Forum du groupe de travail pour une Constituante


    Politique du FMI: pour les Grecs, c'en est trop!

    Partagez

    darna

    Messages : 205
    Activité et ancienneté : 247
    Popularité des contributions : 37
    Date d'inscription : 09/03/2011
    Age : 57
    Localisation : Foix

    Re: Politique du FMI: pour les Grecs, c'en est trop!

    Message  darna le Jeu 21 Juil - 15:31

    Ainsi 2012 sera la fin des illusions, et le début d'1 humanité terrestre responsable. Je n'ai jamais attendu les lois ou autres caprices humanoïdes, pour être en phase avec les éléments que sont, l'air/feu, Eau/terre !
    Ne devons nous pas prouver que la démocratie est applicable sur Terre, lorsque l'on sort des présumées organiques ? Quand est-ce qu'on remet en cause la Vème République française, pour de bon ?
    avatar
    Alter Egaux

    Messages : 306
    Activité et ancienneté : 432
    Popularité des contributions : 58
    Date d'inscription : 17/02/2011
    Localisation : Seine et Marne

    Re: Politique du FMI: pour les Grecs, c'en est trop!

    Message  Alter Egaux le Jeu 21 Juil - 19:22

    Voici l'embrouille du plan d'aujourd'hui pour sauver la Grèce, détecté par Lacroix :

    Désormais, d’après une source autrichienne, le FESF devrait être doté de la capacité, inédite, de racheter de la dette publique sur le marché secondaire (pour les pays sous assistance financière), là où les investisseurs s’échangent les obligations après leur première émission. Jusqu’ici, les Allemands refusaient cette possibilité qui constitue, de fait, un premier pas vers une mise en commun de la dette à l’échelon européen.

    Cette mesure serait difficilement applicable immédiatement puisque toute modification des règles du FESF nécessite la ratification des parlements nationaux. Mais les Européens misaient jeudi sur l’effet de cette annonce pour esquisser une parade à l’inquiétude potentielle des marchés.

    Reste qu’un défaut de paiement de la Grèce, même partiel, présente des risques imprévisibles pour le système financier européen. Dans l’attente des annonces précises à l’issue du sommet extraordinaire, l’euro remontait jeudi face au dollar. Mais la réaction des marchés va être scrutée de près dans les jours à venir.
    http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Economie/L-Europe-se-porte-au-chevet-de-la-Grece-_NP_-2011-07-21-691398

    Crise systémique en automne, en théorie.
    avatar
    Alter Egaux

    Messages : 306
    Activité et ancienneté : 432
    Popularité des contributions : 58
    Date d'inscription : 17/02/2011
    Localisation : Seine et Marne

    Re: Politique du FMI: pour les Grecs, c'en est trop!

    Message  Alter Egaux le Jeu 21 Juil - 19:39

    Le défaut de paiement partiel expliqué :
    Crise grecque : pourquoi la zone euro se résigne à ce choix ?

    Rééchelonnement et rachat de la dette, participation des créanciers privés... Le plan d'aide de la zone euro visant à redresser l'économie grecque, tel qu'il devait être présenté jeudi, implique la mise en place de différents mécanismes macro-économiques qui ne sont pas exempts de risques. Comment vont-ils fonctionner et quelles conséquences peuvent-ils avoir sur l'économie européenne ? Explications.

    La Grèce, pays "insolvable"

    Actuellement, l'économie grecque est écrasée par le poids d'une dette insoutenable de 350 milliards d'euros. Malgré une première tranche d'aide de 110 milliards d'euros débloqués en mai dernier et un plan d'austérité drastique, Athènes doit faire de nouveau appel à ses partenaires européens, sans quoi elle risque de devenir irrémédiablement insolvable aux yeux des marchés. Reste que cette nouvelle tranche de fonds destinés à maintenir à flot la Grèce doit être désormais assortie de mécanismes garantissant une relative stabilité économique du pays à moyen terme.

    Vers un défaut de paiement

    Après plusieurs semaines d'atermoiements, notamment entre Paris et Berlin, il semble que les partenaires européens aient réussi à trouver un terrain d'entente. Paradoxalement, ce plan de secours impliquerait la mise en défaut de paiement partiel, ou "sélectif", du pays. En clair, la Grèce incapable de payer l'ensemble de ses dettes, va sciemment faire défaut sur une ou plusieurs échéances de ses remboursements. Un défaut qui devrait toutefois être limité dans le temps.

    Décote, rachat de dette et roulement...

