'ont pas eu le loisir de réfléchir, bernés et emportés par les massmédias et toutes les drogues qui vont avec. Nous ne devons pas accepter une constituante qui serait totalement à l'opposé de nos convictions. A chacun de se prendre en main, au lieu de réclamer frénétiquement toujours plus de solidarité.

    Nous devons être des citoyen(ne)s qui arrivent à penser par eux-mêmes. Nous devons être des citoyen(ne)s qui brisent les chaînes des ECM (Eléments de Conditionnement Mental) qui les entourent. Nous devons être ces gens qui se délivrent des carcans des massmédias, et osent proposer des idées originales, des idées qui leurs sont propres. Nous devons former nos jeunes à cela. Il faut oser sa personnalité à la face de ceux qui revendiquent d'oeuvrer pour les autres, dans le cadre de la loi, avec les moyens mis à leurs dispositions. Il faut leur montrer cette libération. C'est cette énergie qui doit se déverser sur la société, qui va enclencher le processus d'une constituante ; de proche en proche, probablement sans les massmédias pour nous aider.

    Il va falloir s'organiser pour rédiger ces règles. Nous ne pourrons jamais être d'accord sur tout. Nous ne pourrons jamais vivre une entente totale, mais nous devrons savoir mettre en scène et dépasser nos désaccords. Parce qu'il est une chose sur laquelle nous pouvons accorder nos perceptions : l'Autre aussi recherche l'égalité, la liberté. L'Autre est aussi là pour faire cesser les arrangements en coulisses entre « puissants ». L'Autre qui a des idées différentes, est d'accord pour parler des problèmes sur la place publique. L'Autre, qui veut mettre ses idées en avant, est d'accord pour écouter les miennes à son tour. Nous sommes les 99%. L'Autre est également prêt à faire confiance aux 99%. Nous devons rédiger une constitution pour 100%. Ce n'est pas simple mais c'est faisable.

    miguel...

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    Re: Petit texte à plusieurs pour le Sarkophage

    Message  miguel... le Mer 22 Fév - 2:39

    fredboutet a écrit:
    Si ce n'est pas possible de d'accorder là-dessus, il faut trouver une formule où nous exprimons nos différences d'impressions.
    Oui, j'y tiens pour la simple raison que c'est le meilleur moyen d'obtenir un changement de cap. Et une assemblée constituante.
    Un peuple en colère peut aussi réfléchir et ne pas faire n'importe quoi.
    Et d'avance, je te dis que oui, les flics feront tout pour "rétablir l'ordre" comme toujours, et alors ?

    Chouard va sur Radio Courtoisie, discute poliment avec les fachos, c'est normal qu'il l'aiment bien.

    fredboutet

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    Re: Petit texte à plusieurs pour le Sarkophage

    Message  fredboutet le Mer 22 Fév - 9:50

    miguel... a écrit:Un peuple en colère peut aussi réfléchir et ne pas faire n'importe quoi.


    Il n'y a plus le temps de réfléchir quand on est dans la rue. Il faut avoir réfléchi avant. Encore une fois, je prends exemple sur le mouvement en juin 1968 : 1 million de manifestant à 500m de l'Elysée et chacun rentre chez soi pour des augmentations de salaires. Voilà typiquement ce que j'appelle une "rue ratée" :-) Soit on sait ce qu'on veut, soit on reste chez soi.
    Si tu veux, il faut proposer une formulation.

    Chouard va sur Radio Courtoisie, discute poliment avec les fachos, c'est normal qu'il l'aiment bien.


    Tout est dans la définition de "fachos" bien entendu. Je vois des gens ayant un penchant pour la valeur refuge de la nation, qui veulent le tirage au sort comme mode de fonctionnement. A l'inverse, je vois des gens ayant pour valeur centrale l'internationale prolétaire qui veulent un gouvernement autoritaire "répartissant les richesses". Je vois des gens très différents, même dans tous les camps. Je me refuse totalement à simplifier le monde, j'accepte et encourage au contraire sa diversité. Evidemment, je comprend bien que quelqu'un qui s'est formé au NPA ou à la CNT, voit le monde de manière plutôt binaire. Ca fait partie des choses.

