Forum du groupe de travail pour une Constituante

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    Texte d'appel pour une Constituante

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    michel

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    Message  michel le Sam 18 Juin - 23:23

    Il y a longtemps que je n'ai fait que passer, je reviens donc un peu confus, mais heureux de pouvoir m'emparer de cet appel, de le diffuser, d'avoir envie de le transformer, même après le 20, de le voir travailler, dans la conscience de l'urgence, mais aussi avec confiance dans les ressources de la poésie.
    Je crois que je n'utiliserai pas le "halte" mais que je multiplierai les "assez". Le monde est injuste, il est d'abord insupportable. Il n'y a pas de plus grande urgence que celle qui conduit ceux qui le voient injuste à donner la parole à ceux qui le vivent comme insupportable.
    Les organisations etc... doivent toutes être convoquées, et sentir la puissance du peuple dégagé des mépris qu'il ne supporte plus. Les Tunisiens ont raison, il faut savoir dégager pour retrouver le souffle.
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    Message  Admin le Dim 19 Juin - 8:33

    Salut Michel Smile

    Mise en ligne de cet appel pour signature et diffusion, demain.
    On va remettre "Assez" ;-)

    Edit 20 juin 2011:

    www.assembleeconstituantemaintenant.fr

    Yapluka bounce
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    RobinRoger

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    Message  RobinRoger le Mar 28 Juin - 14:27

    Les révolutions populaires secouent aujourd’hui plusieurs régimes dans le monde et représentent un espoir historique, car elles sont susceptibles de le transformer.

    Je me permet très humblement une suggestion sur ce travail remarquable.
    Rien à redire sur tout le reste mais juste là je pense que le désigne le monde mais que cette tournure fait une phrase logue car prolongée par le car ce qui à AMHA nuit au rythme du discours, voilà ma propsition:

    Les révolutions populaires secouent aujourd'hui plusieurs régimes dans le monde et représente un espoir historique susceptible de transformer la condition humaine.

    ou transformer la société humaine mondiale.


    Bon travail à bientôt
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    RobinRoger

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    Message  RobinRoger le Mar 28 Juin - 14:41

    Oups j'ai un métro de retard!
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    Message  Admin le Mar 28 Juin - 14:47

    Salut à toi :-)
    Pas grave. Trop tard pour changer (plus de 3100 signataires), mais pas trop tard pour signer et diffuser le plus largement possible.
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    RobinRoger

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    Message  RobinRoger le Mar 28 Juin - 21:39

    Tu peux compter la dessus mais je vais approfondir les astuces pour toucher le plus de gens.
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    Message  Admin le Mar 28 Juin - 22:33

    RobinRoger a écrit:Tu peux compter la dessus mais je vais approfondir les astuces pour toucher le plus de gens.

    Excellent !

    N'hésitons pas à partager ces astuces.

    Publier des commentaires ou l'appel un peu partout, diffuser l'adresse www.assembleeconstituantemaintenant.fr, twitter, publier sur FB.
    Tracter, faire un appel papier...
    cheers
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    Junius

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    Texte d'appel pour une Constituante - Page 2 Empty Euh, pas si vite !

    Message  Junius le Mar 5 Juil - 18:24

    Bien sûr, une constituante. Mais pas avant les états généraux. Il faut que la population - nous tous - ait largement le temps de débattre de quelques sujets de fond touchant la vie quotidienne de chacun (revenus, logement, santé) avant de s'engager dans un long processus électoral, pour la Constituante, puis pour la ratification de la Constitution, puis pour la mise en place des nouvelles institutions qui en découleront. Ce n'est pas la vraie vie, ça. Si vous voulez, j'ai à votre disposition un document (dix pages) sur les sujets prioritaires à soumettre aux états généraux.

    Bien à vous.
    Xavier Marchand
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    Message  Xavier Marchand le Mar 19 Juil - 10:45

    Nous sommes preneurs pour ton document Junius.

    Tu peux publier le texte ici ou bien mettre un lien Smile
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    Junius

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    Texte d'appel pour une Constituante - Page 2 Empty Etats généraux avant constituante

    Message  Junius le Mar 19 Juil - 20:37

    Je réponds à l'invitation de Xavier Marchand. Le texte ci-dessous ne prétend pas apporter des solutions techniques à tous les maux de la société. Il appelle à se concentrer sur quelques aspects de notre vie en société (sécurité, revenus, logement, santé) qui amoindrissent l'existence d'une bonne partie de la population et propose une approche pour y remédier.


    Utiles en 2012
    Même si l’abstention aux élections cantonales de mars 2011 a été très importante, le score qu’y a fait le Front national a surpris. À l’évidence, nombreux sont les ouvriers et les employés qui ont voulu exprimer leur conviction que les partis de droite comme de gauche n’avaient pas la volonté de prendre les mesures nécessaires pour enrayer la dégradation continue de leurs conditions d’existence.
    Cette conviction, nous la partageons. C’est pourquoi nous voulons proposer un petit nombre de mesures concrètes à populariser à l’occasion des élections de 2012 ainsi qu’une méthode pour les faire adopter et mettre en pratique.

    *
    * *
    Ce qui est remarquable, dans ces élections cantonales de mars 2011, ce n’est pas tant que le Front national ait recueilli un gros million de voix au premier tour ; c’est que là où il est resté présent au second tour, des électeurs qui avaient précédemment voté pour la droite ou pour la gauche l’ont considéré comme un porte-parole légitime pour exprimer leur opposition au candidat qui, dans la quasi-totalité des cas, allait être élu.

    Immigrés : un débat obscur
    Ce qui montre à coup sûr qu’il s’agit d’un vote de protestation. La majorité de ces électeurs du FN ne sont des nostalgiques ni du pétainisme, ni de la monarchie. Des racistes ? Si c’était le cas, le vote FN ne fluctuerait pas autant d’une élection à l’autre. Mais ce qui est vrai, c’est que la question de l’immigration est de nature à provoquer un rejet de tous les partis de gouvernement tellement leurs politiques et leurs discours sur ce sujet paraissent incohérents. Depuis 35 ans, l’immigration (hors Union européenne) est officiellement limitée au « regroupement familial » ; tout le monde se rend bien compte que ça n’est pas le cas. Les gouvernements, quels qu’ils soient, retouchent sans cesse les lois sur l’immigration et n’excluent heureusement pas l’immigration de travailleurs, même si celle-ci est réputée minime. Ils nous disent que l’immigration – ou une certaine immigration – est un « problème », mais il n’est pourtant pas question d’y mettre fin. En face, des centaines d’association et de mouvements dénoncent sans cesse les conditions indignes faites aux immigrants, réguliers ou non. Et quand le traitement de « sans-papiers » par l’administration paraît trop cruel ou trop absurde, le gouvernement, sous la pression, fait marche arrière et foule aux pieds la sacro-sainte « légalité républicaine ».
    Tout ça suscite incompréhension et exaspération parmi les habitants qui se débattent dans les difficultés de toutes sortes. On soupçonne un complot : comment se fait-il, qu’alors qu’ils sont confrontés à un chômage massif, à des fins de mois difficiles, à des difficultés de logement, à des écoles qui ont de plus en plus de mal à intéresser leurs enfants, à des services d’urgence des hôpitaux saturés et que dans les centres-villes on trouve des mendiants – de toutes origines – tous les cinquante mètres, comment se fait-il, donc, que des gens sans formation particulière puissent penser trouver en France des conditions de vie décentes, qu’ils puissent à tout le moins s’y loger et y travailler, et que le gouvernement ne les en dissuade pas ? « Complot », il y en a bien eu un, mais dans les années 1960, quand le gouvernement Pompidou a décidé d’avoir recours à des paysans marocains pour éviter une hausse trop forte des salaires dans la grande industrie. Ces ouvriers, comme bien d’autres, immigrés ou non, ont été lourdement frappés par les restructurations des années 1970 et ils se sont trouvés marginalisés, et souvent, plus grave encore, leurs enfants avec eux, par la modernisation de l’industrie depuis les années 1980.