    Comment va-t-on procéder ? En invitant tout d'abord les créanciers privés de la Grèce (banques, assurances, fonds de pension...) à renoncer à une partie de leurs créances. En clair, la Grèce ne paiera pas la totalité de ce qu'elle doit. Sa dette est ainsi allégée. Cette forme de restructuration radicale est ce qu'on appelle une décote. Hélas, il y a d'ores et déjà un écueil : les agences de notation, qui ont déjà prévenu qu'elles considéreront cela comme un défaut partiel du pays, pourraient de nouveau dégrader la note de la dette souveraine de la Grèce et renchérir une fois de plus ses remboursements. Mais, nous n'en sommes pas encore là...

    A côté de cette décote qui doit être acceptée par les créanciers, le plan d'aide pourrait s'appuyer sur un autre mécanisme : le rachat de dette. Notamment par le Fonds européen de stabilité financière (FESF) créé pour les pays en difficulté. Comment cela fonctionne ? La Grèce se verrait prêter de l'argent par ses partenaires de la zone euro pour acheter sa propre dette, à un prix avantageux, auprès des investisseurs qui détiennent ces titres. Cela permettrait de réduire la somme globale de la dette et du coup les intérêts qu'Athènes doit verser pour ce qui resterait. Ce système n'implique pas un défaut de paiement. Mais son action est limitée, le fonds européen ne pouvant pas prêter indéfiniment à la Grèce. C'était en tout cas, une exigence de la Banque centrale européenne (BCE), qui jusqu'ici était seule à racheter de la dette pour soulager les Etats exsangues.

    Autre option choisie par la zone euro : un échange des obligations grecques en circulation pour d'autres à échéance plus longue et un "roulement" de ces mêmes titres, qui verraient les créanciers les réinvestir lorsqu'ils arrivent à échéance plutôt que d'en percevoir les dividendes. Bénéfice : la pression de la dette sur la Grèce est relachée et les banques ne perdent théoriquement pas d'argent. Mais là encore, c'est une forme de restructuration de la dette grecque puisqu'Athènes ne remboursera pas aux échéances prévues. Et une fois de plus, les agences de notation ont prévenu que cette manipulation impliquerait la mise en défaut de paiement sélectif de la Grèce.

    Pourquoi accepter le défaut de paiement ?

    On l'a compris, les mécanismes choisis pour venir en aide à la Grèce, notamment le système de décote, vont aboutir irrémédiablement à un défaut de paiement partiel du pays, désormais accepté par la majorité des membres de la zone euro. Pourtant, cette solution est longtemps restée taboue aux yeux de la BCE. Pourquoi alors accepter ce choix du défaut de paiement ? C'est l'Allemagne qui a réussi à l'imposer. En effet, Berlin, qui souhaite ménager son opinion publique lassée de voir les seuls Etats payer pour la Grèce, a insisté pour que les créanciers mettent la main au portefeuille. La BCE a finalement cédé à cette exigence en limitant son application et en imposant de son côté le rachat par le FESF d'une partie de la dette grecque.

    Les créanciers appelés à "payer" : les banques mises en danger ?

    Mais avec ce plan d'aide, beaucoup craignent que la contribution demandée aux créanciers privés, notamment aux banques, ne provoque un engrenage incontrôlable avec des répercussions dans toute l'Europe. Plusieurs dirigeants ont même jugé, il y a encore peu, qu'un défaut de paiement serait le scénario du pire. En quoi cela peut-il être catastrophique ? La crainte est que cette secousse fasse trembler l'ensemble de la zone euro : les banques, en renonçant, volontairement ou pas, à une partie de l'argent qui leur est dû, perdent ainsi une partie de leurs liquidités. Et in fine, elles ne sont plus en mesure de prêter de l'argent. Ce qui fragilise la totalité de l'économie européenne, basée notamment sur la manne du crédit bancaire. La situation est d'autant plus risquée que ce sont d'autres banques européennes, notamment allemandes et françaises, qui détiennent une partie de la dette grecque...

    Un défaut de paiement pour d'autres pays de la zone euro ?

    Il y a enfin un dernier danger qui menace. L'objectif majeur de la zone euro, c'est d'éviter que la crise ne se propage à des économies plus importantes comme l'Espagne ou l'Italie - dont le sauvetage serait beaucoup trop coûteux. Mais des analystes redoutent que, si le défaut grec est maîtrisé et aboutit à une réduction substantielle de la dette, d'autres pays lourdement endettés ne soient tentés - ou poussés par les marchés - de suivre le même chemin. Et là, les conséquences risquent d'être autrement plus importantes...
    http://lci.tf1.fr/economie/conjoncture/defaut-de-paiement-grec-un-mauvais-plan-pour-toute-l-europe-6593313.html

    darna

    Messages : 205
    Activité et ancienneté : 247
    Popularité des contributions : 37
    Date d'inscription : 09/03/2011
    Age : 57
    Localisation : Foix

    Re: Politique du FMI: pour les Grecs, c'en est trop!