    La gauche et la droite, ça a été inventé par la "démocratie représentative". A la base, il y a des autoritaires et des libertaires, des émotifs et des raisonés, des manuels et des intellos, tout cela au féminin. Le monde ne peut pas être réduit à fachos contre anti-fachos.

    Je suis l'ennemi absolu de l'ignorance et de la simplification, de la réduction de l'Autre à une bête ignoble dans la tranchée d'en face. L'avantage de Chouard, c'est qu'il ne roule pour personne. Enfin, jusqu'à présent. Il faut être vigilant. Rien n'est jamais acquis.


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    Re: Petit texte à plusieurs pour le Sarkophage

    Message  marc le Mer 22 Fév - 15:35

    Texte :
    - "récupéré par les mouvements nationalistes" : Nationalistes ? Non, le problème, c'est qu'ils soient excluants ou belliqueux.

    - Dans le corps "patrie ». (...) de nous organiser en consituante" et seulement là, bien que le concept de "con-situationnisme" Smile ait de l'avenir, je propose des majuscules à Patrie et Constituante.

    - "n'aboutit qu'à la victoire du capitalisme " ?? -> "Elle n'aboutit qu'à la victoire de ceux qui y trouvent leur profit égoïste !" Ceux qui n'ont pas (que) cette grille de décodage souhaitent qu'on leur présente le responsable "capitalisme" !

    - A "une sorte d'oligarchie, dixit Hervé Kempf", je substituerais volontiers : "à une oligarchie, ce petit nombre d'individus ou de familles, cette classe sociale restreinte et privilégiée"
    http://www.cnrtl.fr/definition/oligarchie
    pour ne pas faire de Kempf un Hessel, qui a substitué indignation à amertume et +.

    Débats :
    - Ils n'y a pas que les "souverainistes", ex : F. Lordon pointe aussi le nationalisme comme cadre refondateur.

    - Le citoyen Rousseau aurait-il assisté à l'Assemblée sous la pluie ? mdr !
    http://paris.reelledemocratie.net/node/955 "séparation des pouvoirs"
    Bon, on doit pouvoir remonter plus avant Smile

    Yul Bencher

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    Re: Petit texte à plusieurs pour le Sarkophage

    Message  Yul Bencher le Mer 22 Fév - 15:46

    sitouayain a écrit:bon c'est pas mal,

    par contre « Un bon voisin est un voisin qui trie ses déchets et qui me dénonce si je ne le fait pas », ironise Iegor Gran, mwouais, une autre citation serait la bienvenue,sinon on ne saisit pas bien de quelle "énergie" tu parles après...je préfère que le voisin m'invite à l'apéro et me demande de lui prêter un truc plutôt que de me montrer combien sa voiture est plus belle que la mienne et comment sapoubelle est mieux triée pourlesprofits de Véolia...bref...trouves autre chose stp.