    Marchands d’illusions
    On objectera que le Front national n’a aucune vraie solution à apporter aux difficultés dans lesquelles se débat une partie de plus en plus grande de la population – difficultés nées de la transformation continue de la production, ponctuée par de grandes purges d’effectifs dans l’industrie, au début des années 1980, au tournant des années 1990, de nouveau autour de l’an 2000 et encore massivement en 2009. Son programme « économique » ressemble d’ailleurs étrangement à celui de la « gauche de la gauche » : abandon de l’euro, dévaluation, protectionnisme, reconstruction de l’industrie. L’un comme l’autre rêvent de revenir aux années 1950, celles des guerres coloniales, des patrons franco-français avec des comptes en Suisse, celles des semaines ouvrières de 50 heures, des ouvriers qui n’avaient pas de voiture ; celles de la peine de mort, des femmes au foyer, quand la propagande pour la contraception était un délit et l’avortement un crime.
    Mais on ne voit pas pourquoi l’électorat du FN, ou celui des autres partis, d’ailleurs, accorderait plus ou moins de crédit à son programme qu’à celui de l’UMPS : le discours dominant n’est-il pas que pour sortir de la « crise », il faudra un peu plus de croissance ? Pour la droite, il faut améliorer la compétitivité, c’est-à-dire faire baisser le coût du travail – celui des employés et des ouvriers. Jusqu’où ? Pour arriver au niveau des travailleurs philippins ou indonésiens, il faudra des conditions de logement et de transport philippines ou indonésiennes, et des systèmes éducatifs et sanitaires du même niveau. Pour la gauche, un peu plus de dépenses publiques, d’emplois « aidés », et ça sera bon – la consommation repartira. Comment s’étonner que le doute s’installe ? Depuis 30 ans, ces trente années prétendues de « crise », la croissance, celle qui compte vraiment, celle de la consommation par tête d’habitant, a été de fait très importante. À l’évidence, ce ne sont pas les visiteurs des restaus du cœur qui en ont bénéficié. Et le chômage, la précarité, la marginalisation n’ont fait qu’augmenter, comme dans bien d’autres pays, d’ailleurs. Mais tout le monde n’a pas perdu à la mondialisation.
    Les partis politiques qui ont le plus le vent en poupe – FN y compris – agitent de vagues catalogues de mesures, mais ils ne sont pas prêts à ouvrir le seul débat qui compte : comment assurer à tous les habitants de notre pays la possibilité de mener une vie décente ? Prenons l’occasion des élections de 2012 pour affirmer haut et fort qu’un tel débat est nécessaire et possible. Et voici quelques orientations que nous voulons lui soumettre.

    Sécurité
    Les intimidations dans les cages d’escalier, les vols à la tire, ceux des scooters et des téléphones portables, les portes de cave sans cesse fracturées ; les brutalités, le racket, les vols que subissent enfants et adolescents ; le vandalisme incessant, avec de temps à autre des flambées – il est loin le joli temps de Mai 68 où la vue de quelques voitures incendiées au Quartier latin suffisait à révulser une majorité de téléspectateurs – qui détruisent aussi une école ou une bibliothèque d’un quartier populaire. Rien de spectaculaire, mais tout ça pourrit l’existence d’une bonne partie de la population, qui se sent impuissante et abandonnée.

    Trafic de drogue : fin de partie
    Dans ce triste paysage où la France s’est installée depuis trente ans, le trafic des drogues, ses réseaux, ses gangs qui s’installent dans les quartiers populaires les plus délaissés est à l’origine d’une lutte pour les territoires et d’affrontements de plus en plus meurtriers entre revendeurs. La France n’est pas l’Amérique centrale, mais qui peut souhaiter qu’elle en prenne le chemin ? Pourtant, la solution à cette délinquance-là est connue depuis des années : non pas la « dépénalisation » de l’usage (largement acquise dans les faits), qui augmente l’intérêt du trafic pour les vendeurs, mais la nationalisation du commerce des drogues : fin du trafic, des accords d’approvisionnement qui assainiront aussi la situation dans les pays producteurs sélectionnés, une qualité maîtrisée, un accompagnement possible des consommateurs à risque, des campagnes de prévention (comment faire de la prévention aujourd’hui pour des usages qui sont supposés ne pas exister ?), des ressources supplémentaires pour le système de santé et la diminution de l’attrait d’un fruit qui n’est plus défendu.

    La fin de l’argent liquide

    Tous les trafics, mais aussi la grande majorité des vols, ne sont possibles que s’ils peuvent se transformer en espèces. Il est donc temps de les supprimer. Que des petits commerçants puissent encore être tués pour quelques centaines d’euros, des milliers de personnes agressées, des convoyeurs de fonds attaqués alors que tous les moyens existent aujourd’hui pour supprimer billets et pièces est inacceptable. Les économies que réaliseront les banques (sans parler de tous les autres commerces) avec cette suppression et celle des chèques (finis, les chèques en bois), seront largement suffisantes pour rendre obligatoires et gratuits les paiements électroniques pour toutes les dépenses.
    Avec cette disparition, plus de travail au noir, plus de petite fraude fiscale ; même le travail des prostitués deviendra plus sûr pour les deux parties, et le proxénétisme bien plus difficile à dissimuler.

    Une vie décente pour tous
    Plus de trente ans de rejet et de mépris ont conduit toute une partie de la population à perdre l’envie de mener une activité ordinaire, et elle ne connaît même pas les comportements nécessaires à celle-ci. Il lui a fallu trouver les moyens de survivre, légaux ou pas, entre allocations, fraude, petite rapine et trafic. Les frustrations de ceux qui campent aux portes d’une société qui étale son opulence et la variété de ses activités ne disparaîtront pas en quelques années. Les mesures d’urgence comme la fin du trafic de drogue et celle de l’argent liquide n’élimineront pas d’un coup l’insécurité et le vandalisme – il faudra des dizaines d’années pour supprimer toutes les frustrations qui en sont la cause – ni, bien sûr, à la grande délinquance, en particulier financière. Mais elles affirmeront concrètement une volonté de changement, et elles permettront de dégager des ressources pour pacifier les relations entre les gens. Elles devront être accompagnées immédiatement par un patient travail de récupération des armes qui se sont répandues dans le pays depuis vingt ans.
    Mais ces mesures vont priver de ressources un nombre important d’habitants, par exemple ceux qui produisent et distribuent pièces et billet, et, surtout, ces dizaines de milliers de familles pour lesquelles les trafics et le travail au noir constituent une part importante, voire essentielle, de leurs revenus. À tous, il faut garantir les moyens d’une existence décente, pas seulement une allocation de survie qui ne peut que les enfoncer dans la misère ou les renvoyer vers d’autres formes de criminalité.