    Message  darna le Ven 22 Juil - 8:18

    Pourquoi ne parle-t-on plus de Goldman Sachs, et d'autres qui ont acculé la Grèce à tant de dettes ? Des spéculateurs vont pouvoir s'enrichir, en les rachetant à 17%! On tourne autour du pot, car personne n'ose toucher aux banques. En France, il semble qu'elles se portent bien, après avoir eu l'aide de l'Etat, mais le livret A dont disposent la plupart des petits revenus, reste toujours à 1,3%. Beaucoup de discours pour ne jamais faire payer les coupables ! Et si les membres du gouvernement grec baissaient considérablement leurs salaires (ne sont-ils pas responsables d'1 gestion si catastrophique)...De toute façon, l'euro, je m"en fous, je préconise le système du finansol qui permet 1 autonomie et 1 transparence économique locale. L'euro face au dollar, mais ce n'est qu'1 jeu de yoyo pour multinationales, pas pour les peuples. Alors économistes de pacotille, sachez qu'on est nombreux à ne pas être vos dupes !
    avatar
    marc

    Messages : 348
    Activité et ancienneté : 412
    Popularité des contributions : 65
    Date d'inscription : 27/03/2011
    Localisation : Paris XVIIIème

    Re: Politique du FMI: pour les Grecs, c'en est trop!

    Message  marc le Ven 10 Fév - 15:18

    Témoignages de Grèce / MLV qui vit là bas depuis 20 ans / B.V

    J'ai essayé de t'appeler hier, parce que je sentais qu'il fallait vraiment que je vous dise ce qui se passait à ce moment-là. A lire la une du Monde, vous ne risquez pas la surinformation à propos de la Grèce...
    Donc, les chefs des 3 partis soutenant le gouvernement non élu de Papadimos (ex Goldman Sachs, ex gouverneur de la Banque Centrale de Grèce...), à savoir: Papandréou (Pasok), Samaras ((Néa Dimokratia, droite), Karatzaferis (Laos, extrême-droite) se sont réunis, pour faire semblant de négocier (on savait depuis le départ qu'ils diraient oui à toutes les exigences de la Troïka.

    Résultat des courses: (j'en oublie forcément)

    1) suppression des conventions collectives, tout le monde à la même enseigne, élargissement de la dérégulation, emploi à temps partiel, conditions d'embauche spéciales pour les - de 25 ans (voir + bas)
    2) baisse de 22% du salaire minimum (le portant à 600 euros bruts; soit env. 480 nets)
    cela influe sur TOUTES les primes (enfants, mariage, diplômes...) qui s'ajoutent éventuellement au salaire de base et sont calculées à partir du salaire min.
    3) 10% de baisse en plus pour les - de 25 ans (donc salaire de base à 527 euros bruts pour eux, moins de 400 euros net, à condition bien sûr de travailler à plein temps).
    4) gel du salaire minimum pour 3 ans (jusqu'en 2015)
    5) gel des primes à l'ancienneté tant que le chômage ne sera pas à moins de 10% (les calendes grecques, quoi)
    6) baisse de 2% des cotisations sociales en 2012, et de 13% en 2013
    7) baisse des grilles des salaires dans la fonction publique (et bien sûr ce n'est pas la première)
    8 ) baisse de 15% des retraites complémentaires (pour toutes les retraites complémentaires, quel que soit le montant total perçu par les retraités)
    9) la question des retraites principales reste ouverte
    10) baisse de 15% des retraites principales à DEI (équivalent d'EDF), OTE (le téléphone) et dans les banques nationalisées ou semi
    11) suppression directe de 15.000 postes dans la fonction publique, et de 150.000 (par non reconduction de postes après retraites, etc...) d'ici 2015.

    les enfants font cours dans des écoles sans chauffage, on attend toujours les livres (mais ça ça paraît franchement anodin comparé à tout le reste), pour faire des examens à l'hôpital, il faut avancer les frais (et être remboursé à 70%, si la caisse de Sécu existe encore à la date du remboursement...)et comme on ne paie pas nos impôts divers (on est imposable à partir de 5.000 euros par an..., + impôt sur la propriété, et bon nombre de Grecs, pauvres par ailleurs, sont propriétaires, etc etc.),... on nous fait une ponction à la source sur nos salaires.

    Mon dernier salaire (janvier, sans la ponction automatique d'environ 30 euros pour impôts, et avant les baisses annoncées aujourd'hui) était de 758 euros. Byzance, quoi.
    Mon loyer est de 320 euros, le fuel est à 1,06 euros le litre, l'essence à 1.69 (dans le meilleur des cas), le pain à 1.60 le kg, les patates à 0.8, le lait à 1.2 ...