    Oui, moi aussi je bois souvent l'apéro avec mes voisins. J'abuse même parfois. Et ils viennent aussi chez moi. Ils me donnent des coups de main quand il y a besoin. Je les aide aussi. Il y a beaucoup de solidarité. On se connait bien, on s'estime, on s'apprécie, on se respecte. Et nous sommes d'accord sur l'essentiel : il faut changer ce système.Il ne représente plus rien, il n'a plus la moindre légitimité parce qu'il n'existe plus (j'ai acheté et je lis le Consulat Sarkozy de Dominique Rousseau en ce moment). La constitution plus qu'un outil au service d'une caste d'ultra riches soucieux de s'enrichir encore plus même si, pour cela, le monde doit être totalement détruit. Oui à une nouvelle constitution, oui une lente "contamination" des esprits par la discussion, par la prise de conscience de ce que représente aujourd'hui la perversion totale d'un pouvoir absolutiste aux mains d'une oligarchie. Mais aussi, non à la guerre pour mettre en place en place cette nouvelle constitution. Jamais rien de bon n'est sorti d'une guerre. Il suffit de se reporter à la seconde guerre mondiale : le nazisme n'a pas été totalement éradiqué à Nuremberg. Le nazi Von Braun, par exemple, a été "invité" à servir l'Amérique dans le cadre de ses programmes spatiaux. D'autres nazis, tourmenteurs dans les camps de la mort, ont été "recyclés" par la CIA. En France même, nombre de collabos (Papon, Touvier...)se sont retrouvés aux manettes d'un pays qu'il fallait reconstruire. Ils connaissaient les circuits décisionnels et savaient comment les activer. Ils possédaient aussi de bons carnets d'adresses. Ils auraient pourtant dû être traduits devant les juridictions compétentes.
    Les guerres et les révolutions violentes ont toujours permis ce genre d'outrance. Ces mêmes guerres et révolutions verront toujours les mêmes personnes corrompues s'en sortir très honorablement. J'ai récemment découvert sur le mur FB de "Indigne toi en France" des textes prônant de manière très explicite l'affrontement au cours d'une guerre. Le "raisonnement" étant, en substance, le suivant : une guerre fait nécessairement beaucoup de morts, il sera donc plus facile à l'issue de celle-ci de reconstruire quelque chose de nouveau.
    Cette pensée dévoyée et irréfléchie avait surgi au cours d'une discussion sur les frappes que préparerait l'état d'Israël à l'encontre des installations nucléaires de l'Iran. La possibilité d'une conflagration de grande ampleur était évoquée par les internautes sur FB.
    Ces inconscients ne se rendent pas compte qu'ils vivent dans leurs fantasmes. Enfin, leurs fantasmes... Ceux qui se construisent à grands coups d'ECM. Il est plus que temps de sortir de ce cauchemar, temps de quitter la "Matrice"...

    miguel...

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    Re: Petit texte à plusieurs pour le Sarkophage

    Message  miguel... le Dim 26 Fév - 14:09

    marc a écrit:
    - "n'aboutit qu'à la victoire du capitalisme " ?? -> "Elle n'aboutit qu'à la victoire de ceux qui y trouvent leur profit égoïste !" Ceux qui n'ont pas (que) cette grille de décodage souhaitent qu'on leur présente le responsable "capitalisme" !

    Il (le capitalisme) a quelques représentants célèbres, mais je ne pense pas que ce ne soit qu'un problème de personnes, d'autres sont prêtes à les remplacer, c'est bien du capitalisme dont il faut se débarrasser.

    miguel...

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    Re: Petit texte à plusieurs pour le Sarkophage

    Message  miguel... le Dim 26 Fév - 14:54

    fredboutet a écrit:Encore une fois, je prends exemple sur le mouvement en juin 1968 : 1 million de manifestant à 500m de l'Elysée et chacun rentre chez soi pour des augmentations de salaires. Voilà typiquement ce que j'appelle une "rue ratée" :-) Soit on sait ce qu'on veut, soit on reste chez soi.
    Si tu veux, il faut proposer une formulation.

    Les grêves, révoltes, révolutions, ou autres actions de colère ne donnent pas toujours les résultats escomptés, on y participe en essayant de mettre en avant nos attentes, nos espoirs, de toute manière on ne dirige pas ces mouvements.
    (Il y a quand même eu un avant et après 68)
    Mais lors des prochaines élections, je sais pour qui je voterai.
    Ça n'étonnera personne ici que ce soit quelqu'un de gauche que je choisisse.
    Pour moi ça a encore un sens que de dire qu'on est de gauche.
    Ceux qui font passer l'argent avant l'humain, ne sont pas à gauche.
    Et ceux qui attisent la haine de l'étranger en lançant des petites phrases, ceux qui divisent le peuple, ceux qui prônent un repli sur soi, ceux-là ne sont ni plus ni moins que des fachos.
    Connaissant l'histoire récente de l'Europe (et du monde) et sachant qu'elle a une fâcheuse tendance à se répéter si on n'y prête pas garde, je n'attaquerais pas Lepen sur son programme, mais sur l'histoire du FN, mais aussi de tous les régimes racistes et fascistes, qui se ressemblent tous, et qui finissent toujours de la même manière, le chaos, et le "plus jamais ça".
    Et actuellement, je flippe assez en voyant la métamorphose qui s'opère à le tête de ce parti, avec sont tournant "social".

      La date/heure actuelle est Mar 22 Mai - 7:01