    Changer d’activité sans craindre pour l’avenir
    Et plus généralement : chaque fois qu’il va falloir mettre fin à une activité dangereuse ou inutile, il est indispensable que l’existence de ceux qui l’exécutaient – souvent parce qu’ils n’avaient pas d’autre choix – soit préservée, qu’ils puissent rapidement trouver une autre activité ou non. Comment pourra-t-on par exemple restructurer les quelques milliers d’élevages de porcs qui depuis des dizaines d’années polluent profondément les eaux bretonnes, si on ne garantit pas aux éleveurs, à ceux qui voudront continuer dans des élevages conformes aux exigences de la société comme à ceux qui devront s’arrêter, des conditions d’existence normales ?
    Le débat récent sur les retraites s’est concentré sur l’âge théorique de départ. Mais, bien sûr, la question fondamentale est celle-ci : est-il acceptable, comme ça l’a été il y a quelques dizaines d’années (mais pour un nombre bien plus faible de retraités), de laisser une partie grandissante de la population s’enfoncer dans la misère en vieillissant ? C’est pourtant ce qui commence à se produire, car avec le chômage massif de ces dernières décennies, le travail par intermittence, les salaires autour du SMIC, des retraités de plus en plus nombreux n’ont ou n’auront qu’une retraite inférieure à mille euros. À deux, c’est déjà difficile. Mais pour une personne seule – et on sait combien s’accroît le nombre de familles monoparentales et de personnes séparées – comment s’en sortir ? Même les retraités qui seront parvenus à l’âge de la retraite en ayant malgré tout réussi à finir de payer leur logement se trouveront rapidement confrontés au coût des grosses réparations nécessaire à celui-ci.
    Et, d’un autre côté, est-il acceptable, dans un système où les retraites sont financées par l’impôt (car les cotisations de retraite ne sont rien d’autre qu’un impôt sur le revenu), qu’à côté de ces retraités pauvres, d’autres perçoivent plus que des salariés en activité ?
    Plus généralement, l’égalisation des revenus présentera de très nombreux avantages : finis, la course aux allocations de toutes sortes, les démêlés avec les administrations, les combines ou pire. Abolies, la lutte pour les subventions et la mendicité à grande échelle de toutes les associations, grandes ou petites, qui se donnent entre autres pour mission de venir en aide « aux plus démunis ». Simplifiés, tous les impôts. Mieux : l’égalisation des revenus va permettre d’utiliser les prix pour lutter contre les gaspillages, remplacer des consommations nocives par des consommations plus saines, peut-être plus coûteuses. C’est actuellement impossible puisque les prix de produits de première nécessité pourraient devenir trop élevés pour les moins aisés et resteraient toujours trop bas pour influer sur la consommation de ceux qui le sont plus. Et plus important encore : l’égalisation des revenus est indispensable pour que tous puissent changer d’activité sans craindre une baisse de leur niveau de vie, quelles que soient les causes de ce changement.
    Mais pour une vie décente, une consommation équilibrée ne suffit pas : encore faut-il être logé correctement, et se maintenir en aussi bonne santé que possible.

    Un logement, ça sert à loger
    Notre société – et la France n’a rien d’unique dans ce domaine – a inventé trois sortes d’êtres humains : ceux qui se logent dans des logements (heureusement, la majorité des habitants de notre pays), ceux qui sont logés dans des logements sociaux, et ceux qui vivent dans des conditions indignes. Donc : les premiers, souvent avec des aides publiques, sont logés par le « marché » ; les deuxièmes, par le bon vouloir des élus ou de l’administration ; et les troisièmes, comme ils peuvent – en payant parfois plus que les premiers ou les deuxièmes.
    La population augmente, les couples, souvent, se séparent : il faut continuer à construire, chaque année, un nombre important de logements. Les logements vides ne se trouvent pas nécessairement là où les habitants veulent se loger.
    Pour faciliter à la fois la construction des logements et le déménagement des habitants, un certain nombre de mesures sont nécessaires.
    Le sol est un bien commun
    En premier lieu, il faut mettre fin à cette absurdité qu’est la propriété privée du sol : chaque fois qu’un bâtiment est vendu, l’acheteur paie le prix du terrain ; pour peu que celui-ci soit bien placé, dans une ville où la population augmente, le vendeur encaisse une plus-value importante, et l’acheteur espère bien faire de même plus tard. Pourtant, le sol n’est en rien « usé » par la présence d’un bâtiment. Alors qu’on vante sans cesse l’effort et le fruit du travail, bon nombre de patrimoines substantiels n’ont résulté que de la chance d’avoir eu dans la famille un terrain ou un bâtiment bien placé, ou de manœuvres ayant obtenu l’augmentation des droits à construire.
    Il faut donc que les communes récupèrent la propriété des sols, pour pouvoir plus aisément mener les opérations de rénovation ou de construction lorsqu’un terrain ou un immeuble change d’usage.
    Priorité aux résidences principales
    Autre anomalie : dans certaines villes où les travailleurs ont des difficultés à se loger, on trouve résidences secondaires et pieds à terre occupés très épisodiquement. Là encore, les communes doivent les récupérer ; elles trouveront facilement une forme d’indemnisation permettant à leurs anciens propriétaires de séjourner dans ces villes dans de bonnes conditions quand ils le souhaitent.

    Faciliter les déménagements
    Enfin, s’il existe des logements surpeuplés, qui empêchent les familles qui s’y trouvent de vivre décemment, il y a encore plus de logements sous-peuplés. Il ne devrait pas être très difficile de mettre en place un système permettant à ceux qui le désirent mais qui n’ont pas le courage ou les moyens de déménager d’aller vivre là où ils le souhaitent, dans un logement adapté à leur âge et à leur situation.

    La bonne santé, ça économise
    Troisième volet d’une vie décente : conserver aussi longtemps que possible le meilleur état physique et mental. Si la santé physique est de plus en plus menacée par les maladies chroniques, la santé mentale est minée par les conditions de vie et de travail usantes et humiliantes. Le coût de ces dégradations – qui appauvrissent en premier lieu la qualité de vie de ceux qui en souffrent – alimente une industrie des soins de plus en plus lourde. Inverser cette tendance prendra probablement des dizaines d’années. Mais dans l’immédiat, des améliorations considérables sont possibles.
    De plus en plus de médecins généralistes réclament de sortir de leur isolement. Ils doivent être organisés en centres de santé et avoir à leur disposition la gamme la plus large de spécialistes, médicaux et paramédicaux, pour que ceux qui y ont recours reçoivent la réponse la mieux adaptée à leur état – une réponse qui n’est pas nécessairement médicale.
    Tout le monde gagnera aussi à en finir avec l’usine à gaz du système de remboursement, assurance maladie et mutuelles, tarifs sans cesse manipulés, dépassements et autres. Chaque habitant s’abonnera à l’année dans un centre de santé qui recevra en contrepartie un versement forfaitaire dépendant de son âge ; c’est le centre de santé qui fera son affaire des analyses, de la pharmacie, des lunettes et des hospitalisations éventuelles, etc. Au lieu d’un système de soins où le patient est transféré d’un praticien à l’autre sans suivi véritable, on construira un système où tous les intervenants auront le temps et les moyens de rechercher la meilleure réponse pour le conserver en bonne santé.