    Dans les médias, on subit une offensive de propagande incroyable ("c'est dur, mais il faut ça pour se sauver", 'c'est l'occasion de mettre de l'ordre avec tous ces tricheurs" etc...), et ceux, pas nombreux et seulement dans les médias alternatifs, boycottés et censurés systématiquement, qui affirment qu'il faut dire non, refuser ce prêt et tout ce qui va avec, et retourner à la drachme qui nous permettrait enfin de nous remettre debout (parce que tant qu'on est ficelés par la monnaie commune, on ne peut rien faire, sinon être plongés encore un peu plus dans la récession), sont accusés de folie, communisme, enfin bref de tous les maux de l'humanité.

    le gouvernement NON ELU et placé là au mépris de la constitution, signe un arrêt condamnant la Grèce pour les 50 prochaines années (ce n'est pas une exagération). C'est systématique, organisé, délibéré, et ça fonctionne.
    Les Allemands, après avoir retiré leur demande de placer un proconsul en Grèce (ça a provoqué un tollé, même chez les Allemands!), insistent pour que soit créé un compte spécial, destiné au service de la dette, et géré... par eux (les créanciers). On ne précise nulle part qu'ils veulent, c'est un fait, que ce compte soit alimenté non seulement par le prêt à venir, mais aussi par les recettes de l'Etat, si besoin est.
    Ca a un nom : colonisation.

    miguel...

    Messages : 160
    Activité et ancienneté : 202
    Popularité des contributions : 30
    Date d'inscription : 21/02/2011

    Re: Politique du FMI: pour les Grecs, c'en est trop!

    Message  miguel... le Ven 10 Fév - 21:32

    Apparemment, la journée de Dimanche s'annonce décisive pour l'avenir de la Grèce des grecs. C'est à ce moment- là que doivent être votées les prochaines baisses de salaires, pensions...
    De toutes parts arrivent des infos comme quoi la population fera tout pour empêcher ce vote.
    C'est chaud , brûlant !!!
    avatar
    marc

    Messages : 348
    Activité et ancienneté : 412
    Popularité des contributions : 65
    Date d'inscription : 27/03/2011
    Localisation : Paris XVIIIème

    Re: Politique du FMI: pour les Grecs, c'en est trop!

    Message  marc le Dim 12 Fév - 23:55

    EN CE MOMENT À ATHÈNES (dimanche 12 février 2012)
    Depuis l'ouverture de la séance, place du Parlement
    Derrière le Parlement
    À l'angle avant gauche, tout près de l'entrée des députés
    Les Grecs n'ont pas dit leur dernier mot !
    YY

    Et ce matin à Paris, "nos" députés vont se prononcer sur le sauvetage inconditionnel des banques, 1er coût du MES : 6,5 milliards d'euros ...
    http://www.assemblee-nationale.fr/13/dossiers/collectif_2012.asp

    Insomnie1
    Insomnie2
    avatar
    sitouayain

    Messages : 497
    Activité et ancienneté : 663
    Popularité des contributions : 131
    Date d'inscription : 21/02/2011
    Age : 34
    Localisation : Paris

    Re: Politique du FMI: pour les Grecs, c'en est trop!

    Message  sitouayain le Lun 13 Fév - 7:57

    Urgent!!!!

    signez la pétition pour un referendum sur le MES

    http://www.petitions24.net/pactebudgetaire
    avatar
    Admin
    Admin

    Messages : 195
    Activité et ancienneté : 324
    Popularité des contributions : 30
    Date d'inscription : 18/01/2011

    Re: Politique du FMI: pour les Grecs, c'en est trop!

    Message  Admin le Mar 14 Fév - 19:59

    Il y a sans doute mieux dans les tuyaux. Ce n'est qu'un brouillon, mais ça pose la question de savoir si on demande ou pas au prochain parlement de ne pas ratifier autrement que par referendum l'ENSEMBLE des projets de traités.

    Car pour le MES il est sans doute un peu tard.

    Il faut interroger la prochaine majorité sur l'ensemble du nouveau traité..

    Avis sur le projet?

    http://www.convergencedesluttes.fr/petitions/index.php?petition=19
    avatar
    marc

    Messages : 348
    Activité et ancienneté : 412
    Popularité des contributions : 65
    Date d'inscription : 27/03/2011
    Localisation : Paris XVIIIème

    Re: Politique du FMI: pour les Grecs, c'en est trop!

    Message  marc le Ven 17 Fév - 23:07

    Qui va leur dire, à convergence des luttes, de mettre une balise charset=utf8 ? Pour que les brouillons de pétitions soient lisibles quelque soit le navigateur ?
    Perso, je fatigue, car leur utilisation du vocable d'indigné, sans référence, commence à me poser problême.

    Contenu sponsorisé

    Re: Politique du FMI: pour les Grecs, c'en est trop!

    Message  Contenu sponsorisé


      La date/heure actuelle est Jeu 19 Oct - 22:09