    Du travail, il y en a
    Parmi la grosse dizaine de millions d’habitants en âge et en état de travailler et qui ne le font officiellement pas, tous n’ont pas envie d’avoir une activité sociale, et encore moins si les conditions doivent en être pénibles, dégradantes et humiliantes. Mais nombre d’entre eux sont prêts à se rendre utiles, s’ils peuvent en retirer une certaine satisfaction.
    Depuis 25 ans, les effectifs des fonctions publiques ont augmenté plus fortement que la population dans son ensemble. Et pourtant, même avant que le gouvernement ne commence à réduire systématiquement les effectifs des fonctionnaires de l’État – notamment dans l’éducation – le sentiment général était déjà que les services qu’ils rendent et leurs conditions de travail se dégradaient. C’est vrai dans pratiquement tous les domaines dans lesquels l’État intervient directement ou par l’intermédiaire des hôpitaux et des collectivités territoriales : enseignement à tous les niveaux, santé, fonctionnement de la justice et prisons, police, entretien des routes, etc. Il semble qu’il n’y a que deux domaines où il n’y ait pas de pénurie : l’usage généreux de grenades lacrymogènes à la moindre occasion, et l’inauguration de musées.
    Puisque l’État a fait le choix de délaisser progressivement des domaines essentiels pour le bien-être quotidien des habitants, il va bien falloir que ceux-ci les prennent en charge. La Poste en donne un exemple mineur, mais qui montre la voie à suivre. Le courrier des particuliers ne représente plus grand-chose dans son activité. Elle cherche donc à réduire par tous les moyens le coût des tournées des facteurs et celui des bureaux de poste.
    On découvre alors que la Poste jouait un rôle qu’elle n’a jamais prétendu être le sien : un rôle de contact avec des personnes isolées ; un rôle d’accueil et d’accompagnement de gens peu habitués aux démarches administratives, voire même à l’envoi d’une lettre ou d’un colis. Il est facile de mettre fin à la dégradation continue des conditions de travail du personnel des bureaux de poste et du service apporté aux personnes les plus désemparées : retirons la gestion des bureaux de poste de proximité et des tournées de distribution à la direction générale de la Poste et confions-les à des associations postales locales formées par le personnel de la Poste, les utilisateurs et la municipalité ; ces associations pourront alors organiser les services au plus près des habitants, en y faisant contribuer tous les bénévoles soucieux de rendre ainsi service à leurs voisins.
    Il sera bien sûr indispensable d’étendre cette approche aux autres services de proximité, à commencer par ceux qui touchent à l’enfance. Toutes les bonnes volontés ne seront pas de trop pour que les écoles offrent à tous leurs élèves une ambiance tranquille et des activités intéressantes.



    Doux rêveurs, brigands, criminels

    Nous savons bien que les orientations que nous voulons soumettre à la discussion vont provoquer moqueries et insultes. Aucune d’entre elles n’est pourtant nouvelle ou originale. Elles présentent toutes l’avantage de pouvoir être appréciées par chacun à partir de son expérience personnelle, sans être « spécialiste » de quoi que ce soit. Nous ne prétendons pas en décrire la mise en œuvre dans tous les détails : aucun présidentiable, aucun groupe d’experts, aucun parti politique n’est capable à lui seul de définir, et surtout de mettre en pratique, des changements qui ont pour but d’améliorer vraiment la vie quotidienne de la majeure partie de la population. Pour chacun de ces changements, il y a à travers tout le pays des dizaines de milliers, parfois des centaines de milliers d’habitants qui ont tiré de leur expérience quotidienne le désir de participer à de tels changements et les connaissances nécessaires. Nous expliquons plus loin dans quelles conditions ils doivent pouvoir le faire.
    Mais nous attendons avec intérêt les arguments de tous ceux qui nous diront que rien de tout cela n’est possible. Ceux qui ne veulent pas de changement réel ont toujours mille bonnes raisons à lui opposer ; et derrière toutes ces raisons, il faut rechercher quelles situations acquises on veut ainsi défendre.
    Répondons par avance à ceux qui nous traiteront à coup sûr de doux rêveurs : quand nous entendons parler des différentes solutions pour « sortir de la crise », comme c’est le cas depuis plus de trente ans, il nous est facile de répondre aux marchands d’illusions qu’ils savent très bien qu’il ne s’agit pas d’une crise, que c’est le nouvel état permanent de notre société et qu’on n’en sortira pas sans un long effort demandant de remettre en cause des façons de faire prétendument immuables.
    Comme nous remettons en cause la propriété privée du sol, on nous reprochera de vouloir dépouiller la veuve et l’orphelin. Nous ferons remarquer que personne ne sera chassé de son logement, au contraire ; mais il s’agit de mettre fin à un enrichissement sans cause qui depuis des décennies accentue les inégalités et encourage la spéculation. Quant à nous accuser, en nationalisant la production et la vente des drogues, de vouloir empoisonner la jeunesse, ce serait pure hypocrisie puisque nous savons que seront ainsi grandement réduits la dangerosité de leur consommation et les crimes qui l’accompagnent actuellement. Et l’accusation d’être des criminels, nous pourrions l’adresser par exemple à ceux qui, pour le profit de quelques propriétaires et de quelques promoteurs, laissent construire des logements dans des zones inondables.


    2012 : campagne pour les états généraux

    La campagne présidentielle ne nous intéresse pas, car elle réduit toute discussion à un concours de beauté télévisuel ponctué de petites phrases. Elle n’est pas favorable au débat entre les habitants préoccupés par leur quotidien.
    Même si le président peut en être le chef, ce sont tout de même les députés qui sont responsables du vote des lois. La campagne des législatives se déroule plus près des habitants : c’est elle que nous voulons mettre à profit pour mettre en route le mouvement pour les états généraux.
    En effet : malgré les changements considérables qui bouleversent la société française depuis des dizaines d’années, les habitants n’ont jamais eu l’occasion de se réunir pour échanger sur la façon dont ils voudraient que s’organisent les relations entre eux et les institutions et les administrations qui sont supposées être à leur service.
    Les élections législatives vont confirmer que les organisations politiques sont incapables de proposer les changements nécessaires à l’amélioration de la vie quotidienne de la grande majorité des habitants. Elles vont donc être l’occasion de rassembler les bonnes volontés qui, dans les mois qui suivront, vont préparer les états généraux à travers tout le pays. Et c’est bien sûr à ces états généraux que nous voulons participer par nos propositions et notre engagement.
    Pour que ce mouvement prenne forme, il faut que ce projet soit porté à la connaissance des habitants dans au moins quatre cents circonscriptions de France métropolitaine. Un groupe de vingt personnes au moins sera nécessaire pour faire campagne dans chacune de ces circonscriptions – davantage, pour des raisons de distance, dans les circonscriptions rurales – et y présenter un candidat pour toucher au minimum tous les électeurs. Ces groupes diffuseront nos propositions, et celles qu’ensemble nous jugerons utiles d’y ajouter, interpelleront les candidats, inviteront tous les habitants à se préparer à vraiment décider ensemble de l’avenir qu’ils souhaitent.
    Nous ne doutons pas que ce rassemblement de bonnes volontés autour de propositions concrètes, décidées à les soumettre au débat des états généraux, constituera un premier changement dans le fonctionnement de notre société.

    Maintenant, vous savez comment être utiles en 2012 !

    14 juin 2011
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    Texte d'appel pour une Constituante - Page 2 Empty Re: Texte d'appel pour une Constituante

    Message  math-de-limoux le Ven 22 Juil - 0:05

    Junius a écrit:Je réponds à l'invitation de Xavier Marchand. Le texte ci-dessous ne prétend pas apporter des solutions techniques à tous les maux de la société. Il appelle à se concentrer sur quelques aspects de notre vie en société (sécurité, revenus, logement, santé) qui amoindrissent l'existence d'une bonne partie de la population et propose une approche pour y remédier.

    La fin de l’argent liquide
    Tous les trafics, mais aussi la grande majorité des vols, ne sont possibles que s’ils peuvent se transformer en espèces. Il est donc temps de les supprimer. Que des petits commerçants puissent encore être tués pour quelques centaines d’euros, des milliers de personnes agressées, des convoyeurs de fonds attaqués alors que tous les moyens existent aujourd’hui pour supprimer billets et pièces est inacceptable. Les économies que réaliseront les banques (sans parler de tous les autres commerces) avec cette suppression et celle des chèques (finis, les chèques en bois), seront largement suffisantes pour rendre obligatoires et gratuits les paiements électroniques pour toutes les dépenses.
    Avec cette disparition, plus de travail au noir, plus de petite fraude fiscale ; même le travail des prostitués deviendra plus sûr pour les deux parties, et le proxénétisme bien plus difficile à dissimuler.

    Tout d'abord merci de partager avec nous ces propositions.

    Je ne les ai pas encore toutes bien lues, mais celle-ci me déplaît fortement. Dans un premier temps, je n'ai pas su d'où provenait mon malaise, mais avec un peu de temps et de réflexion, j'y vois plus clair. Voici donc ce je lui reproche :


    Comment feront les personnes interdites bancaires pour régler ce qu'elles doivent?

    Et puis il faut payer pour avoir une carte bancaire, et fournir des bulletins de paye. Alors que les espèces sont accessibles à tout le monde, sans condition.

    Les petits commerçants qui n'auront pas les moyens de se payer le matériel pour la carte bleue (et les frais bancaires...) seront obligés d'accepter les chèques, et ainsi de s'exposer à de nombreux impayés. Pour qui a déjà travaillé dans le commerce, on sait le manque à gagner que cela représente.

    Les économies que réaliseront les banques... Parce qu'elles ont besoin de faire des économies?

    Les économies que réaliseront les commerçants? Encaisser des espèces ne coûte rien. Encaisser une carte bleue coûte un abonnement à un service bancaire, des frais pour chaque transaction et l'achat du matériel. Encaisser un chèque fait courir le risque d'un impayé (chèque sans provision, ou faux).

    OK pour les commerçants qui ne se feraient plus agresser. Pour les convoyeurs, ils ne se feraient plus agresser... Puisqu'ils n'auraient plus de travail. Et pour les agressions de personnes, une carte bleue et un code, c'est plus intéressant que quelques petits billets.

    Et surtout : Plus de travail au noir, plus de fraude fiscale. Alors là, je rigole.
    Vous savez que la monnaie fiduciaire n'a pas toujours existé. Et avant la monnaie fiduciaire, on savait faire de l'argent autrement : avec des coquillages, ou plus récemment en utilisant de l'or ou d'autres matériaux précieux (diamant, argent, sel...). Supprimez la monnaie fiduciaire, et les personnes malhonnêtes se réapproprieront ces anciens moyens de paiement. Il leur suffira de suivre le cours de l'or ou du diamant, et d'effectuer leurs transactions dans ces matériaux (l'or, notamment, pouvant s'acheter dans un bureau de change).

    Et puis si on supprime les espèces, plus moyen de payer anonymement. Vous avez envie, vous, que votre banquier sache que vous allez aux putes, que vous jouez au casino, que vous dépensez 200€ par mois au bistrot, que deux fois par mois vous vous payez une chambre d'hôtel, que vous fumez deux paquets de clopes par jour...



    Mais on peut aussi rêver d'un monde où, pour assurer une sécurité maximale, tout soit sous contrôle. Mais là, je ne suis pas certain qu'on soit encore en démocratie...
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    Junius

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    Texte d'appel pour une Constituante - Page 2 Empty Fin de l'argent liquide

    Message  Junius le Ven 22 Juil - 7:39

    A math de Limoux

    Merci pour votre commentaire. Depuis Esope, nous savons que le pire est associé au meilleur. Aucune des propositions d'Utiles en 2012 n'est nouvelle. Nous n'avons fait que les assembler dans un but précis.
    Aujourd'hui, tous les grands du monde "informatique-télécoms" (Google, Apple, les opérateurs de téléphonie mobile, les fabricants de matériel)et les banques et les réseaux de carte bancaire salivent à la perspective de la dématérialisation des paiements entre autres par utilisation des techniques de champ proche : les uns se voient prendre un petit quelque chose sur chaque paiement, les autres exploiter les données "marketing", et les banques économiser sur le circuit des espèces (3 milliards d'euros par an pour les seules banques françaises selon l'Usine nouvelle).
    Vous aurez constaté que notre approche est toute autre : nous partons des trafics en tout genre (derrière une partie dela prostitution, il y a aussi la traite ignoble) qui ne pourrissent pas directement la vie de toute la population, mais d'abord celle de cette partie - qui n'est pas majoritaire, qu'on entend presque pas - qui vit dans les plus grandes difficultés, dans la ségrégation sociale et spatiale, car c'est elle qui témoigne de l'état réel de notre société et qui préfigure le sort d'une partie grandissante de la population.
    Nous ne voulons pas discuter "technique", mais nous savons que tous les moyens existent pour éliminer tous les inconvénients que vous soulevez (extorsion : les transactions sont validées par la mise à jour des comptes - en cas de plainte, l'agresseur est retrouvé automatiquement ; c'est vrai qu'il n'y a plus d'anonymat total ; "interdits bancaires" : cette absurdité disparaît avec la carte unique et universelle ; le système unifié de paiement ne peut être géré que par la Banque de France, et il se posera évidemment la question du contrôle collectif de celle-ci). Ce qui nous intéresse en diffusant ce texte, c'est d'abord de connaître la nature des objections qu'on peut lui adresser, et le point de vue "social" de ceux qui les expriment. Car il faut choisir : ou bien on met en débat des mesures nécessairement dérangeantes pour inverser la tendance des trente dernières années et prendre le chemin d'une vie décente pour tous, ou bien on admet l'enfoncement de notre pays dans la ghettoisation et la violence grandissantes (ce que nos gouvernants acceptent parfaitement - cf. l'article 113 de la loi LOPPSI II).
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    Texte d'appel pour une Constituante - Page 2 Empty Re: Texte d'appel pour une Constituante

    Message  marc le Ven 22 Juil - 14:34

    Je lisais les propositions de Junius en me disant "pourquoi pas" ...
    Mais en tombant sur la proposition de confier le courrier à des bénévoles, m'est venu la pensée que là, on marchait vraiment sur la tête :
    Depuis que la distribution du courrier est sous-traitée aux "petits-boulots", c'est environ deux fois par semaine que je suis amené à faire bénévolement la fin de tournée du facteur, alors que lorsque la poste était un service public, c'était exceptionnel. Ces "petits boulots" sont payés, mal, mais ils le sont. Petits boulots sans aucun avenir, sans certitude du lendemain, donc on n'en attend pas la conscience professionnelle d'un facteur du passé, qui souvent aimait son métier. J'ai en mémoire un Facteur, en Corse qui a élevé ses quatres fils, frugalement certes, mais dans la dignité. Deux ont très brillament réussi leur vie, c'était l'époque où le travail et l'opiniatreté payaient. Pareil pour leurs propres enfants. Quand je vois les trois facteurs "petits boulots" qui se sont succédé ici cette année, je doute fort qu'ils puissent assurer l'avenir de leurs enfants, ni qu'ils aient les mêmes débouchés.
    Comment penser à plus de bénévolat alors qu'il y a tant de chomâge ?

    Tout peine mérite salaire !
    Remplacer les fonctions publiques par des associations ? Et pourquoi pas par des duchés ?
    Chaque citoyen a une légitime fierté : Celle d'être citoyen : Il ne demande pas la charité.

    "Puisque l’État a fait le choix de délaisser progressivement des domaines essentiels pour le bien-être quotidien des habitants, il va bien falloir que ceux-ci les prennent en charge"

    Bon, il sert à quoi l'état ? Non seulement les habitants l'ont en charge sur leurs impôts, mais en plus il faudrait que les habitants fassent son boulot ! Y pas un bug, là ?
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    Texte d'appel pour une Constituante - Page 2 Empty Bug dans l'Etat

    Message  Junius le Ven 22 Juil - 17:01

    Réponse à Marc

    Qu'il y ait une vermine dans l'Etat, je crois qu'il n'y a pas de doute : trente ans d'accroissement de la dette publique, trente ans d'accroissement de la ségrégation sociale, et tous les "services publics" qui crient misère.
    Mais peut-être y'a-t-il une illusion que l'Etat serait le garant de l'"intérêt général". L'Etat est un instrument pour les groupes sociaux qui ont un certain pouvoir pour améliorer, ou au moins maintenir leur situation. Les groupes sociaux qui ont le moins de pouvoir - dont la situation nous dit vraiment ce qu'est notre société - ils passent toujours derrière.
    La Poste est un bon exemple : le courrier des particuliers, en volume, ça ne représente plus grand-chose ; pour la direction de la poste et l'Etat, c'est un boulet. D'où les fermetures des bureaux, la diminution du service de distribution, les réorganisations permanentes pour dégoûter le personnel... Et on découvre que certains postiers jouaient un rôle d'assistance quotidienne aux gens isolés ou peu intégrés dans la machine administrative qui n'est nulle part inscrit dans le règlement et dont l'Etat se fout complètement.
    On ne peut pas dissocier cette proposition d'association postale locale (qui regroupe des postiers libérés de la tutelle de la Direction de l'enseigne, des bénévoles qui sont aussi des utilisateurs et la collectivité locale pour la gestion des moyens matériels et la supervision) de la garantie de ressources : si je passe quelques heures à m'occuper du bureau de poste ou du courrier de mes voisins, ce n'est pas pour gagner une aumône, c'est pour faciliter la vie de ceux d'entre eux qui sont le moins à l'aise dans notre société.
    Pour être efficaces, des politiques publiques destinées à améliorer prioritairement les conditions de vie de ceux qui sont le plus en difficulté, il faut que ces politiques soient définies directement par ceux à qui elles sont destinées et ceux qui sont chargés de les mettre en oeuvre : passer du service "public", c'est-à-dire un service répondant aux intérêts des dirigeants de l'Etat, à un service "au public".
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    Texte d'appel pour une Constituante - Page 2 Empty Re: Texte d'appel pour une Constituante

    Message  darna le Ven 22 Juil - 21:41

    Vous tournez en boucle, ce que vous subissez ! J'ai proposé des stratégies pour en sortir...mais vous continuez à tourner en boucle...
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    Texte d'appel pour une Constituante - Page 2 Empty Re: Texte d'appel pour une Constituante

    Message  sitouayain le Sam 23 Juil - 6:04

    Junius a écrit:

    Le FN.....
    ...Son programme « économique » ressemble d’ailleurs étrangement à celui de la « gauche de la gauche » : abandon de l’euro, dévaluation, protectionnisme, reconstruction de l’industrie. L’un comme l’autre rêvent de revenir aux années 1950, celles des guerres coloniales, des patrons franco-français avec des comptes en Suisse, celles des semaines ouvrières de 50 heures, des ouvriers qui n’avaient pas de voiture ; celles de la peine de mort, des femmes au foyer, quand la propagande pour la contraception était un délit et l’avortement un crime.

    à mon avis,
    l'amalgame avec la "gauche de la gauche" est...en trop...,
    commencer par immigration et sécurité est malvenu,
    surtout qu'en la matière, les "solutions" proposées s'attaquent plus aux effets qu'aux causes profondes de la misère,
    mais, sur le sol comme bien commun, bravo, le passage du texte est très bien tourné,
    on s'attend même à y voir une suite, sur l'eau, l'argent, les routes, le rail, l'internet, le téléphone, l'électricité, l'information, etc.

    d'accord avec l'avis de marc sur le bénévolat...mais le petit élan guévarriste était sympa, on tient ptet une piste,
    comment trouver un système équitable où parmi les tâches civiques à réaliser certaines sont assurées par les citoyens eux-mêmes?

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    Message  darna le Sam 23 Juil - 9:52

    Justesse et équité pour tous, sans discrimination de sexe, ni d'âge, ni de couleur, ni de religion ou de connotation politique, composent l'objectif d'une démocratie appliquée. Amour et respect sont indispensables pour atteindre la Liberté de penser et d'action impartiale.
    L'écocitoyen(ne) est un(e) élu(e) et un électeur qui prend conscience de l'impact de son existence sur l'environnement qui le nourrit. Tant que ces conditions ne sont pas respectées, le genre humain ne pourra dépasser la loi du Talion qui régit son animalité. Tant que son ingéniosité ne sert qu'à proclamer sa suprêmatie, il ne pourra sortir du gouffre de ses caprices. Ingrat et destructeur, il ne pourra savourer la quiétude et le bonheur du « vivre ensemble ».
    La Paix universelle ne peut être réalisée sans prise de Conscience collective. Ce qui signifie ne plus prétendre à la vérité, lorsqu'on passe son temps/énergie à l'enfouir à coups d'intrigues.

    La présidence d'une telle démocratie sera composée d'une collégiale qui comprend les différents partis et opinions politiques des peuples.

    Si vous acceptez ces termes, alors nous pourrons enfin réviser les lois et décrets pondus par des ministères qui ne respectent aucunement leur éthique originelle !
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    Texte d'appel pour une Constituante - Page 2 Empty Misère et biens communs

    Message  Junius le Dim 24 Juil - 10:03

    Bref commentaire sur celui de Sitouayain

    Dans notre proposition sur la réduction de l'insécurité par la réduction des trafics, nous disons bien que les "petits" trafiquants (les dealers de quartier) qui subsistent et font subsister leur famille grâce au trafic doivent bénéficier d'un revenu de remplacement suffisant. En France, l'échelle du problème reste limité, comparée à ce qu'elle est dans les pays où les trafics nourrissent des bandes armées considérables. Mais ce que nous disons, c'est que pour être acceptable, il est évident que ce principe doit être étendu à tous ceux qui se trouvent privés de leur gagne-pain sans y être pour quoi que ce soit : pensez au débat sur les visiteurs médicaux, ou à la fermeture des centrales thermiques à charbon ou au lignite. Les trois axes de garantie des conditions matérielles d'une vie décente (revenus, logement, santé) sont les premiers piliers de l'éradication de la misère. Si on est d'accord sur ces axes, alors on peut commencer à discuter des moyens de les mettre en oeuvre, la difficulté principale étant de faire participer à ce débat les premiers intéressés, qui sont par définition ceux qui ont le moins de pouvoir dans notre société.
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    Texte d'appel pour une Constituante - Page 2 Empty Re: Texte d'appel pour une Constituante

    Message  marc le Dim 24 Juil - 11:35

    Quand une auto fait un tout droit dans un platane, ce n'est pas toute l'auto qui est en cause mais sa direction. Si l'état n'est plus le garant de l'intérêt général, ce n'est pas l'état qui est en cause, il faudrait plutôt vérifier côté crémaillère et conducteur.

    Un service public n'est que ce que ceux qui en ont la charge en font : Le dénigrement des fonctionnaires depuis des décennies et les "partenariats" public-privé ont fait que, même dans les fonctions régaliennes, le service public n'est plus entièrement public et a perdu une grande part de sa fonctionnalité de service.

    Déduire qu'un service "public", est un service répondant aux intérêts des dirigeants de l'Etat, C'est partir des conséquences en oubliant les causes : Les dirigeants de l'état l'ont dénaturé, s'en sont servi et l'ont bradé pour remplir les caisses et leurs poches et faire des cadeaux à leurs copains.

    Partir de la panne, des mauvais fonctionnements, pour en déduire qu'il faut abandonner le véhicule entier comme une épave, en piochant dessus comme des ferrailleurs, c'est ce que font beaucoup d'initiatives, tout en mendiant de l'essence, pour faire fonctionner chacun dans son coin et sous des modes différents pour chacun les roues, le moteur et le pot d'échappement.

    Avoir pour but prioritaire de dépanner l'auto entière n'exclut pas en attendant de laisser les enfants jouer à faire rouler un pneu en tapant dessus avec un bâton. Faut bien qu'ils s'occupent pendant qu'on a les mains dans le cambouis.

    La première raison d'être d'un état, c'est la défense de sa population.
    La première raison de faire d'une population, c'est sa propre défense, celle de son entièreté, pas seulement chacun de son côté.
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    Texte d'appel pour une Constituante - Page 2 Empty Etat et population

    Message  Junius le Dim 24 Juil - 19:51

    A Marc


    J'espère que vous ne nous faites pas le procès, quand nous voulons que les services "publics" soient au service "du public", de projeter une vision dans laquelle "chacun se sert". Tout au contraire, comme je crois l'avoir déjà dit : que la relation la plus directe possible s'établisse entre les "fournisseurs" de ce service et les utilisateurs, à commencer par ceux qui sont actuellement les moins à même d'exprimer leurs demandes, de faire prendre en compte leurs difficultés : collectifs collaborant avec des collectifs. Et nous pensons que l'amélioration des conditions de vie de la population "dans son entièreté" passe par l'accès de tous aux moyens matériels d'une vie décente, ce qui ne se fera pas sans remettre en cause des positions acquises ici et là.

    Changer la direction de l'Etat ? Pour prendre une telle orientation, ce sera certainement nécessaire, mais ce ne sera pas suffisant ; l'histoire de trois républiques le montre assez. Encore faut-il que se manifeste clairement une volonté collective pour un tel changement. D'où les états généraux - tenter de dégager les objectifs qui fédèrent cette volonté collective - avant de leur adapter les institutions.


    PS : je ne pense pas que nous dénigrons les fonctionnaires en déplorant l'incapacité des services publics à enrayer la progression de la ségrégation sociale. Nous abondons dans le sens de nombre d'entre eux. Celle-ci a des causes qui bien sûr les dépasse. Et ce n'est pas non plus bien original de constater qu'ils dépendent de dirigeants politiques et administratifs dont les préoccupations ne sont pas les nôtres. Sinon, nous ne serions pas vous et nous en train de débattre. La même chose est d'ailleurs vraie pour le secteur industriel et commercial, mais pour 2012 nous nous concentrons sur les politique publiques.
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    Texte d'appel pour une Constituante - Page 2 Empty Re: Texte d'appel pour une Constituante

    Message  marc le Lun 25 Juil - 15:26

    Ce n'est en rien un procès, c'est un constat.
    Libre à chacun de ne pas le faire !

    Soyons clairs, je n'ai pas d'intérêt, ni en tant que salarié d'association, ni tirant des profits d'un système politique. Et vous ?

    Les collectifs qui collaborent avec des collectifs sont une des plaies de la démocratie : A moins de souhaiter rester à quatre pattes à passer la serpillère, les citoyens qui travaillent à défendre ensemble, en dehors de tout autre collectif, cette démocratie sont aujourdh'hui la seule solution raisonnable.

    Essayez de parler de politique dans la file d'une soupe populaire. Aussitôt viendront les bien intentionnés soucieux d'ordre public qui vous l'interdiront !
    Ce que font les associations, c'est deux choses :
    Demander de l'argent et laisser les assistés dans leur condition sous-citoyenne. Elles s'adressent aux sentiments pour le don, à des moutons politiques dans leur action.

    Etre citoyen, c'est refuser la charité ! C'est exiger pour tous des conditions de vie qui ne soient pas indignes ! Le geste du maire de Paris, avançant deux mois de budget pour le SAMU social est une insulte à la citoyenneté de ces fonctionnaires et des personnes qu'ils rencontrent. Aucun Citoyen ne peut se contenter de miettes ! Même jetées au milieu d'un beau discours.

    Les Etats Généraux, je n'en connais que ceux de Histoire de France. Que ces mots soient utilisés sur l'internet par le conseiller des présidents roitelets, plus connu pour avoir poussé aux démantèlement des richesses et institutions du Peuple au profit des nantis que par la cohérence de ses papiers, est une insulte supplémentaire faite au Peuple. La honte l'accompagne, au point où il en est, il ferait mieux de se cacher. Si l'erreur est humaine, les multiplier dans le seul but de se montrer lui a fait perdre, en particulier depuis 2008, toute crédibilité.

    Les beaux discours ne balayent que les conséquences, ne remontent jamais aux causes premières, c'est trop dangereux pour l'orateur, particulièrement dans les médias de masse, à la botte des marchands, de béton, de canons, de spectacle "politique" ou "sportif".

    Ses Etats généraux, s'Ils doivent à nouveau se réunir, c'est au Peuple d'en décider, pas aux plus privilégiés.

    Pour 2011, 2012 et les années suivantes, nous nous consacrons à la prise en considération du choix de Chacun, à son droit à être seul maître de son destin.

    Maj : ajout des 2 derniers liens


    Dernière édition par marc le Ven 29 Juil - 7:55, édité 1 fois
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    Texte d'appel pour une Constituante - Page 2 Empty Re: Texte d'appel pour une Constituante

    Message  darna le Lun 25 Juil - 17:37

    Souhaitons donc que le peuple français n'est pas composé que de veaux aux antibiotiques ou aux antidiabétiques...Les électeurs ont voté pour Sarkozy, et pour ne pas être responsables de leurs choix, ils risquent de voter pour le FN, pour cause de commodité...C'est si confortable d'accuser les autres, que de reconnaitre ses erreurs ! Ci-dessous 1 action !
    Bonjour à tous
    Plus d’une centaine d’organisations  de chercheurs et de la société civile de toute l’Europe - dont la Fondation Sciences Citoyennes - s’alarment de ce que les projets préparatoires de la Commission Européenne pour le cadre stratégique commun sur le financement de la recherche (2014-2020) ne permettent pas de relever les défis que les sociétés européennes doivent affronter aujourd’hui.
    Elles en appellent à un programme de recherche européen qui soit orienté en fonction des besoins de la société et de l’environnement plutôt que des intérêts des grandes entreprises, dans une lettre ouverte envoyée le 29 juin 2011 au Président et à certains membres de la Commission Européenne, aux eurodéputés ainsi qu’aux représentants des Etats Membres de l’Union Européenne.

    L'appel à signature est enfin ouvert aux signatures individuelles :
    http://sciencescitoyennes.org/open-letter-eu-research/

    Il reste possible de la signer en tant qu'organisation via l'adresse :
    openletter_csf2011@sciencescitoyennes.org

    Merci de le signer et de diffuser largement l'info.

    Bien cordialement
    La Fondation Sciences Citoyennes
    contact@sciencescitoyennes.org

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    29 rue des Cascades
    75020 Paris - France

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    Message  sitouayain le Lun 25 Juil - 17:46

    Junius,
    Votre vision des services publics me semble intéressante,
    il se pratique déjà, plus souvent à l'échelle des collectivités territoriales mais y compris avec les services déconcentrés de l'état, des démarches de concertation, des prises en compte qualitatives des besoins des publics et des acteurs de terrain, en fonction des champs de politiques publiques concernés (insertion, logement, environnement, gestions des espaces public et urbanisme, jeunesse et sport, etc.) les pratiques sont plus ou moins embryonnaires, mais sachez que la volonté d'un changement de paradigme, à savoir passez d'un service public à un service "au public", s'enseigne depuis dix ans dans les écoles de management de l'administration (ENA et autres)...
    vous avez aussi dans le monde anglosaxon, en particulier dans les pratiques d'action sociale communautaire, mais aussi autour des régies de quartier des manières d'agir qui visent la mise en capacité des populations ciblées à se sortir elles-mêmes de leur mouise, cela s'appelle l'empowerment ou capacitation (en quebecois).

    vous avez encore, au-delà de ces bonnes volontés et de d'un certain nombre de pratiques qui, intervenant dans un contexte économique et politique par essence producteur d'exclusion, de rentabilisation, de ruptures des chaînes de solidarité et de destruction des cultures et liens locaux, reviennent à acheter la paix sociale,
    vous avez, donc, d'autres modes d'action:
    Par exemple la démocratie participative vénézuelienne, transforme l'action des service publics en les soumettant progressivement aux exigences des citoyens, exprimées localement (attention, ce pays avaient d'énormes carences en terme de déploiement des services de base comme l'accès à l'eau, l'électricité, les égouts, les ordures). Les « conseils communaux » ou conseils de citoyens ont été crée en 2006, pour permettre la réalisation d’une démocratie directe. Les citoyens peuvent se réunir en « Communidad » et recevoir des fonds pour monter des projets concernant leur quartier ou leur ville. Il existe ce niveau communautaire (de quartier) de planification urbanistique et de services publics, dont les portes-parole pilotent des plateaux techniques réunissant les opérateurs de services publics et les techniciens des administrations. En fonction de l'échelle des projets, les niveaux de coordination peuvent aller de plusieurs Conseils Communaux (environ 300 familles habitant un même quartier) jusqu'à un niveau intercommunal voire régional(Etat fédéré). L'exécution des travaux, ou des projets, l'évaluation, et le financement sont réalisés, contrôlé et piloté par les habitant eux-mêmes et les fonctionnaires de l'Etat servent d'appui logistique ou technique, au service des projets des habitants et c'est à eux qu'ils doivent rendre des comptes, de plus il existe une instance auprès de laquelle les conseils communaux peuvent entamer des procédures en cas de manquement aux objectifs. En termes de besoins locaux, les conseils communaux peuvent aussi utiliser leur budget, ou emprunter à la Banque Communautaire pour soutenir des créations de coopératives, dont l'activité elle-même ou les excédents vont servir à alimenter des projets ou des activités en lien avec les besoins locaux (une cantine pour les enfants, un atelier communautaire de réparation de moto, une salle de musique, etc.).
    Tout ceci bien sûr est en voie de construction et les réalisations sont de valeur ou d'importance inégales, mais vaut la peine d'être apporté à la réflexion...
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    Message  marc le Lun 25 Juil - 19:58

    La fondation sciences citoyennes est un des exemples typique de la dévolution des valeurs :
    Financée par le WWF, lui même financé par des multinationales. Y travaillent des gens qui individuellement furent des lanceurs d'alerte, sont utiles ponctuellement à l'ensemble de la société, mais drainent l'attention sur les conséquences des maux de notre société, jamais sur les causes : C'est pathétique de voir des citoyens réputés conscients perdre leur temps à solliciter humblement l'attention d'euro-députés par pétition, comme si ces euro-députés allaient y changer quelque chose : Depuis des années ils ont mis en place la marchandisation des enseignements, l'ont verrouillé par traité, ils ne reculent qu'à la marge quand c'est vraiment trop voyant. Il est temps que chacun se renseigne sur ce qu'il croit être le bien commun.

    Cet appel à fonds pour ceux qui ont la chance d'avoir un travail dans un domaine restant dans l'imaginaire prestigieux a-t-il sa place dans un fil d'appel à chaque citoyen, qu'il ait ou non un boulot, ou serait-il mieux ici, fil moins central de l'activité :
    https://laconstituante.forumgratuit.org/t199p45-actions-a-venir-petitions-a-soutenir
    ?
    Le signal était pourtant dressé, bien visible : Ok pour votre truc, la constituante, mais pas avant le mien, les états généraux. Quand sa majesté aura la bonté de les convoquer, on n'en reparlera, mais à ce moment on se retrouvera, hébétés, sur son terrain. Ou est passée la discussion sur le contenu d'une constitution, sur les moyens d'y parvenir ? Quelqu'un s'est trompé de fil ou de forum, est-ce mon cas ?
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    Message  darna le Dim 14 Aoû - 11:48

    Moi pas comprendre comment vous espérez sortir d'1 Vème république dont les articles sont truffés de désirs de maintenir les privilèges et pouvoirs décisionnaires sans concertation démocratique, en continuant à spéculer sur tel ou tel parti déjà existant ? Certes, ces partis représentent les différentes opinions populaires, mais s'entredéchirent non pas pour la Nation, mais plutôt pour 1 glorification personnelle !
    Et c'est la raison pour laquelle, j'estime qu'il serait temps que leurs représentant(e)s respectifs soient présents à 1 débat public pour débattre sur leurs programmes. Invitations et prises en charge d'1 tel événement, à partager équitablement entre toutes les factions. Qui refuse 1 telle proposition, prouve qu'il n'est pas digne d'être porte-parole de ses ouailles, aux yeux du monde entier! En sachant qu'1 Rencontre en direct des assoiffé(e)s de pouvoir, sera houleuse et dépassera largement le temps d'interventions. Donc prévoir également 1 modérateur assez intelligent et incorruptible, pour rester impartial...N'est-ce pas de l'action non violente et au-delà du blabla stérile ?
    Désolée de me sentir obligée de me répéter...
    Egalement membre du CA d'1 centre d'accueil et d'hébergement (Auberge Collective du Pont de l'Echo: APCE), je fus confrontée aux problèmes posés par les diverses nationalités/us et coutumes/religions. C'est-à dire que pour échapper aux tâches ménagères, beaucoup invoquent le fait que cela n'incombe qu'aux femmes ou aux autres...en oubliant de respecter le règlement intérieur qu'ils ont signé, et qui stipule que le Vivre Ensemble, implique aussi de s'investir quotidiennement...histoire de se respecter réciproquement, ainsi que les termes d'1 texte qui le permet. Depuis avril 2011, tous les membres du nouveau CA ont mis la main à la pâte (certains à marteau piquer le béton pour assainir les canalisations d'évacuation des eaux usagées...et d'autres, à participer à l'épluchage/cuisson/vaisselle). J'avoue être heureuse et honorée de faire partie d'1 magnifique équipe qui ne pratique pas le "fais ce que je dis, mais pas ce que je fais..." ! Et si les usagers (bas revenus français à 74 %, et le reste en tant que demandeurs d'asile) le respectent de + en +, c'est parce que nous oeuvrons à ajuster équitablement les devoirs de chacun(e). Le Respect mutuel, ce n'est pas rien ! C'est apprendre à dépasser son ego, en gérant ses faiblesses et ses tares (moi y compris)! Au fait, il paraît que dans ce forum, nous sommes supposé(e)s sortir du blabla hypocrite, non?

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